Les bonheurs - e-Zabel, blog maman parisienne

le blog d'e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Les bonheurs

Sa main dans la mienne

Prendre conscience qu’ils grandissent, c’est se retrouver à poils – je mets un « s » c’est l’hiver – devant des dizaines de sentiments de tout ordre : encore un bon gros cocktail de culpabilité, regret, plaisir et bonheur, auquel on n’est pas préparé…

Et ILS avaient raison… ça me fait mal de le dire, mais il faut être honnête (votezpourmoi).

ILS avaient raison. CEUX qui nous rabâchaient les oreilles à base de « profite, ça passe si vite » et qu’on insultait copieusement en silence parce qu’on ne dormait pas, parce qu’on mettait 3h à les habiller / déhasbiller parce que pipi / rhabiller le matin, pour pour partir au bureau avec une trace de morve sur l’épaule.

Alors, tenaillée entre ma peur de ne pas avoir assez profité et ma soudaine conscience que tout ce petit bonheur (et ces galères hein) vont prendre fin (oui, je sais, pour laisser place à autre chose), j’ai désormais régulièrement des coups au (de ?) coeur.

Attention, mode cucul la praline activée. Les fidèles n’ont pas l’habitude, je préfère prévenir.

Ces mercredis matin avec lui, en tête à tête, que je ritualise de plus en plus, m’organisant autrement, car ils ne dureront plus que 4 mois.

Les câlins et petits massages du dimanche soir avant qu’ils s’endorment que je ne refuse plus jamais.

Sa petite main dans la mienne quand je l’emmène et le ramène de l’école primaire et qu’il me raconte tout ce qu’il a fait pendant les récrés – parce que le reste, bon, il ne se souvient plus trop.

Les moments où je les surprends à jouer ensemble « comme des bébés ».

Alors, je laisse monter mon plus beau sourire nias. Et j’inscris dans ma mémoire. Je fais plein de boules de souvenirs que j’envoie dans ma mémoire interne, section famille/bonheur. (Team Vice Versa for ever)

Je le savais, je les élève même totalement sous ce point de vue : ils ne m’appartiennent pas, je les emmène jusqu’à l’âge adulte, durant lequel ils pourront aussi venir puiser en moi ce qu’ils veulent, mais ils ne sont avec nous que pendant quelques années. Finalement très courtes. Alors, je remplis ma jauge de souvenirs de cette période où j’aurai été la maman nourricière et câline. Pour passer à la maman complice, mais stricte (toujours), confidente, qui leur propose d’analyser, de se forger une opinion, de découvrir encore et encore et s’enrichir pour VIVRE LEUR VIE.

Heureusement le P’tit Grand m’affirme qu’il viendra me voir tous les week-ends quand il sera grand et qu’il m’achètera une maison.

Et vu le bordel de sa chambre, je peux vous dire qu’il a bien intérêt !

AH AH AH AH

Réalisée sans trucage – et sans talent

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Flashback : le jour où…

… j’ai su que j’étais enceinte

Régulièrement, je rappelle aux enfants – généralement après une grosse dispute, hum – que j’ai pas l’air comme ça, en leur hurlant dessus (Blaise bienveillance où te caches-tu), mais je les aime très fort, et ce depuis que j’ai su qu’ils étaient dans mon ventre.

Régulièrement, je dois alors, comme à des tout-petits qu’ils ne sont plus – raconter encore et encore LEUR histoire.

À chaque fois, ils l’écoutent, encore et encore, avec des yeux pétillants. À moins que cela soit ma vue floutée par les larmes qui me jouent des tours ? Non bien sûr…

Il y a presque 13 ans. C’était début mai 2004. On devait aller rendre visite à Belle Maman (joie bonheur)(oh non ça va hein). La veille j’avais été au labo en bas de la maison, j’avais comme un petit doute si vous voyez ce que je veux dire. Un petit doute de 2/3 jours pas plus. Il faisait beau, je me souviens que j’étais heureuse. Comme si je savais déjà. L’Homme conduisait, tel un chevalier servant (bon, j’avais la flemme). Le labo m’avait dit d’appeler le lendemain en fin de matinée pour connaître le résultat. En arrivant sur le parking devant chez sa mère, j’ai donc téléphoné. Je donne mon nom, mon prénom. J’attends quelques secondes et j’entends, le résultat est POSITIF.

