Il était une fois, une jeune et belle maman (oui ba hein, ça fait du bien au moral de s’auto-congratuler, essayez donc un peu !), de 2 épuisants adorables monstres enfants. La choupie, 3 ans 1/2 n’a jamais été très fan des câlins avant ses 2 ans environ, on s’en servait même pour la faire fuire : « tu veux un bisou ma princesse ? », « Nannnnnnn », répondait-elle en partant en courant ! Très pratique mais un peu frustrant pour de jeunes parents gagas (oui je ne suis pas qu’indigne, je suis aussi gaga, pour la définition c’est ici).
Depuis sa naissance, le baveux, lui semble un peu plus penché sur la question, nous avons déjà droit à des bisous baveux (mais bien bien baveux hein !) et il vient même très facilement contre moi lorsque je suis allongée, à tenter de me reposer, pour me faire un câlin : j’ADORE !
Par contre, depuis environ 2 semaines… je vis un enfer (non cette fois c’est pas l’histoire de l’exil, des travaux, et tout et tout)… Je vous explique, en quelques mots : JE NE PEUX MÊME PLUS ALLER PISSER TRANQUILLE !
A 1 an, il ne dit qu’un seul et unique mot, parfaitement employé : MAMAN (ou plutôt : mamaman). Je l’entends toute la journée, dans la voiture, dans la chaise haute, quand il avance à 4 pattes vers moi. C’est mignon… oui mais c’est lourd ! Lourd surtout, le fait que je ne peux plus disparaitre de son champs de vision à moins de déclencher une véritable alerte nucléaire, des larmes de crocodiles hallucinantes, un désespoir total le rempli… pauvre petit chou… oui et pauvre moi ! (j’aime qu’on me plaigne hein ? ba ouais c’est aussi fait pour ça le blog !)
Avant hier, son papa est venu le lever de son lit (à 7h… yes ! c’est mieux que 6h30), eh bien il s’est mis à hurler de plus belle et à faire demi tour dans son lit ! Je suis apparue, et là, oh miracle, le soleil de sa vie est entré dans la pièce et tout allait mieux…. dans mes bras !
Alors évidemment, au début, j’étais pas peu fière, maman, maman, maman, c’est tellement chou, de se savoir aimé, de se sentir indispensable….
Mais c’est marrant, ça m’a vite passé ! Depuis que je ne peux plus me déplacer de plus de 2 mètres de lui, ne serait-ce que pour aller aux toilettes ! Dès qu’il me voit apparaitre, même s’il jouait calmement, il chouine, roule vers moi et me tends les bras.
Je viens de passer mon mardi après-midi et mon mercredi à :
– le faire marcher dans toute la maison, de la cave au grenier, en passant par le jardin, on a bien dû faire 3 km ! J’ai le dos cassé (ça m’apprendra à être grande)
– à dire à sa sœur que je suis désolée de ne pas pouvoir lui lire une histoire ou jouer avec elle, parce que son frère ne voulait pas s’assoir pour jouer !
– le prendre dans mes bras pour calmer ses colères
– tenter d’oublier que je rêvais d’une sieste !
Bref, je suis crevée, le pot de colle est usant, c’est pas au 8e mois normalement qu’ils font ce genre de crise ? Nan parce que choupi ne m’a jamais fait ça, et je suis carrément pas habituée !
On me dit que ce sont « les garçons » (saloperie d’espèce 🙂 ) qui sont ainsi avec leur maman. Je ne peux m’empêcher de penser à un candidat de Koh Lanta l’an dernier, qui a abandonné au bout de quelques jours parce que je cite « je suis déprimée, ma maman me manque trop, ma femme aussi ».
Qu’est ce que j’ai pu en rire…. jusqu’à l’arrivée du pot de colle.
Donc officiellement aujourd’hui, je dépatise le « baveux » pour « pot de colle ».

