1 mars 2010

C’est l’histoire d’un coeur

Bon ba voila. Mon tour est venu.
Ah c’est sûr qu’à force de se moquer … ça devait finir par me tomber dessus.
C’est fait.
La veille du départ des enfants en vacances.
Je couche (pour la 3e fois) le petit, la puce attends sagement (si si vraiment, la veille d’un départ en vacances, elle est juste parfaite ma fille) dans son lit.
J’arrive enfin dans sa chambre. J’envoie bouler le petit à travers la cloison : « ça suffit le p’tit là, c’est au tour de ta sœur maintenant ! Je repasserai te voir après »
Nanmého
J’embrasse ma princesse, lui souhaite une bonne nuit et me voyant déjà les deux pieds sur la table basse à mater je ne sais quoi à la TV, je me redresse, prête à sortir…
Quand soudain !
Maman ? »
« Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii (c’est moi) ma petite chérie d’amour que j’aime à la folie mais que j’aimerai bien enfin me poser (et aller faire pipi rapport que j’ai pas pu depuis mon retour du bureau)
C’est qui que tu aimes le plus ? »
Et merde.
Cernée, je me rapproche et me rassois auprès d’elle.
« comment ça douce chérie ? » (qu’il faudrait arrêter avec tes questions existentielles piles quand il est l’heure d’aller dormir)
« c’est moi hein !??? que tu préfères, parce que le p’tit il est embêtant hein ?? »
Oh non c’est pas vrai !! Ne me dites pas que je vais être obligée !!!! Prise au piège. J’étais prise au piège. Alors, je l’ai dite. La phrase cucu la praline, la classique, la réplique qui me fait hurler de rire quand je l’entends prononcer par une autre maman.
J’ai mis toute la douceur possible. Pris ma plus belle voix de gentille maman. Et je me suis lancée :
« Mais ma chérie, je vous aime tous les deux pareil, exactement pareil. Quand ton petit frère est arrivé (j’ai avalé ma salive – ça a fait son petit effet en plus), mon coeur ne s’est pas divisé (oh non, ni ma fatigue non plus) mon coeur s’est agrandi ! (incroyable) pour que toi et le petit (aussi chiant soit-il) vous ayez exactement la même place dedans »
Tadin
Pas mal hein ! 2 ans et demi j’ai tenu ! Mais là, j’étais vraiment dos au mur.
Lancée comme j’étais, j’ai ajouté qu’en effet, ce soir là particulièrement, le petit avait été juste affreux mais que je l’aimais terriblement (sale gosse, il en joue je vous jure, bref) et qu’elle, quand elle était chouineuse, raleuse et désobéissante (si si ma chérie, ça arrive), je l’aimais aussi terriblement (sale gosse – bis repétita).
Alors ? Vous m’avez trouvé comment dans mon rôle de gentille maman à la limite de la perfection non ??
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