Les enfants s’expriment - 4/14 - e-Zabel, blog maman Paris

e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Les enfants s'expriment

Maman, mon cerveau ne s'éteint jamais

Je ne comprends pas : ma fille est pourtant blonde ! (Rho ça va, on peut rigoler un peu hein).

Choupie, 9 ans, entre tartine de chocolat (BIO) et jus de fruit (100% pur jus bien sûr) m’annonce hier matin donc que son « cerveau ne s’éteint jamais ».

Elle pense à ses multiplications, calcule encore et encore pour être sûre que 6×9 ça fait bien (attendez je vérifie sur ma calculette) : 54

Les chats ne font pas des chiens, l’Homme a bien du mal à éteindre le sien également, il parle même la nuit, à défaut de ronfler. Et puis c’est vrai que… de mon côté, dès que je ferme les yeux…

je vois des grilles de Candy Crush

et j’entends « Libérée délivrée »

TOUT VA BIEN

 

21 commentaires

Ton maire à la cantine

« Le maire il est venu manger avec nous maman ce midi ! »

« Lequel ma puce ? »

« Celui du 15e maman »

Ce que j’ai ri, pardon hein, mais son récit était irrésistible, je ne peux pas m’empêcher de vous en parler, en dehors de toute conviction politique d’ailleurs, voici donc quelques extraits :

« j’ai espéré que cela soit pas bon du tout, tu sais pourquoi maman ? » « non ma puce » (en fait si je me doutais bien, c’est ma fille, mais je voulais lui laisser l’exclu)

« pour qu’il fasse changer la nourriture après parce qu’il aurait trouvé ça pas bon »

« ils avaient dressé une table pour lui et ses amis, avec une nappe et de vraies serviettes. Et puis il y a un p’tit de CP qui est venu s’installer avec son plateau, c’était trop drôle »

« il a distribué sa carte avec les numéros de téléphone de la Mairie mais j’en n’ai pas pris »

ça sent les élections municipales non ?

 

 

14 commentaires

Pourquoi je ne parlerai plus trop d'elle

L’achat date déjà de quelques mois, il était inévitable : elle grandit. Je ne m’y attendais pas, si tôt, ou plutôt… je me refusais à voir la vérité en face : elle grandit.

journal intime

Je vous ai dit qu’elle grandit ou bien ?

Durant les 6 premiers mois de l’année, Ste Pedopsy nous a aidé à recadrer la pré-pré ado insolente que notre fille était devenue. Elle lui faisait remplir un tableau quotidiennement et nous faisions de même en décrivant ses colères et nos différentes réactions. Cela faisait encore « bébé », finalement, ces couleurs vertes, oranges et rouges utilisées pour évaluer ensuite les bons et les mauvais ressentis de chacun. Je tachais de faire attention, déjà, à ne pas (trop) regarder ses commentaires qu’elle réservait à la pedo-psy. Même si la tentation était très forte.

Aujourd’hui, elle va mieux. J’ai même cru au miracle. Depuis l’été, en effet, ses tics avaient totalement disparus. Pensant qu’ils reviendraient inévitablement à la rentrée, j’ai profité de cette accalmie. Mais c’est finalement seulement depuis peu qu’ils ont réapparu. Encore plus violents, pour nous en tout cas, le choc des « retrouvailles » sans doute… Cependant, j’ai espoir. Déjà, car je sais qu’elle peut les perdre à nouveau, elle nous l’a prouvé. Et puis, parce que contrairement à la même époque l’an dernier, elle va bien. Elle est plus épanouie, un peu plus sûre d’elle, elle semble plus libre, plus heureuse, moins tourmentée. Je le sens.

Elle ne fait plus de tableaux, nous ne donnons plus de points, mais elle continue à écrire… dans son journal intime.

Je suis dévorée par la curiosité et rattrapée immédiatement par mon statut de maman. (En vrai, je ne trouve pas cette fichue clé). Qui ne doit pas tout savoir. Mais qui aimerait bien connaitre l’essentiel tout de même, histoire de ne pas passer à côté de quelque chose d’important. C’est que Madame Culpabilité rôde toujours dans le quartier.

