La violence dans les cours de récréation

e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

La cour de récré… cette jungle

Je sais que je suis bizarre car, enceinte, ou même encore jeune maman, je ne me suis jamais vraiment posé de questions… finalement ce n’est peut-être pas si mal, mais je referai un billet spécial à ce sujet…

En tout cas, il y a bien un thème auquel je ne pensais pas être confrontée.

Depuis que les enfants sont à l’école, il n’y a pas un jour où au moins l’un des deux ne me raconte ce qu’il se passe dans la cour de récré.

Ce lieu qui dans mes souvenirs de sage écolière (à couettes, socquettes et à jupe cousue par ma maman) était synonyme de liberté, de course, de jeux, de cri de joie, de secrets…

En fait, il n’est plus.

Du tout. Et encore, je pense être dans un des quartiers les plus tranquilles de la capitale.

Exemples en vrac :

Maman, machin il a donné un coup de poing à truc »

Maman, aujourd’hui on m’a donné un coup de poing dans le ventre pendant la queue de la cantine, j’arrivais plus à respirer »

Maman, tu sais, trucmachin il a été à l’hôpital aujourd’hui, il saignait du front, l’autre il l’a poussé contre le mur de la cour »

Maman, chose m’a mordu le doigt, ça a saigné »

Voilà pour les violences physiques

Mais il y a aussi les « copines » qui insultent

Maman, C. elle m’a dit conne »

Sans parler des menaces …

Maman, j’ai passé les tests pour entrer dans le groupe, j’ai dit « t’es nul » à un garçon dans la cour »

Non, maman, j’ai pas dit à un adulte pour la morsure parce que chose m’a dit de pas le dire »

Et des chocs à la tête que je découvre, par pur hasard, le soir au coucher

Aie maman tu m’as fait mal avec ton câlin cheveux, j’ai mal à la tête, ici »

Et là, en effet, un bleu, une légère bosse même cachée par les cheveux. On discute, et on apprend que le petit s’est violemment cogné à la tête contre un copain – par accident (sans doute en plus). Une autre fois, c’était choupie qui était carrément, elle, tombée sur la tête. Personne ne m’a prévenu à la sortie. Mais tu sais, « on m’a mis de la glace ! »

Et mon angoisse de remonter alors : et si, dans la nuit, elle avait été prise de vomissements ?! J’aurai pensé à quoi moi ? A une gastro ! Et non pas à une éventuelle conséquence du traumatisme.

Alors, non seulement, je ne comprends pas cette violence quotidienne : verbale, physique, psychologique. Dès le plus jeune âge. La cour, c’est la jungle, il n’y a pas un jour où en les déposant le matin je me demande si, aujourd’hui, on va m’appeler, si « cela sera mon tour ».

Je sais qu’on ne peut pas être derrière chaque enfant. Merci, je ne suis pas née de la dernière pluie. Cependant, je pense qu’on peut attendre des encadrants, à qui on confie chaque jour, la chaire de notre chaire, en toute confiance, un minimum d’attention et de suivi, durant les récréations ou à la cantine.

Des accidents ça arrive. Mais des enfants tabassés dans un coin de la cour, cela ne devrait pas exister.

Je termine avec une pensée de vieille (conne ?) que je suis devenue : « de mon temps, à la moindre dispute dans la cour, au moindre coup de pieds balancés, on se retrouvait convoqué chez la Directrice et on était mort 1/de honte 2/ de peur »

Evidemment, je n’ose imaginer ce que cela va donner dans quelques années. Je me prépare doucement mais sûrement (ou pas)

104 commentaires

  1. J’ai tout lu aussi, merci e-zabel pour ce billet qui tend à la communication. J’ose espérer que grace à une meilleure communication on peut tout de meme arriver à démeler les situations. plusieurs fois en parlant avec d autres mamans ou avec une instits j’ai constaté que ce petit garcon dont mon fils parle qui est assez violent, l’ai aussi avec les autres camarades, ca me rassure un peu qd je vois que les instits ont répérés les troubles faits et les reprennent souvent. mes enfants ne sont qu’en maternelle, je ne sais comment cela va évoluer en primaire et au collège. les récréations restent aussi pour moi de très mauvais souvenirs dès la maternelle d’ailleurs. merci encore e-zabel

