C’est le temps moyen pour obtenir quelqu’un de compétent sur la ligne téléphonique de la CAF/CPAM/RSI/Centre des impôts (rayez la mention inutile).
Ah non (enfin si mais ce n’est pas le sujet)
C’est le temps que j’ai mis EN COURANT (je précise pour les taquins qui m’accuseraient d’avoir marché) pour faire les 6,7 km dimanche à La Parisienne.
Fierté.
On m’avait parlé d’une course plus « commerciale » qu’Odyssea, cela ne fait aucun doute (hélas). A ce sujet, je sais bien qu’une infime partie du prix du dossard revient vraiment à l’association caritative, mais après quelques recherches, j’ai compris : l’organisateur est une société privée… Mais bon, c’était une occasion offerte par le réseau féminin de mon groupe de courir en équipe ! Et je ferai Odyssea, de toute manière dans 3 petites semaines.
J’ai fait les deux premiers kilomètres avec une collègue, peu entrainée, afin de l’aider à courir le plus loin possible avant de marcher. Ensuite, je l’ai laissé et j’ai couru seule. Mais sincèrement – et c’était là une vraie bonne surprise pour moi – les animations, l’ambiance, le public autour de nous, tout ça a contribué à ce que je ne m’ennuie pas. Au contraire, reboostée à chaque carrefour grâce aux orchestres, j’avais envie de danser sous ce tunnel transformé en boite de nuit (avé la boule à facettes !). Bref, il y a tout au long du parcours largement de quoi penser à autre chose qu’à son rythme cardiaque et à ses mollets ! Ne serait-ce que pour prendre 2 ou 3 photos à la touriste !!
C’était vraiment chouette.
Je suis de celles qui étaient émues à chaque fois que je voyais des enfants encourager les mamans (et guetter la leur). Je suis aussi de celles qui tapaient dans les petites mains trainant sur les côtés.
Je suis aussi celle qui n’a pas été foutue de boire son verre d’eau sans s’en mettre partout… alors j’ai fait genre j’ai fait exprès de me mouiller le maillot pour me rafraichir. Hum.
Autant je m’ennuie quand je tourne bêtement dans mon parc, autant j’ai parcouru les 6,7 km sans souffrir (ce qui me laisse à penser que j’aurai peut-être pu pousser un peu plus) et avec un grand plaisir.
En arrivant c’est un vrai sentiment de fierté qui m’a envahi. Fière et heureuse d’avoir partagé ce moment avec plus de 30 000 autres femmes. Honnêtement c’est à faire. Même en marchant. Juste pour l’élan et le coup de booster que cela donne après.
Je termine au classement général : 15 185 e et 5596e au classement « maman ».
J’ai repéré 3 hommes déguisés. Mais aussi un duo « non voyant/voyante » et 2 femmes en fauteuil poussées par leurs amies.
Dans les 700 derniers mètres, j’ai croisé le regard d’une femme épuisée, nous avons échangé quelques mots pour nous donner une dernière dose de courage.
Ça sentait le dépassement de soi.
Oui ça sentait mauvais. Sur ce point, la parité est respectée. La femme qui court sent autant qu’un homme.
Avant la course, grosse ambiance- 20 vagues prennent le départ, espacées de 7 minutes. J’étais dans la fin de la 2e :
Mes copines Isabelle et Sabine, mais plus tard que moi hélas. Vous pouvez aller lire leurs articles ! L’an prochain on court ensemble ??