Alors voilà, le titre de mon billet, je suis sûre que vous le comprenez. Presque 6 ans que je parle ici de mes enfants avec humour, auto-dérision et 25e degré ; cela m’a aidé à faire passer beaucoup de messages aux mamans, qui je le rappelle, il y a 6 ans, ne pouvaient pas lire ce genre de choses partout comme c’est aujourd’hui le cas (la mode même). Cela m’a aidé, moi, égoïstement, à surmonter des moments difficiles psychologiquement dans ma vie de jeunes mamans paumée.

Il m’est cependant difficile depuis quelques temps, et les plus fidèles d’entre vous le savent et l’ont déjà remarqué, de parler d’eux de la même manière. Je crois que le ton de mes billets a changé sans que je m’en rende vraiment compte. J’ai changé, j’ai muri avec mon rôle de mère. Et puis surtout, ils grandissent (youhou quel scoop) et je me sens de plus en plus confrontée à leur droit à l’intimité.

Une chose est sûre : je n’ai rien oublié des galères, des questionnements, du ras le bol, de la fatigue des premières années avec un bébé. Je suis juste en train de passer aux galères, questionnements, ras le bol et fatigue des années suivantes. 

Alors ? On continue ! Je continue à écrire ici. Peut-être que mon blog de jeune maman va progressivement devenir un blog de vieille maman hasbeen de deux pré-adolescents. On verra bien ?!

Je vous rassure (j’espère), j’ai plein d’idées pour le faire évoluer et impliquer davantage mes deux chenapants et puis je continue à écrire sur les sujets « jeunes mamans » grâce à ma participation au site des Mum to Be Party.

34 commentaires

Top 5 des erreurs à ne pas commettre durant la fête d’anniversaire des 6 ans de son fils

erreurs anniversaire 6 ans– inviter trop d’enfants, pardon pour le cliché/stéréotype hein mais VRAIMENT les garçons ensemble, à part hurler, se battre avec des épées ou tout ce qui s’en rapproche, ils font quoi ? ah oui, ils jouent au ballon… nous y reviendrons au point #2

– organiser la fête dans un appartement, car il pleut. Clairement : priez tous les Dieux (avec une majuscule) de l’univers, sacrifiez Dora sur l’autel ou que sais-je : mais il faut qu’il fasse beau, au moins 1h. Enfin, qu’il ne pleuve pas afin de pouvoir organiser une descente au parc voisin avec un ballon. N’importe quel ballon. Il sera tel Picard pour vos diners : le sauveur de votre fête. Ou pas, mais nous reverrons ça au point #5

– faire un gâteau. On le savait, cela se confirme à chaque tentative, qu’il soit au chocolat ou à la fraise (comme hier), personne ne veut en manger. « J’aime pô je veux une tarte aux pommes ». Okkkkkkkkkk Ba écoute, mange des bonbons. « J’aime pô les bonbons ». Ba mange pas !

– prendre du jus d’orange avec pulpe… « J’aime pô avec la pulpe ». Et pourtant elle reste en bas !? ah non…

Enfin, voilà, durant une fête d’anniversaire, le plus important c’est tout de même de NE PAS ÉGARER UN ENFANT.

Nan, ça ne se fait pas.
Définitivement pas
Pour votre cœur notamment. Amateur de sensations fortes bonjour !
Afin d’éviter ce genre de … situation un tantinet pénible. Nous vous conseillons, chers parents, de bien choisir vos invités – ah pardon ses invités – pour qu’ils ne se détestent pas trop entre eux. Ainsi, vous éviterez que la coupe de disputes de l’année soit pleine pile le jour de votre fête et que l’un d’entre eux décide de se barrer bouder en courant.
Pour disparaitre d’un coup… vous savez ? Le : il est là, je le vois courir, je me prépare à courir et je l’appelle en même temps et hop, il est plus là. Il a disparu. Ce boulet.
10 minutes pour le retrouver. C’est que cela se cache bien un enfant de 6 ans, quand ça boude.
Sinon, ça va mieux ce matin. On a juste pris 25 ans en l’espace de quelques secondes. D’ailleurs, je crois que j’ai mon premier cheveu blanc.