  2. Ha la la, comme je suis d’accord!
    L’an dernier, lors d’une période de grand froid (neige, toussa) je découvre ma fille dans la cour (pendant la récré, 3 ans) qui hurle pour pouvoir aller aux toilettes. Aucun adulte qui répond, là voilà qui se déshabille et se retrouve en tee-shirt dans la cour.
    Il aura fallu 10 min, le temps que je fasse le tour de l’école, que j’arrive aux grilles et lui hurle de se rhabiller pour qu’elle se couvre.
    3 Adultes dans la cour. Pas un seul qui a remarqué quoi que ce soir….
    Autant te dire que ça a gueulé!

    Et là, il y a 3 jours, mon grand (5 ans) qui arrive avec des écorchures sur le dos : pendant la récré, il s’est retrouvé par terre au milieu d’une bagarre…
    La maitresse, 3 jours plus tard : « Ha oui, c’est vrai »…

    Bref….

  3. Je suis instit en maternelle. Nous avons un échange de service avec mes collègues, c’est à dire que nous avons une récré de décharge certains jours (et pas pour boire le café, mais pour préparer les ateliers hein, pour ma part). Généralement, dès qu’il y a un incident et que je suis dans la cour, je soigne l’enfant et informe le collègue qui a l’enfant dans sa classe. Quand on ne voit pas les parents, on remplit une petite fiche incident qu’on confie à la garderie du soir. C’est ce qui se passe en tout cas chez nous. « L’attention », je l’ai dans la cour, mais elle est portée sur plus de 100 enfants en même temps, au milieu de nombreuses sollicitations des enfants justement (parfois simplement des « intel ne veut plus être ma copine » qu’il faut quand même gérer). Il est vrai que quand on est parent, on ne regarde que son enfant et je comprends la préoccupation des mamans qui ont l’impression qu’on n’intervient pas assez vite quand on surveille, mais on ne voit pas tout. Parfois, il arrive que des enfants se fassent frapper au parc, sous le regard de leur parent qui n’a pas non plus le temps d’arriver pour éviter l’affront. L’école est violente, mais je pense que c’est surtout la société qui l’est. Les enfants ne sont que le reflet des adultes. Je suis aussi navrée que vous mais il y aura toujours des brutaliseurs… malheureusement et on ne va pas les attacher 🙁
    Je ne précise même pas que dans mon cas (classe de petite section), le quart de mes élèves ne vient pas me voir lorsqu’ils se sont fait mal au genou par exemple, et à part si je vois des petits yeux larmoyants, je ne peux pas deviner ce qu’il s’est passé -encore moins retourner chaque enfant dans tous les sens au retour de la récré). Parfois c’est par le retour des parents que j’apprends qu’il s’est passé quelque chose. L’important c’est de dire à nos enfants de signaler à un adulte le moindre incident. Mais une maîtresse d’école reste un être humain normal, qui fait de son mieux comme elle peut. Désolée pour ce long commentaire, je suis d’accord avec ton post mais moins avec le commentaire de Vany (car perso, quand je surveille les enfants dans la cour, je ne devrais pas être obligée de gérer les parents derrière la grille qui appellent ou parlent aux enfants, qui dérangent la sécurité de l’école justement…).

  4. Face à tous ces commentaires, je m’aperçois, hélas, que c’est pour beaucoup d’entre nous la même chose… Même ici, dans mon paisible village breton, depuis que ma fille est rentrée en CP, elle est confrontée à des problèmes de violence.
    Il y a eu cette fois où elle a du manger des petits cailloux, ou encore ces griffures dans le cou… Et quand je lui demande si elle a prévenu la maitresse, toujours la même réponse : « non, il ne faut pas le dire, c’est rien ».
    La conséquence, c’est qu’elle même a tendance à devenir violente, je le vois bien dans les rapports avec sa petite soeur, elle a plus tendance à la bousculer qu’avant ou à carrément la taper si elle a décidé de ne pas faire comme elle voulait. Pour elle, c’est comme si la violence était devenue « normale » dans les relations.
    Bien sur, nous la rappelons à l’ordre, nous lui expliquons que la violence n’est pas la solution, qu’il faut dialoguer et demander à un adulte d’intervenir mais, je n’ai pas l’impression que notre message passe.