J’ai regardé l’Homme, j’ai dit POSITIF. On a hurlé POSITIF !! Et puis, on est allé chez Belle Maman, comme si de rien était. Enfin presque. On n’arrêtait pas de se regarder comme deux gamins qui avaient fait une bêtise, on gloussait « positif » dès que possible. Pas une seule seconde je me suis posée de question sur cette première grossesse. Pas une seule seconde j’ai pensé qu’il fallait peut-être attendre un peu pour être si heureux. La chance était de notre côté, tout s’est bien passé. La première fut la bonne. Elle a maintenant 12 ans d’ailleurs et me dépassera bientôt.

Il y a un peu plus de 10 ans, c’était en novembre. Cette fois, nous avons connu un peu plus d’attente. OULALALA, genre 4 ou 5 mois, je ne sais plus trop. Oui, je suis veinarde, je sais. La puce allait sur ses 2 ans, nous avions envie d’un petit deuxième. Le test pipi ne me paraissait pas limpide au premier abord. C’est vraiment un trait ou pas là au milieu ? Hésitant entre changer l’ampoule des toilettes ou prendre rendez-vous chez mon ophtalmo, j’ai finalement demandé à l’Homme ce qu’il en pensait, sans aucune autre formalité, je suis sortie lui coller mon bâton sous le nez. Le pauvre ne savait même pas que j’étais partie à la recherche d’une nouvelle de ce type. Je lui dis tout de go : « dis, c’est un trait là ou pas »… je le revois interloqué me dire « ba oui… » C’est à ce moment-là qu’il a pu douter de mon état psy, mais comme ensuite, il a compris ce que cela signifiait, il n’en a rien fait. J’ai dû lui dire, ah, mais c’est super alors. Ba oui. Bienvenue au P’tit ! (très très petit là du coup hein)

Pourquoi ce billet ? Parce qu’il y a quelques jours, Agnès du joli blog Quatre Enfants m’a proposé de participer à un petit rendez-vous d’écriture entre blogueuses mamans.

J’ai dit oui tout de suite, j’adore ce type de challenge, avec un sujet et une date de publication imposée. Vous pouvez aller découvrir les autres participants par ici Agnès : Aurélie et Julia.

N’hésitez pas d’ailleurs, si vous voulez que j’aborde un sujet en particulier, vous me dites !?

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L'heure de la vengeance a sonné

Amis parents de jeunes enfants, ce billet va te donner espoir.

Non, on ne te ment pas. Un jour tes enfants dormiront. D’une traite. En tout cas, ils ne te réveilleront pas la nuit et gèreront seuls leurs besoins.

Non, on ne te ment pas. Un jour, tu devras réveiller tes enfants.

Et crois-moi, jeunes parents, tu y prendras un plaisir indécent.

Laisse-moi te conter une histoire.

C’était il y a quelques jours, d’ailleurs c’était un des tout premiers de janvier. C’était le 2. Le lundi 2.

Je pensais galérer à devoir télétravailler de la maison avec les deux mouflets dans les jambes. Enfin dans les dessous de bras vu leur taille désormais.

Je me lève vers 9h, habituée veinarde que je suis (détestez moi) à ne pas être réveillée par les enfants, très autonomes depuis longtemps et ayant surtout PARFAITEMENT compris qu’il ne valait mieux pas me réveiller trop tôt le matin au risque de se farcir une mère désagréable toute la journée (et si c’était ça le secret ?)

Donc, je me lève (et je ne te bouscule pas), étonnée tout de même de ne vraiment rien entendre de leurs chambres. Je pense évidemment (réflexe parental) qu’ils sont en train de faire une bêtise (je reste polie). Je passe une tête : noir complet. Les mômes dorment.

Bon. Je décide de prendre un petit déjeuner peinarde et je commence à bosser.

10h

11h

toujours rien

11h30… je commence à m’inquiéter. Respirent-t-ils toujours ?? Ouais, ça, ça reste en fait par contre… désolée.

Je repasse une tête et deux oreilles, j’entends un ronflement et des petites respirations.

Midi.

L’heure de la vengeance a sonné. Je ris toute seule de mes pensées. Ce moment, j’en avais tellement entendu parler.