Nan j’déconne.

Pour le cheveu.

44 commentaires

Au secours, j'ai une pré-pré-adolescente (mais je ne suis pas la seule)

Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de converser avec des mamans de pré-pré-ados (oui, c’est une invention de ma part, en attendant de trouver mieux que « période casse-pieds précédant la période hormonalement casse-pieds » pour définir cette FANTASTIQUE et tellement ENRICHISSANTE période qui se situe vers les 8/9 ans de l’enfant). À DÉFAUT D’AVOIR EU UN AGE DE RAISON : grosse arnaque ce mythe de l’âge de raison où tout est censé aller mieux juste avant la pré-adolescence. AH AH AH

Chose faite donc mercredi, lors d’un goûter post pré-projection de Monstres Académy (en plus clair, après l’avant-première du dessin animé, nous avons été conviés à un goûter)(miam)

Béatrice m’a confié ses difficultés à gérer son grand monstroux de 8 ans et Aurélie idem avec sa fille.

Révélation !

Les symptômes sont les mêmes que chez nous.

– mécontentement continu

– râlage intempestif avec souffle, yeux qui se lèvent et tout le toutim

– mensonges et bêtises parce que ça non plus, cela ne s’est pas arrangé avec l’âge…

– dernier mot à tout, même quand on est en train de les disputer

– insolence régulière

La dernière en date ici. Super nounou demande à Choupie pré-pré-ado de 8 ans presque et demi de ramasser ses vêtements qui jonchent le sol de sa chambre. Ma fille lui répond, à l’aise Blaise : « c’est peut-être comme ça chez toi, mais c’est pas comme ça chez moi ».

Bien sûr…

En rentrant, j’apprends le souci, je dispute ma chère fille devant Super nounou en lui rappelant 1/ qu’on ne parle pas sur ce ton 2/que ça fait 5 jours que je lui demande de ramasser son bordel

Et que vois-je ? Ma fille qui commence à compter malicieusement sur ses doigts pour vérifier que cela fait bien 5 jours.

NON MAIS JE RÊVE !!

Sur le moment, j’ai tout simplement eu envie de lui en coller une. Une sorte de réflexe, humain à mon sens, face à une telle insolence. Me suis retenue (en tapant contre le mur à la place)(aie)

Je vous passe les deux samedis matin de suite où madame QUI SAIT LIRE L’HEURE s’est levée à 5h, est allée réveillée son frère pour jouer la première fois dans sa chambre… comme il s’est avéré que leur jeu m’a tiré du lit (pour les recoucher fissa), la semaine suivante, elle a préféré piquer l’iPad pour y jouer avec lui dans son lit. Moins bruyant… la maline. C’était sans compter mon ouie ultra fine et la maladresse de son frère qui s’est cogné dans le mur mitoyen de notre chambre. Bruit – réveil en sursaut – peur de la bosse – débarquement de la mère (moi) – repérage du vol d’iPad pourtant planqué à l’arrache sous la couette – engueulade de folie – recouchage de la tribu.

Ne parlons pas de la taille du poil qui lui pousse dans la main. Dites-moi… à l’école, ils ne sont pas censés apprendre à apprendre ? Bref.

Reprenons les différentes étapes d’un début de soirée avec une pré-pré-adolescente.

Je rentre. Signe de vie ? Néant. J’entends par là que pour avoir un bonjour, il faut qu’elle ait un truc à me demander derrière, exemple : « Je peux regarder un dvd ? » Fonctionne très bien avec la tablette également.