  5. Bien sûr dès la maternelle mes enfants ont été victimes mais aussi parfois auteurs de violence (on a tendance à croire que ce sont les enfants des autres qui insultent ou qui poussent ! car évidemment nos chers petits anges ne vont pas revenir de l’école en proclamant « aujourd’hui j’ai tapé Machin » !)
    Mais surtout je voulais rappeler que cela ne date pas d’hier : j’ai des souvenirs précis de mon école, avec mes camarades dans les années 80,et nos relations étaient compliquées et conflictuelles souvent !
    Je ne crois pas au « c’était mieux avant, c’est de pire en pire ».

  6. Je suis maîtresse et maman.

    Surveiller ne peut pas empêcher les choses d’arriver, malheureusement. On peut regarder un groupe d’enfants à 5 mètres de nous, si un coup part ou si un enfant tombe, on ne peut pas l’empêcher, (mais on peut agir ensuite). Beaucoup de parents ne comprennent pas cela. On passe la récré à tous les balayer des yeux, à séparer les agités les uns des autres, mais chaque enfant n’est pas dans un bulle qui le sépare des autres!

    Comme l’a déjà écrit une lectrice, surveiller son enfant (ou 4-5) et en surveiller une trentaine, ce n’est pas DU TOUT la même chose. On devrait confronter chaque parent à cela un jour dans leur vie, ils réaliseront mieux.

    Très souvent, aucun enfant n’est un ange non plus : la majorité tape, griffe, mord, crache ou insulte à un moment de sa scolarité. C’est juste la vie, je ne pense pas que ce soit tellement différent d’avant. C’est plus le tapage qu’on en fait autour, malheureusement. Quand on voit que des parents à la sortie viennent taper les enfants des autres devant tout le monde (véridique)…
    Quand aux punitions, je suis d’accord, mais quand on punit un élève quasiment à chaque récréation pendant plusieurs mois et qu’il recommence constamment, qu’il n’y aucune amélioration car le père est violent, et qu’il n’y a plus aucune psy scolaire pour nous aider…que voulez-vous que l’on fasse en tant qu’instit’?? FRANCHEMENT?? CONCRETEMENT??
    Avez-vous toutes les clés et tous les pouvoirs à votre boulot?? Je ne pense pas…
    Quant à envoyer les élèves chez la directrice…oui, mais quand elle n’est pas déjà occupée avec des parents qui râlent car leur enfant a perdu son bonnet.

    Je suis d’accord, il se passe plein de choses qu’on souhaiterait éviter, mais au fond, qui est le plus traumatisé? L’enfant ou le parent? Un enfant qui s’est fait mordre à la récré ou un autre qui s’est retrouvé quelques minutes en T-shirt dehors, ils en sont morts? Est-ce au fond si grave que cela? Ils n’en dorment plus la nuit et en sont traumatisés à vie? Non je ne le pense honnêtement pas, je pense plutôt que ce sont les parents qui le ressassent sans cesse, avec leur vision d’adulte et leur notion de la justice, de l’égalité, du bien et du mal, du « ça devrait être comme ça », « ça devait être comme moi je le vois pour mon enfant ».
    Les enfants oublient beaucoup plus vite. Attention, je ne cautionne aucune violence ni aucun dysfonctionnement, mais qui a dit que la cour de récré était plus saine, plus douce qu’un open-space, qu’une rue, qu’ailleurs?? Personne.
    C’était déjà comme cela quand nous étions enfant, mais on le voyait avec nos yeux d’enfants, et je pense que nous sommes vraiment peu nombreux à en être traumatisés aujourd’hui (bien que ce soit réellement le cas pour certaines personne, je ne le nie pas).
    Et les drames et les accidents n’ont jamais été évités et ne le seront jamais, pas plus qu’à la maison.