« Tu verras tu les réveilleras à coup d’aspirateur à midi quand ils seront ados ! »

EH BIEN OUI BON SANG

J’ai commencé à faire du bruit, ouvrir la porte de séparation entre les pièces à vivre et leurs chambres, j’ai rangé le contenu du lave-vaisselle, j’ai même sorti le Dyson à main pour 3 miettes et demie.

C’était magique.

12h30 j’ai vu apparaître deux têtes déphasées. Mes préados chéris.

Limite je me suis ennuyée d’eux toute cette matinée !

Il a raison papacube :

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12 ans

Voilà 12 ans que tu m’as aidé à devenir mère

12 ans que tu as marqué mon corps pour toujours

en arrivant comme prévu, douloureusement je ne peux le nier, mais sereinement pour me libérer, pour la délivrer cette petite, mais costaude boule d’amour !

12 ans que j’apprends à te connaître, à vivre avec toi et à te laisser progressivement, doucement, te faire plus discrète

mais nous serons toujours intimement liées, tu es ma chaire.

Joyeux anniversaire à toi, ma si jolie cicatrice de césarienne.

Merci d’avoir permis la naissance de ma fille.

Joyeux anniversaire ma puce.

Je t’aime fort (beaucoup, beaucoup plus que la cicatrice, promis)

 

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Bonne année 2017

Salut les p’tits clous ! (j’ai rêvé de Marc Toesca)

En ce début d’année, propice aux voeux sincères/hypocrites/polis/d’usage (rayez la mention inutile), mais aussi aux résolutions motivées/intenables/obligatoires, je prends ma souris sans fil, mais parfaitement rechargée suite à une pause fructueuse pour vous souhaiter tout le bonheur du monde (de rien pour la musique, c’est mon petit cadeau à moi pour vous que j’adore)

J’ai 26 jours d’avance sur la date limite des voeux, je pense qu’on peut donc m’attribuer un premier bon point.

Plus sérieusement, si c’est possible avec moi, mes chères lectrices de toujours (ou d’aujourd’hui seulement), prenez soin de vous, de vos proches, laissez s’éloigner les débiles et les nuisibles, profitez de vos petits qui deviennent grands (trop vite en fait), partagez, filez la raclée de sa vie à la culpabilité et faites une large place à l’humour et aux câlins dans vos foyers. C’est ce que j’essaye de faire. Bien sûr, Blaise le bienveillant restera notre leitmotiv (j’ai fait 2 ans de russe, je vous avais dit ?), mais on sait très bien que Lulu n’est pas loin. (Pour celles qui n’ont rien compris à cette phrase, allez lire le billet)

banniere-isa

2e miracle du jour (et pourtant c’est mercredi, je le sais, car le P’tit Grand, toujours en pyjama, débarque à mon bureau pour me montrer ses nouvelles constructions en PlusPlus toutes les 5 minutes), j’ai démarré et bien avancé la mise à jour de ma blogroll (résolution de 2011). Vous pourrez aller découvrir les blogs que je lis vraiment régulièrement, sachant qu’évidemment, il ne s’agit qu’une représentation minime de ce que j’aime et que j’en oublie beaucoup (pardon d’ailleurs).

Alors, 2017…

Le blog aura 9 ans le mois prochain… suite à une publication d’Harmony sur instagram, je me suis amusée comme elle à regarder mes stats depuis l’ouverture du blog… on en est donc à près de 2,3 millions de visiteurs uniques. LE TRUC DE DINGUE.

Cette fois, je l’écris pour tenir parole, je prévois quelque chose pour les 10 ans l’an prochain. En fait, en 2018, en quelques semaines, l’Homme aura 40 ans (enfin), notre couple 20 ans (oula) et le blog 10 ans. C’est assez foufou. Certaines étaient là à la soirée des « 5 ans« . C’était génial et je vais tout faire pour organiser quelque chose de vraiment sympa pour l’année prochaine. Toutes les idées sont les bienvenues !!