Je demande si la journée s’est bien passée. Je connais la réponse, mais sait-on jamais, sur un malentendu…

Donc, non. Machin ne l’a pas regardé dans le bon sens et bidulle lui a piqué sa copine. En gros hein. C’était trop nul. Et sinon, à l’ECOLE ?

Ok c’est pas grave.

Tu as fait tes devoirs ?

Que j’aime poser cette question. C’est le moment le plus sportif de ma journée, car, après avoir répondu  « montre moi« , à son « ouais ouais c’est bon« ,  je dois esquiver le cahier de texte qu’elle me jette au visage.

Au bout de 15 minutes de souffleries et grômelage en tout genre où je suis la dernière des chieuses, je découvre ses devoirs bourrés de fautes et/ou bâclés. Quand par miracle, ils sont bons et que j’ose lui proposer de faire un petit exercice en plus parce que tout de même 2 additions minables ça ne fait pas lourd. Je m’entends dire que Sainte Maitresse n’a pas dit. Donc, on ne fait pas.

Ah

Evidemment, la même petite fille vient aussi me dire fièrement qu’ils ne sont que 3  avoir eu le fameux tampon de félicitations à la dictée… Celle où elle aurait eu D- si je n’avais pas mis mon nez dedans la veille au soir pendant 30 minutes, faisant fi de ses « c’est bon m’man, j’l’ai révisé » (ah ba au vu des fautes, tu n’as pas dû réviser la bonne hein)

BREF

Tous les soirs c’est un enfer. Cela ne va jamais, tout est « trop injuste », c’est franchement mieux chez machine qui a une mère tellement plus sympa, blablabla, blablabla.

Je ne lâche toujours rien pour ma part – Sainte Pedopsy m’y encourage régulièrement.

Je pense simplement finir à l’asile sous peu. Ou alors, je mettrai Choupie en pension.

Et je ne plaisante presque pas.

103 commentaires

Merci Papy, merci Mamie

papy mamieSi vous demandez à mes enfants pourquoi ils hurlent de joie quand je leur annonce qu’ils vont aller chez Papy Mamie quelques jours, cela donne :

– parce qu’on va regarder la télé souvent

– parce qu’on va aller à la piscine et voir des films que vous voulez pas qu’on voit au cinéma parce qu’ils sont débiles

(NDLR : les chipmunks 3 par exemple la dernière fois, je table sur Boule & Bill cette fois-ci)

– parce qu’on va bricoler avec papy (le p’tit)

– parce qu’on va dormir dans la même chambre

– parce qu’il y a la cabane dans le jardin

– parce qu’au goûter on peut manger les gâteaux que tu veux jamais nous acheter

En même temps, j’avais qu’à pas demander.

Evidemment, je vous passe le fait que chez Papy et Mamie, ils mangent super bien et super vite (dixit ma maman)

Evidemment, je ne reviens pas sur le fait que Papy et Mamie, ba oui, ils ont le temps de jouer avec eux, le temps de vraiment s’occuper d’eux, sans contrainte – mis à part la santé bien sûr.

Merci Papy, merci Mamie, grâce à vous : tout le monde est content.

Mon bonheur de pouvoir vous offrir à tous les 4 – enfants et grands parents – cette relation que j’aurai aimé tant développer avec mes grands parents trop éloignés géographiquement

A mon pépé et ma mémé

A mes parents

 

16 commentaires

Mission restaurant

photo (7)

Oui, il mange avec ses doigts, mais on ne dira rien…

Pour les 35 ans de l’Homme, il fallait du grandiose.
Comme nous aimons, l’un comme l’autre, bien manger (oui, et bien boire également), le plus simple était de viser l’estomac. En matière de bons restaurants, la région de Chenonceau/Amboise n’étant pas la dernière de France, autant dire que trouver le lieu du dîner fut chose plutôt aisée.
Restait plus qu’à s’y faire accepter.
Gloups.
J’ai finement tout d’abord demandé s’il y avait une table de 4 disponible, puis, une fois la réponse positive entendue, j’ai précisé le « détail qui tue » : 2 adultes, 2 enfants.