    Je comprends évidemment ces angoisses en tant que parent. Mais nos enfants ont leur vision d’enfant, il ne faut pas l’oublier. Si votre enfant ne vous a pas dit qu’il s’était cogné à la tête et que c’est vous qui le découvrez quelques jours plus tard, c’est que ça ne faisait pas si mal que ça, que ce n’était pas si grave. Vous vous plaignez à haute voix de tout ce qu’il vous arrive à vos parents ou à votre conjoint??
    Il faut faire confiance à ses enfants, vraiment. Il faut être attentif, bien sûr, mais le reste est juste la vie. Personne n’a dit que la vraie vie n’existait pas pendant la récré ou qu’elle ne commençait qu’à partir de 18 ans…

    Dîtes-vous, honnêtement, que dans 99% des cas, il n’y a RIEN de grave pour l’enfant (c’est l’adulte qui somatise), et que pour les 1% restants, personne n’en est à l’abri, personne, c’est comme cela dès la naissance.

    Bonne journée

    • Je comprends votre « coup de gueule », avec quand même quelques nuances : un choc à la tête peut ne pas faire très mal et se révéler grave. Et comparer la cour de récré à la rue, c’est négliger le fait que, justement, si on commence par rendre la cour de récré plus sûre, ensuite c’est la rue qui le sera. Pas d’accord non plus pour dire que les enfants oublient plus vite que les adultes.

      Il y a en fait deux problèmes distincts : celui de la manière de réagir face aux enfants « violents » et celui des enfants qui subissent cette violence.

      Pour les seconds, ce qui est inacceptable, c’est que les parents ne soient pas informés le jour même quand il y a violence caractérisée (on est d’accord, une griffure, ce n’est pas grave !), parce que que l’information ne circule pas, par exemple, entre l’équipe des animateurs du matin, celle qui surveille la cantine, celle qui surveille la récré, et les enseignants.

      On sait bien qu’on ne peut pas éviter les chutes, les bagarres, les morsures. Pour les enfants « violents », bien sûr le comportement de leurs parents est parfois au moins aussi répréhensible, et dans ce cas on comprend parfaitement le sentiment d’impuissance de l’équipe éducative.

    • Arf dans mon cas, en petite section, mon fils ne voulait plus aller à l’école, il avait peur de se faire taper et mordre encore et encore par le même petit garçon… la maitresse nous disait que oui, en effet, il était violent, mais que « c’était difficile son cas »… parents séparés, etc. Ba oui mais bon, en attendant, non, les enfants dans certains cas SONT traumatisés et FONT des cauchemars. Et souffre vraiment.

      • C’est bien ce que j’ai écrit, que certains souffrent réellement, mais proportionnellement à TOUT ce qui se passe dans une cour de récré, ou tout ce qu’il peut se passer, c’est très peu. Je suis désolée que cela ne vous plaise pas, mais c’est la vérité. (Bien sûr un choc bénin peut se révéler grave, mais en comparaison avec le nombre de chocs par jour à l’école…)

        Je ne nie rien, en y étant confrontée également en tant que parent. C’est juste pénible ceux qui ne font comme s’ils ne comprenaient pas (je parle des adultes), car parfois, oui, oui, un adulte peut être impuissant face à un enfant violent sur lequel il n’a aucune prise (vous devez bien voir de quoi je parle, le fait ne n’avoir aucune prise sur un enfant, vu votre biller du jour, même si on ne lâche jamais), ou contre d’autres adultes également.

        Pour répondre à Léona, je ne suis pas entièrement d’accord sur le fait que sécuriser la cours de récré rendra la rue plus sûre à son tour. L’école n’est pas une école de magie. Tout ce que l’on fait, enseigne, est « détruit » aussitôt par la société, la rue justement, les médias, certains parents, les adultes en général…comment pouvons-nous lutter? Je ne suis pas pessimiste, je fais mon possible, mais il faut arrêter aussi de toujours rendre responsables l’école ou la maitresse. C’est tellement souvent la faute de la maîtresse qui n’a pas fait ceci ou cela (nous avons bien sûr des obligations), mais est-ce que c’est de notre faute à nous, maîtresses, si un enfant est violent ou en mord un autre? Vous imaginez ce qui nous tombe constamment dessus pour des choses pour lesquelles à la base nous n’y sommes pour rien du tout??
        Cela devient tellement vite une histoire d’adulte à adulte (parents vs maîtresse) alors qu’à la base c’est une histoire d’enfants.
        Et je ne suis pas sûre que vos enfants, à 30 ans, se souviendront d’une morsure en petite section.