2017 sonnera la fin de l’école primaire pour notre petite famille. Je me prépare déjà psychologiquement (je prépare quelques recettes de cocktail) aux 10 ans du P’tit Grand et à son entrée au collège – en avance…

Dans quelques jours, l’ado (je crois qu’on a dépassé le cycle préado…), aura 12 ans. Je suis encore droguée par les fêtes de fin d’année, je ne réalise pas encore trop. Cette année, elle voulait emmener 1 amie à Disneyland Paris. Sincèrement, pas jouable financièrement (surtout qu’il y a beaucoup d’attractions qu’elle aime bien qui sont en travaux). Elle a compris rapidement (maturité bonjour) et j’ai donc troqué l’escapade Disneyland contre la patinoire avec PLEIN d’amis. J’adore la patinoire. Ah oui pardon, c’est pour elle. BIEN ÉVIDEMMENT.

Je dois aussi vous montrer l’aménagement qu’on a fait dans sa chambre, sous son lit mezzanine. C’est tout joli. Je vous prépare ça pour très vite.

Merci encore à toutes (et à tous) d’être si nombreux présents, ici, sur facebook, twitter et instagram.

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Un peu d'extra-ordinaire

À la question : « comment tu fais pour tenir ce rythme ? » généralement je réponds toujours : « il faut bien »

En vrai, je crois que je sais.

Je tiens ce rythme quotidien jonglant entre mon job (à mon compte chez Com&Kids), ma présence auprès de mes deux enfants le matin et le soir dès 18h maximum et le mercredi, la gestion de la « maison », des courses, de l’administratif, des projets sorties/vacances, sans oublier mes petits blogs (celui-ci, mais aussi Paris des Parents)… grâce à quelques moments extraordinaires qui viennent ponctuellement mettre du piment dans la routine.

Parce qu’il en est ainsi : oui j’ai choisi cette vie, oui je suis plutôt organisée (#findumythe) et du coup, ça roule plutôt pas mal. Oui, surtout : je suis heureuse, vraiment, MAIS je fatigue et il m’est interdit d’avoir un coup de mou au risque de voir non pas un grain, mais une tempête de sable bousculer totalement cet équilibre.

Alors, dès que je sens poindre un chouilla de déprime. Ce qui est très courant chez moi, voir cyclique ET NOTAMMENT à l’automne : je mets en place ces petits moments.

Et j’ai la chance que mon statut de blogueuse me le permette beaucoup plus facilement.

J’avoue.

Tout.

Merci à vous.

Voilà pourquoi il y a 15 jours, j’ai accepté de tester ce massage d’une heure : le Gua Sha Massage chez Lanqi (dans le 7e à Paris). Sachant que le Gua Sha est l’art de chasser la mauvaise humeur… imaginez un peu mon état en sortant. Massage incroyablement surprenant, voir douloureux, mais terriblement agréable au final. Vous avez dit bizarre ?

Soin Gua Sha Massage traditionnel chin

 

Voilà comment je me suis retrouvée – à nouveau – dans le petit écran de la télé, sur TEVA cette fois, en plateau, interviewée par Marielle Fournier à propos de mon blog (tiens, justement)

isabelle-duvert-teva

Voilà la semaine dernière, vous pouviez voir une e-zabel en tenue de parachutiste en train de tester en avant-première la chute libre indoor d’iFly (je vous donne tous les détails sur ParisdesParents.fr) au sein du nouveau centre commercial Vill’Up de la Cité des Sciences et de l’Industrie.

I believe I can fly…

ifly

ilfly-eza

 

Voilà, hop j’ai pris ma dose d’adrénaline, d’égo et de bien-être, je suis repartie pour un p’tit moment.

Surtout que j’ai pris un an de plus aussi accessoirement.

Glups

En attendant, cheres collègues mamans surbookée, sursolicitée, je vous encourage encore et toujours à poser des limites, à prendre REGULIEREMENT rendez-vous avec vous-mêmes, pour faire un petit quelque chose pour vous. C’est la base. C’est indispensable. Pour nous, et donc pour eux. Nos petits.

Prenez-soin de vous.

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C'est l'histoire d'une boule à neige

C’est l’histoire d’une boule à neige et d’une maman (un peu trop) sensible que je vais vous confier aujourd’hui.

Parce que cette histoire me touche. Parce que c’est moi. En intégralité.

Il était une fois une boule à neige. Rapportée d’Oxford par mon P’tit Grand. Payée avec son argent de poche durant son premier séjour linguistique en Angleterre.

Il y tenait terriblement.

Un jour, alors que sa soeur, lui et moi avions dans sa chambre, une discussion un peu animée sur un sujet que j’ai d’ailleurs totalement oublié, ma 11,5 ans fit tomber la boule à neige par terre sans faire exprès.