(genre, j’t’ai bien eu)

J’ai croisé les doigts très fort, prié le Dieu des nains (poke Marie) et … j’ai poussé un soupir de soulagement lorsqu’à l’autre bout du fil on m’a répondu très gentiment : « pas de problème, nous avons d’ailleurs des menus spécifiques pour les enfants »
Amen
Il ne restait plus qu’à briefer les mômes.
Facile !!! Que je me suis dit, suffit qu’ils ne soient pas trop fatigués et que j’apporte l’iPad.

Évidemment, ils ont donc décidé samedi matin que 6h était une heure parfaite pour se lever.
Je dois me confesser, c’est à cet instant que j’ai souhaité les envoyer dehors dans la NUIT et sous le vent glacial !!

La sieste rendue donc plus qu’obligatoire par ce réveil indécent, est passée à la trappe, rapport à un souci de chauffage dans la chambre de l’hôtel, rapidement réparé certes, mais… pendant le créneau consacré à ce, pourtant prometteur, temps calme.

Zen

Nous voilà donc tous les 4, devant l’entrée, les enfants râlant déjà d’avoir la nausée à cause du trajet en voiture, stressants de passer pour des parents désastreux dans le restaurant aux allures légèrement « prout prout ».

Tiens, en parlant de prout…

Installés dans le petit salon-bar pour se prendre une petite coupette d’avant diner (et un beau cocktail coloré pour les enfants)… le p’tit décida alors que c’est le moment de faire sa grosse commission. Perfect timing en effet. Ou pas.

Voilà comment je me suis retrouvée dans les WC du restaurant 3 fourchettes au Guide Michelin pendant 10 minutes à écouter mon fils « pousser » et raconter en détail sa prestation du jour. Les enfants sont fantastiques.

Heureusement, ai-je alors pensé : il a grandi depuis cette fois où, au restaurant également, il en était revenu en lançant au serveur « ah ça fait du bien de faire caca ».

M’enfin, j’ai pris mes précautions et j’ai baillonné cadré le P’tit avant notre retour dans la salle.

Le dîner pouvait enfin commencer.

38 commentaires

Tout s'explique en fait

4450533_s

Avant-hier, météo France annonçait de la neige à Paris. De 1 à 5 centimètres. Tout de même !

Et puis en fait rien.

3 ou 4 flocons virevoltant à 16h. Mouais. On a connu mieux monsieur Météo, il y a 3 semaines par exemple. Quand il a fallu que j’emmène l’Homme aux Urgences suite à une très mauvaise chute au sport. C’était « rigolo » cette sortie dominicale en voiture avec les enfants. Distance estimée avec l’Hôpital Georges Pompidou… 2 kilomètres. Durée du trajet aller – sous et SUR la neige : 30 minutes.

Bref…

Une fois la déception des enfants passée quand ils ont découvert hier matin la rue parfaitement libre de toute neige malgré l’alerte météo ré-entendue à la radio, j’ai compris.

Hier midi, nous sommes allés à la crêperie du quartier. Miam. Cela faisait longtemps. Envie de cidre. Envie de ne rien faire à manger surtout.

Une table pour 4, des sets en papier pour dessiner. Le p’tit qui se lève pour demander poliment des crayons de couleur. La Choupie qui commande sa crêpe en disant « s’il vous plait ». Les deux chuchotant gentiment. Le cidre excellent. Le repas… rêvé en quelque sorte.

Et puis… ce monsieur attablé seul derrière nous. Son repas terminé, il règle, se dirige vers la sortie, s’arrête à notre table.

Félicitations, vos enfants sont vraiment adorables, très bien élevés, c’est rare. Bravo à vous »

J’ai proposé de noter cette remarque inestimable et surtout rarissime et c’est là que la serveuse a manqué de s’étouffer !