        Je trouve dommage votre « justification » du post du jour…si vous ne supportez pas les commentaires, ils ne faut pas les laisser libres. Je suis entièrement d’accord avec vous, c’est très bon de crier, d’écrire tout ce qui ne va pas et combien c’est dur parfois. Mais s’en justifier juste après…pourquoi???
        Vous savez que la majorité des personnes qui vous lisent vous comprennent tellement bien, qu’elles savent aussi…alors, en rester là est bien aussi.

        • ah mais mon post du jour n’est pas une « justification », juste une réflexion qui m’est venue il y a peu en lisant d’autres blogs ou conversations. Personne ne m’a « attaqué » ou obligé à me justifier, déjà car je considère qu’un blog est personnel donc j’y écris ce que je veux. Et j’aime les commentaires, même ceux qui ne sont pas en phase avec ma pensée. Cela change des produits et des tests non ? 👿 un peu de débat, d’échanges d’idées entre adultes ouverts d’esprit ?!
          Et au cas où je n’aurai pas été assez claire : je vénère 99% des professeurs des écoles, je les trouve formidable et je serai incapable de faire leur métier.

  7. Quand j’étais petite, je suis tombée sur la tête dans la cour de récré en faisant le cochon pendu :p
    Je me suis relevée et je suis allée voir la maîtresse, qui m’a dit que je n’avais rien et que j’exagérais. Sauf que lorsque ma mère m’a récupéré à l’école, elle s’est rendue compte que je saignais et m’a emmenée chez le médecin où j’ai été recousue.
    Je suis restée toute l’après midi avec la tête ouverte, autant dire que mes parents ont été un peu refroidis par cette aventure et ont été très déçus par ma maîtresse de l’époque !

  8. Ce billet me touche beaucoup, mon grand ayant eu des problèmes à la récré. J’avoue que c’est l’une des raisons pour laquelle il rentre déjeuner à la maison avec sa nounou.
    Je suis tout à fait convaincue que surveiller un ensemble de 100 enfants n’est pas chose aisée et ne permet pas d’éviter certains problèmes. Ce qui me dérange beaucoup plus, c’est le manque de communication à propos d’actes « anodins » mais qui mériteraient d’être ré-abordés à la maison pour que la prochaine fois cela ne se passe pas de la même manière.

  9. Il faut en parler avec les parents délégués, demander à voir le directeur / la directrice. Chez nous ça porte ses fruits, même à petite dose, c’est déjà ça. Parce que oui j’ai déjà entendu la même chose et ça me serre le ventre aussi. Était-ce si différent à notre époque ? je n’en suis pas si sûre. Mais la qualité de surveillance des enfants dépend aussi de nous parents et de notre implication. S’il y a un manque de personnel, il faut le savoir pour pouvoir agir à notre niveau de parent.

  10. Moi j’avais paniqué en juin pour attouchements poussés ! Moyenne section de maternelle !

  11. De mon temps, on etait encore un peu eduque en primaire, mais ca partait deja en vrille des le college (annees 90). Du temps des gamins que je garde et ai garde, c’etait la zone, et encore, le petit qui se faisait mordre par son « copain » qui refusait de le laisser jouer ailleurs, etait dans une ecole privee. J’ai du lui expliquer que non seulement il ne devait pas se laisser mordre, mais en plus il devait eviter ce garçon qui ne pouvait etre considere comme un ami; et si je n’avais pas decouvert les morsures durant le bain ???
    Le meme petit que la surveillante avait laisse dans les toilettes pendant la garderie, et que j’avais trouve, a mon arrivee, apeure par une gastro qui s’etait mal finie (la surveillante l’a lave pour la peine, mais si j’etais arrivee en retard ??? il devait se tenir la-dedans depuis facile 15 minutes vu l’etat des vetements et sa terreur). Super les surveillants, super les copains.