Un accident bête.

Mais terrible.

Aussitôt mon coeur se fendit en 1000 morceaux, comme la boule à neige.

En un quart de seconde, toutes les émotions ont traversé cette chambre. C’était horrible.

Ma fille pleurait de culpabilité. Elle répétait en boucle : « je suis qu’une imbécile ». Comme un robot.

Le p’tit pleurait de profonde tristesse. Il répétait : « ma boule à neige !! C’est ma préférée, tu le sais, pourquoi tu l’as touché ! ».

Les larmes me montent sincèrement encore aux yeux en écrivant ces lignes. Je sais, c’est totalement stupide, mais moi aussi j’ai pleuré. Pleuré de les voir autant bouleversés l’un et l’autre. Mon empathie pour les deux. Je savais que ma puce n’avait pas fait exprès et qu’elle avait brisé le coeur de son frère. Lui, il est tellement sensible. Tellement attaché à certaines petites « choses » qui ne paraissent rien. Dont cette boule à neige. Ah ça, pour faire le pitre, il est là, mais voilà, il est d’une hyper sensibilité… aussi.

J’ai pleuré, je ne savais pas quoi faire.

J’ai alors assisté à la plus belle scène de ma vie de maman de fratrie.

Ma fille s’est excusée, elle a pris son frère dans ses bras, toujours en pleurant. Lui a stoppé net sa colère, il a pris sur lui avec une force incroyable pour un petit bonhomme de 9 ans. Il a dit, « ce n’est pas grave. Je ne t’en veux pas, tu n’as pas fait exprès ». Toujours en pleurant, ma grande lui a dit qu’elle lui en repayerait une.

J’ai pris tout le monde dans mes bras. Câlin général obligatoire.

Et j’ai ramassé les morceaux de boule à neige et de coeur.

J’aurais pu m’arrêter là.

Mais voilà, j’étais tellement touchée. Par sa tristesse, par sa culpabilité, par leurs efforts surtout.

Les jours suivants, j’ai écumé tout le Net. Ciel et terre. Google. Rien. Impossible de mettre la main sur cette boule à neige.

Alors j’ai fait ce que font les parents à la recherche d’un doudou perdu. J’ai tout tenté. J’ai écrit à mon contact du séjour linguistique en Angleterre.

Elle devait aller à Oxford quelques jours plus tard. J’ai pris une photo. Je lui ai envoyé.

Magie du web, magie du coeur. Elle ne m’a pas trouvé folle. Enfin je pense.

Elle a trouvé la boule à neige.

Elle vient d’arriver.

Je suis la plus heureuse des mamans.

Et la plus pathétique aussi.

AH AH AH

(Merci infiniment Catherine)

boule-a-neige-oxford

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Jeudi matin

Tu as mis ton jean préféré et le t-shirt que tu as ramené de ton voyage scolaire de fin de primaire à Rome. Comme pour faire un lien entre les deux établissements.

Tu étais stressée et curieuse à la fois.

Tu nous as fait régler les bretelles de ton sac Eastpack trop neuf qui a pris la place de ton cartable de « petite ».

Tu étais magnifique ma fille.

1m 49 et un caractère bien affirmé. Des questions d’adolescentes déjà plein la tête.

Jeudi matin tu rentrais au collège.

On est parti en métro tous les trois. On est resté 20 minutes à attendre, avec tous les autres nouveaux collégiens et leurs parents, devant les grilles pour pouvoir entrer. Tu sais, avec ses histoires de plan Vigipirate, on ne rigole plus avec les mesures de sécurité.

On a enfin donné ton nom et on m’a donné une étiquette.

On a fait quelques pas plus ou moins décidés.

On nous a à nouveau souhaité la bienvenue et on nous dit « pour la jeune fille c’est en face, pour vous, un petit déjeuner d’accueil vous attend à droite ».

On s’est séparé en quelques secondes.

Tu as poursuivi le chemin seule, courageuse. Tu t’es assise dans la grande salle. J’ai voulu accrocher ton regard. Le tien cherchait celui de ta seule copine venant de ton école primaire.

On est resté à te regarder. Toi, notre bébé (née avant-hier pourtant), désormais au collège.

On a zappé le café.