 

 

19 commentaires

Le retour de Super Nanny

super nannyNe me dites pas que vous ne connaissez pas Super Nanny (paix à son âme). On aimait ou pas, mais en tant que parents, il est inimaginable de ne pas la connaître.

Son costume 3 pièces, son air froid et pincé (derrière un cœur tendre), sa manière de dégainer ses règles et de re-booster des parents définitivement dépassés par leurs gosses.

Merci M6.

Ou pas.

Cela m’est arrivé de regarder ses émissions.

Mea culpa.

Cela m’est arrivé de me dire, alors toute jeune maman innocente (et naïve)(et pleine de préjugés débiles), que cela ne pourrait jamais m’arriver. Être confrontée à de telles situations.

Mes culpa.

Sincèrement, mes enfants sont « faciles » (détestez-moi). Ils ont dormi tôt et depuis, je n’ai aucun souci ni pour les coucher, ni pour les faire siester – même passé 5 ans. Marie dit d’ailleurs que j’ai des « faux nains », j’ai vérifié à la page de son livre consacré à leur description… en effet.

Les enfants mangent bien. Ils préfèrent évidemment je vous rassure, les pâtes aux légumes mais, ils en mangent facilement et sans qu’ils soient planqués sous la purée. Ils goûtent tout, quitte à recracher (dans notre main) (eurk) !

Par contre, vous le savez, j’ai régulièrement des soucis de comportement avec Choupie principalement. Un caractère bien trempé. 8 ans désormais, si petite encore, mais pourtant déjà si… précoce. Elle est en avance à l’école ? Non, pas en retard certes, mais non je dirai plutôt qu’elle est précoce dans cette matière préférée des préadolescents : l’insolence.

Portes qui claquent, yeux qui se lèvent, accompagnés par un terrible soufflement de bouche marquant son exaspération.

Exaspérée qu’elle est d’être traitée ainsi par des parents qui osent diriger, commander… pire : lui dicter ce qu’elle a à faire !

Mazette ! Rendez-vous compte ! Quelle terrible vie !

Sans compter que rien ne va. Ba non, on n’a pas été à Disneyland depuis 1 an (par contre on est allé à Astérix) et puis elle n’a pas la poupée machin (seulement la bidule). Imaginez donc ! Ce n’est pas comme si elle allait régulièrement assister à des spectacles, comme si elle avait eu son anniversaire d’animer par une professionnelle, comme si sa maman n’était pas présente chaque soir dès 18h pour s’occuper d’elle (et de son frère). Ah tiens, justement, en voilà un sujet d’excuse exaspération… son frère !! Enfin bon, ça dépend : tant qu’il lui obéit, ça va.

BREF ça + plein d’autres trucs agaçants pour elle et en conséquence, pour nous = nous revoilà partis consulter une psychologue.

Qui nous a demandé, entre autres, de noter ses colères. En indiquant le contexte et nos réactions à tous.

Autant vous dire que j’ai acheté un cahier de 250 pages.

Petits carreaux. A spirales.

Choupie est-elle un tyran ? Comme le décrit si bien le dossier du Nouvel Obs de la semaine dernière…

Il y a des exagérations dans ce dossier, je n’en doute pas, cependant  je ne peux pas vous cacher que j’y retrouve un peu de notre vie, de notre façon de faire avec les enfants, un peu également du retour que nous a fait dernièrement la psy de Choupie… Notre fille ne souffre pas d’un manque affectif, mais d’un TROP PLEIN d’affection.

En gros, j’explique, je négocie, je tente de calmer. TROP.

Ce jour-là, Super Nanny était en face de moi – en nettement plus jeune et plus jolie – madame, il faut expliquer les règles à votre enfant. Elle doit savoir ce qui l’attend si elle ne les respecte pas. Et comprendre, à l’inverse, ce qu’elle recevra de positif si elles les respectent. Maintenant, choisissons des objectifs et tenons-les.

Aie

ça m’a fait tout drôle… mais… je pense que cela va me faire du bien. Je me pensais « stricte » et « sévère ». Finalement non. ou alors maladroitement.