  12. […] un endroit où les enfants se chamaillent (e-zabel en a d’ailleurs fait un très bon article ici) mais je n’accepte pas que le palier de l’agression physique (minime soit elle) ait […]

  13. Bonjour,
    Je suis père d’un enfant qui dans la cour de récréation agresse d’autres enfants.
    Il est scolarisé dans une école publique est en classe de CP.
    Ma femme et moi travaillons, ne sommes pas violents à la maison, éduquons de la meilleure manière qui soit notre enfant (règles, explications, punitions s’il le faut).
    Notre enfant est calme et sage à la maison et ne présente pas de problème particulier en classe.
    Sa violence se manifeste pendant les heures de cantine et pendant les heures de récréation.
    L’équipe éducative de l’école est avertie de la situation, l’équipe de cantine est avertie de la situation. L’équipe sociale et psy de l’école est avertie de la situation. Mon fils est suivi par un pédopsychiatre pour tenter de comprendre d’ou lui vient cette nervosité et cette peur des autres enfants qui se caractérise par de la violence durant les heures ou il est le moins surveillé (cantine et cour de récréation).
    Nous avons essayé de mettre en place, par tous les moyens à notre disposition (médecin, équipe éducative, pédopsy, etc ….) des moyens afin de comprendre et de résoudre de problème de violence de notre fils.
    Jusqu’ici, absolument rien n’a fonctionné.
    Il a été diagnotiqué malade du TDA/H et nous tentons de trouver la solution la plus adaptée afin qu’il ne soit plus un danger pour lui-même et ses petits camarades.
    Alors, pardonnez-moi, mais les commentaires bien pensants « Oh là là, si tel enfant est violent c’est à cause de ses parents » ou bien encore « Mon dieu, mon dieu, si tel enfant est violent il faut faire quelque chose », oui mais quoi ?
    QUOI ?
    je le répète encore une fois QUOI ?
    Lorsque j’ai mon fils à la maison, je suis à même d’intervenir pour le calmer et l’aider.
    Lorsqu’il est en classe, la maîtresse a un œil sur lui et cela se passe relativement bien.
    Parcontre durant les heures de cantine et dans la cour …….
    Nous avons demandé une AVS, réponse : pas de budget.
    Je demanderai donc juste, à tous les parents pensant avoir la science infuse, de prendre un peu de recul et de mesurer que dans certains cas, cette violence résulte d’une maladie et non de l’environnement social ou du comportement des parents, qui ont bien conscience du problème et mettent tout en oeuvre pour tenter de le résoudre.
    Merci.

  14. Caroline Torrécillas
    mardi 9 avril 2019, 19:20

    Fin de mission m’a t on annoncé pour être intervenue et essayé de séparer deux élèves qui se battaient. L’un d’entr ‘eux est très violent dans ses mots et ses gestes envers certains camarades depuis plusieurs mois pendant le temps de cantine et de la récréation après la cantine. J’étais prestataire de services mais consciencieuse ds mon travail la Mairesse du village m’a reproché de trop écrire sur le cahier spécial conflits et conseillé de d’éviter de reproduire celà sur le cahier existant spécialement pour ces faits… J’ai cessé suite à la demande de Madame la Mairesse mais ai continué la surveillance de mon mieux. Seulement pour être intervenue dans le bien des deux enfants. J’ai été remercier par la Mairesse auprès de l’association pour laquelle je travaillais. Parce que le père de l’enfant perturbateur est aller trouver la Mairesse et lui dire que son enfant n’est pas fautif que ce sont tous les autres et moi même qui nous acharnons sur lui… La Mairesse m’avait fait comprendre qu’il valait mieux que je ferme les yeux mais fâce à des provocations et violences gratuites jamais je ne fermerai les yeux pour le bien être des enfants qui ne demandent que d’êtres heureux dans l’enceinte de l’école. J’ai perdu mon travail parce apparemment de la bouche de Madame la Mairesse je me suis trop impliquée! Fin de l’histoire

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