J’aurai pu démarrer à nouveau ce billet par un extrait du sketch de Florence Foresti, mais bon, je ne veux pas me faire voler la vedette ! mouahhha (oui je vais mieux)
Il se trouve que suite à mon article de mardi sur la dépression post natale (qu’elle est vilaine mais qu’elle est courante et normale), j’ai reçu un petit mail d’une collègue blogueuse qui m’annonce donc que le jeudi 2 décembre, elle publiera avec d’autres collègues un billet sur le thème de la « césarienne ». Elle m’a proposé de me joindre à elles : Oum (un blog, une maman), Cranemou (le deuxième ), Mamafunky et Mamanwhatelse donc.
J’ai accepté, pensez bien !
Parce qu’en plus il semble que je fasse figure d’exception (qui confirme la règle ?), parmi elles en tout cas, puisque moi, ma césarienne, je l’ai très bien vécu.
Mais c’est certain que j’avais de bonnes excuses pour bien la prendre cette césarienne imposée : bébé en siège et surtout hypertension de fin de grossesse. Je vous passe les détails, mais j’ai passé le 8e mois au repos et surtout à flipper comme jamais pour ma peau et celle de mon bébé, visitée tous les 2 jours par une sage femme des plus adorables heureusement pour vérifier ma tension et bien sûr la santé de ma choupie. On m’avait même annoncé un retard de croissance (mais en fait, c’est surtout un trompage des mesures !!! grgrgrgr bref, elle faisait 2kg700 à la naissance avec 3 semaines d’avance, ça va quoi !). Sympa quoi.
Du coup, quand en sortant de mon dernier cours d’accouchement sans douleur (ahhhhhhhhh ce nom me fait toujours autant marrer – bref), j’ai encore vu des « petites mouches », signe d’une tension bien trop haute, mon homme a prévenu la sage femme et je me suis très vite retrouvée monitorée (au moins j’étais déjà sur place hein) et piquousée. La sentence est tombée : « cette fois on vous garde, si les résultats sont mauvais, on ouvre demain » (la classe)
Finalement, j’ai tenu 5 jours hospitalisée à l’étage des nouvelles mamans (la classe aussi, toi qui tient bon pour avoir le tien en bonne santé le plus tard possible – re bref)
Alors oui, ma césarienne, je l’attendais, je savais qu’à ce moment là, mon bébé serait mieux dehors que dedans !! J’avais juste envie de tenir ces quelques jours de plus qui suffiraient à la faire grossir encore un peu, afin de pouvoir la garder avec moi…
Alors oui, à 9h du matin, quand les bras attaché en croix, j’ai entendu « on y va tout va bien se passer », j’étais déjà soulagée (et droguée aussi faut dire).
Je n’ai absolument pas eu l’impression de ne pas avoir réussi à mettre mon bébé au monde « normalement », parce que c’est quoi « normalement » ? Ba pour moi c’est qu’il sorte quoi ! Quelque soit la manière !!! L’important n’est-il pas de l’avoir dans ses bras, même 2 heures plus tard ? Mais l’avoir ??
Je comprends parfaitement que des mamans soient déçues de devoir passer par une césarienne, mais je pense que le problème principal qui engendre des réactions négatives chez certaines mamans, c’est encore une fois : la NON INFORMATION. Les cours d’accouchement par exemple ? On parle de la césarienne… allez …. 10 minutes ?
A mon sens, les futures mamans devraient être toutes informées que oui, cela peut arriver, dans telle et telle situation, que ce n’est pas un échec, mais juste une question de sécurité, de survie même parfois !!
Quant aux douleurs… écoutez, moi j’ai fait les deux (puisque pour le p’tit ensuite j’ai pu accoucher par voies basses) et je ne n’étais pas spécialement mieux la 2e fois… en même temps, j’avais pris sur moi pour choupie, j’étais debout dès le lendemain (au grand étonnement des sages femmes et puéricultrices qui hurlaient « mais c’est la césa qui est débout là dans le couloir !!!! »). Césa ou épisio : tu marches en canard de toute façon. Tu cries ta race un peu plus pour l’allaitement en effet mais la mise au sein permet d’accélérer la remise en place de l’utérus, alors faut ce qu’il faut hein …. je sais je positive… les douleurs sont comme toujours différentes pour chaque maman, idem pour le « ressenti »… moi j’étais juste heureuse que tout se termine bien, cela a dû faire passer la pilule !
En tout cas, il est indispensable de SAVOIR, de se renseigner avant, d’avoir en tête que même jusqu’au dernier moment, on peut être césarisée et ainsi ne pas vivre ce moment comme un échec ou une déception. L’essentiel reste la santé de la maman et du bébé à naître !