J’attaque la nouvelle méthode. L’objectif final : que Choupie se sente mieux, maîtrise ses colères et ses excès, que son stress diminue et que ses angoisses soient maîtrisables. Autant vous dire que je suis motivée. Je passe trop de soirées difficiles. Trop de week-ends gâchés ces derniers mois. Elle me fait trop mal au coeur depuis déjà près d’un an.

La psy ne m’a pas – encore – demandé de compter jusqu’à 3 avant de sévir… la suite à la prochaine séance.

63 commentaires

Mon p'tit, si grand

Shooting photo pour Melijoe.com

En le regardant faire le mariole, son activité favorite, en l’écoutant décliner sur tous les tons possibles : « tête de nouille, tu cherches les embrouilles » , suivi d’un hurlement de rire, qui déride n’importe quel grincheux de la maison de retraite voisine, vous ne pouvez pas deviner qu’il est en plein changement. Moi la première, j’en doute.

5 ans et demi (le 1er janvier prochain)

A cet âge, on est insouciant, un peu gauche, on appréhende l’entrée à la Grande Ecole dont tout le monde nous parle – enfin surtout Tata Suzanne – comme du St Graal.

Le p’tit lui, il ne l’appréhende pas du tout. Il la réclame. Facile, sa soeur, son idole des jeunes de toujours y est. Ça aide. Mais pas que.

Le p’tit a demandé à apprendre à lire il y a quelques mois déjà. Moi qui pensait qu’il allait se la couler douce à écouter sa soeur lui lire des histoires. Non. Il veut apprendre aussi. Depuis quelques semaines donc, on a repris la même méthode que pour Choupie. A ce jour, le P’tit déchiffre parfaitement les sons simples. Mon nouveau petit begayeur ! On pense que d’ici la fin de l’année, il lira couramment. Une chose est certaine, il saura parfaitement lire à son entrée en CP. Comme sa soeur.

Et parce que cela ne suffisait pas (?) à me faire prendre un bon coup de vieux, le p’tit, suceur de pouce par excellence, vient d’arrêter, comme ça, d’un coup. Du jour au lendemain. En se marrant, il a dit à l’Homme un soir : j’arrête. L’Homme se souvenant de LA galère qu’avait été l’arrêt (sur un mois, avec pleurs quasi quotidien de souffrance) pour la puce, lui a dit banco, on met un rond chaque matin où tu n’as pas sucé ton pouce, au bout de 10, tu choisis un jouet dans le magasin  Si on te voit sucer ton pouce, on efface tous les ronds.

Je vous le donne en mille ?

Alors que MONSIEUR chouinait pour pouvoir le prendre en voiture ou devant un DVD. MONSIEUR, qui a 14 mois, suite à son accident de pouce n’avait pas pu le sucer pendant 1 mois et l’avait repris immédiatement le bandage enlevé. MONSIEUR a arrêté du jour au lendemain, d’une minute à l’autre.

Scotchés les parents (et ruinés aussi – rapport à la récompense promise).

Pendant ces 10 jours, on a tenté de le prendre en flag’ : rien à faire. Pensez bien que Choupie a bien vérifié également. Non. Plus de pouce.

Je lui ai dit au revoir maman !

Je le savais. Je le savais que j’aurai du mal à voir grandir mon 2e. Car dernier. Autant vous dire que je déguste surtout que ce bourricot va encore plus vite que sa soeur !!

Ambivalence comme tu nous tiens, nous mamans, je suis fière de lui mais j’ai du mal à me dire qu’on ne reviendra pas en arrière. Que mon bébé grandit vraiment. Trop vite.

Heureusement, mon P’tit reste un p’tit quand il s’agit de se dire bonne nuit, de faire des câlins, des bisous par milliers (bisous normal, bisous papillons, bisous esquimaux…) d’abuser des appels après coucher et ça, finalement, je m’y accroche tant que je les ai !

Et fort, croyez-moi !

 

34 commentaires

 
Top