Et puis elle a coulé. Cette petite larme. Celle qui n’était sortie ni à ton entrée en maternelle, ni à ton entrée au primaire.

Jeudi matin tu es entrée au collège.

Et je suis fière de toi.

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9 ans

lecture canapé 9 ansLe P’tit Grand est définitivement grand. Vendredi soir dernier là-bas dans le Sud, sur le quai de la gare, il nous attendait. Bien sagement à côté de son papy. Je l’ai trouvé grandi. Comme à chaque séparation, même courte. L’effet est inévitable. Il nous a sautés dans les bras et c’était bon. Ce sourire. Le P’tit Grand a toujours le sourire. Presque toujours. Il boude très bien aussi.

9 ans que je découvre la maternité avec un garçon. On m’avait dit, tu verras, c’est différent. En effet. On m’avait dit, tu verras, c’est très câlin les garçons avec leur mère. En effet.

9 ans qu’on se cajole, que je le vois admirer sa grande soeur, telle une déesse descendue sur terre pour lui.

9 ans qu’il nous épate, qu’il nous surprend par son parcours, son évolution, ses émotions décuplés.

Le P’tit Grand est celui qui saute partout, mais qui se concentre des heures sur une construction ou un puzzle.

Le P’tit Grand c’est celui qui pleure en comprenant la dureté de la vie en passant devant un SDF, mais qui hurle de rire à la moindre blague scato ou de Toto.

Le P’tit Grand déteste écrire, mais a un an d’avance.

Le P’tit Grand veut être humoriste. Et kiné.

Le P’tit Grand veut rester chez mamie pour ses salades de fruits frais au goûter et pour le train miniature de papy, mais a les larmes aux yeux en nous laissant repartir pour Paris.

Le P’tit Grand dont je suis si fière et que j’aimerai tant soulager de ses questions (merci à sa psy de m’y aider d’ailleurs)

Encore joyeux anniversaire mon Amour. Comme tu dis si bien : « je serai toujours ton petit, même si je grandis ».

Vala.

Même quand tu me regarderas de haut, que tu seras papa, tu seras toujours mon P’tit.

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11 ans

fille 11 ans11… 1 + 1 oui bien sûr, ça fait 2 !

Deux ans c’est chouette, j’adore cet âge ! L’innocence, la fraîcheur, l’émerveillement dans ses yeux, cette vivacité, cette joie de vivre, ahhhhhhhhh

11 ans ? Sans déconner ? Attendez, je vérifie en relisant le billet du 14 janvier 2015… ah oui c’est ça… 10, 11…

Bon sang, mais qui a vu passer cette année ? S’il vous plaît, ramenez-la-moi !!

11 ans, toutes ses dents baguées !

11 ans…

Je crois pouvoir dire qu’elle les porte drôlement bien ses 11 ans. Entre enfance et adolescence plus que jamais. Désormais, plus d’hésitation la balance penche dangereusement (?) vers cette période que je crains tellement. Alors, je profite des moments où elle est encore à moi. Où je suis encore la maman « jolie et drôle » (eh ouais madame) dont elle n’a pas (encore) honte. Je dévore les précieux câlins serrés, en pensant doucement « mais que veut-elle, tiens donc ? » quand brusquement elle se colle à moi.

Parce que régulièrement, elle bascule. Quelques minutes seulement, mais c’est assez impressionnant : le visage fermé, comme si le ciel venait de s’effondrer, le terrible souffle et LE fameux : « tu peux pas comprendre« , notez comme cette expression n’est tout simplement JAMAIS has been. Hélas.

Des sauts d’humeur (d’hormones ?)

Terrifiants.

Et elle revient à la vie. S’excuse même encore. Dis qu’elle ne comprend pas ce qui lui passe parfois par la tête. Qu’elle se sent bizarre tout à coup et qu’elle a juste besoin de s’isoler.

Et là c’est mon ciel qui me tombe sur la tête.

11 ans.

Ma jolie princesse.

En attendant, elle ne supporte pas de faire les boutiques pour trouver de quoi s’habiller. Je pense qu’on pourra refaire un point sur ce sujet dans un an et bien rigoler en se rappelant : « oh non pas de shopping, ça me saoule »… J’ai hésité à la filmer sur ce coup.

Joyeux anniversaire mon amour. Je suis tellement fière de toi et de ce que tu deviens.

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