(oui je fais un titre-choc, paraît que ça fait vendre)
Je disais donc :
j’ai une triste nouvelle à vous annoncer
Le Père Noël.
Il n’existe pas.
Oui je sais, c’est terrible. J’ai du mal à m’en remettre, du coup, j’ai un peu trainé pour vous en parler. Le temps que je me retourne, que je sèche mes larmes et que j’analyse la situation plus sereinement. Car réfléchir hystérique n’apporte rien de bon.
Dans la vie de parents, il y a plusieurs étapes essentielles, incontournables. Celles qu’on attend avec impatience :
- sa première nuit (enfin en vrai, on n’attend pas QUE la 1ere, on attend surtout toutes celles qui suivent)
- ses premiers pas (histoire d’arrêter de se trimbaler, courber, donnant un doigt à l’enfant pour qu’il puisse s’exercer)
- ses premiers mots (compréhensible, c’est-à-dire plus évolués que mama tata caca, un « t’aime » par exemple…)
Celles qu’on redoute un peu :
- sa première dent (et les nuits blanches qui vont avec)
- la première séparation (bon, sauf si c’est pour que vous puissiez aller à l’Ile Maurice en amoureux, là, déjà on redoute un peu moins)
- l’entrée à l’école (j’ai jamais compris personnellement les mamans qui pleurent à cette étape, mais je peux l’entendre, car je suis paix, amour, compassion et ouverture d’esprit)
Celles qui vous tombe toujours trop tôt dessus :
- sa question « maman, comment on fait les bébés ?« ou celle-ci : » je peux sortir en boite ce soir ? »
…
- la fin de la croyance au Père Noël…
Parce que vous commenciez juste à trouver ça chouette vous, de planquer les cadeaux, de voir ses yeux briller en découvrant la vidéo personnalisée du Père Noël.
Parce que JE revivais mes propres Noël oubliés. Ma propre croyance, mes rêves. A travers eux.
Et paf, l’école, maudite école, et son lot de sociabilisation qui va avec vient semer le doute dans la tête de votre petit.
Machin il a dit que c’était les parents !
Vous qui aviez pourtant bien réussi à dompter l’ainée pour qu’elle ne cafte pas, elle ! De quoi il se mêle machin bordel !
Pardon hein.
Je suis un peu dégoûtée. Pas folle l’e-zabel, j’savais bien que ça me pendait au nez, mais j’osais espérer pour ce Noël encore… qu’il y croirait ! Sans doute aurait-il été le dernier. Ba c’est raté.
Disons que les 3 à 4 premières demandes, j’ai réussi à les noyer avec le poisson.
Mais l’autre soir, il m’a sommé de lui dire la vérité, sinon, j’étais privée de bisou et de calin !!
J’ai appelé l’Homme et d’un regard, on s’est mis d’accord. S’il insistait autant, c’est qu’il savait, mais qu’il avait besoin de se le voir confirmer. Par ses parents. Le Père Noël donc.
Il a hurlé de joie. Là j’ai compris 1/ qu’on avait bien fait 2/ que mon bébé était définitivement loin 3/ qu’une maman pouvait, en effet, avoir le coeur lourd de voir le temps passer – si vite.
Choupie quant à elle, soulagée, émue tout de même, m’a immédiatement demandé si il avait aussi deviné pour la petite souris.
AH NON !!! Une chose à la fois hein ! Mon coeur va lâcher sinon !
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