Dèja plus d’un an et je crois que je ne suis jamais venue vous en parler ici. J’ai laissé quelques traces de ma routine sportive sur les réseaux sociaux (instagram et facebook), mais rien ici.
Il est temps d’y remédier avec un petit bilan « un an après ma VRAIE reprise de sport régulière »
Il m’aura fallu de nombreuses années après la naissance des enfants pour me remettre réellement au sport. Les raisons pour ne pas l’avoir fait auparavant sont toutes réelles même si, évidemment, à un moment, il faut arrêter de se chercher des excuses et assumer tout simplement que : je n’étais pas prête.
En fait, il a d’abord fallu que je me reconstruise psychologiquement et m’organise sur d’autres axes. La question du sport – enfin, d’une activité physique VRAIMENT régulière – est arrivée bien après.
J’ai compris qu’il ne servait à rien de se forcer. Qu’il ne servait à rien non plus de vouloir tout bien faire en même temps. J’en ai donc d’abord pris pour me construire en tant que maman d’un enfant, puis de deux, puis de les faire grandir ces enfants… Ensuite, j’ai reconstruit ma vie pro en l’alignant avec ma passion, cela demande beaucoup d’énergie et de temps. J’ai jonglé. Comme vous toutes hein.
Et puis, il y a eu, souvenez-vous cette proposition via le blog un peu folle, il y a 4 ans. Celle de me faire courir Odyssea. Alors bien sûr, j’avais adoré. J’avais même, sans vraiment m’entraîner, poursuivi par deux ou trois autres courses : La Parisienne, Nike (mon 1er 10 km), à nouveau La Parisienne et toujours, Odyssea. C’est une course que j’aime beaucoup. Pour la cause qu’elle défend et puis pour son parcours dans le bois de Vincennes. Dimanche dernier, je l’ai à nouveau couru (10 km) et j’ai amélioré mon temps depuis l’an dernier. J’ai gagné près de 5 minutes sur la distance.
Petit à petit donc, j’ai repris goût au sport. Ancienne sportive (enfance, adolescence et « jeune adulte), j’ai retrouvé ces merveilleuses sensations (celles d’après séances) : le shoot d’endorphine. A cela s’ajoute la satisfaction d’avoir bougé son popotin, la fierté d’avoir dépassé ses limites. Et surtout d’avoir pris du temps POUR MOI.
Depuis l’été 2016 donc, je « m’entraîne » chaque dimanche matin, environ 1h30, parfois un peu plus. C’est parti d’une simple remise en forme – en amoureux, durant l’été. On avait le temps, l’envie, on a commencé à s’entraîner un peu, on a acheté des cordes à sauter, puis, on y a ajouté des poids. Enfin, on a ritualisé les séances, au parc près de chez nous. Au début c’était difficile de se lever. Mais très vite, je dois bien l’avouer, la perspective d’aller prendre l’air, de courir, sauter, se dépenser… mais aussi se retrouver… a largement pris le dessus sur l’envie de rester au chaud sous la couette. Cerise sur les burpies, nos super potes parents sont venus relever le défi avec nous et c’est depuis presque qu’un an que l’on est désormais 4 à sincèrement se marrer (et râler) tout en faisant des squats, des climbers et ces satanés gainages. On rigole beaucoup, on se fait du bien, on se motive. C’est un rendez-vous que je déteste manquer. On fait tout pour y aller chaque dimanche, qu’il pleuve, fasse -5 degrés ou 30 (mais là c’est plus rare hein, on est à Paris tout de même). Des deux côtés, on essaye de décaler nos déjeuners pour « avoir le temps de faire le sport ». Pendant ce temps nos 4 enfants sont ensemble : ils jouent (l’hiver au chaud, l’été au parc avec nous). Tout le monde est content. C’est un peu notre rituel du dimanche Jacques Martin à nous.
Alors, je vous arrête de suite, ne me demandez pas combien de kilos j’ai perdu. J’en ai pris 2. Mon endocrinologue, qui me suit pour ma thyroïde disjonctée, m’a gentiment dit : « ça doit être du muscle », ouais bien sûr. #excuse
Mon but n’était pas de mincir (tant mieux du coup). J’ai tout de même la peau plus lisse au niveau du cuissot et du fessier et je ne suis pas la dernière à apprécier (ah ah ah), cependant, non, pas de changement radical de silhouette (alouette), mais par contre, qu’est-ce que je me sens mieux !
Mon objectif était de réinstaller une vraie régularité d’activité physique. Dans le « manger/bouger » je ne cochais en effet qu’une case. Désormais, je peux vraiment dire que je fais du sport.
Bien sûr, cela serait encore mieux si je faisais une séance supplémentaire en semaine, mais soyons honnête : no way ! Je ne me cacherai pas derrière le « je n’ai pas le temps » (et pourtant je ne l’ai pas), car je sais qu’on peut quand on veut. Nia nia nia. Ouais, mais non.
Niveau dépense, pas de sponsors ici : j’ai acheté en juin ma dernière paire de baskets Salomon (axée crossfit) au Vieux Campeur, mon ancienne paire avait 4 ans (oups) … je n’ai pas de montre connectée, j’utilise la version gratuite de runkeeper pour chronométrer mes courses, j’ai une corde à sauter avec des poids dans les poignets (c’est EXTRÊMEMENT contraignant au début, mais très efficace) – offerte par mon cher et tendre, voyez un peu comme on s’aime – et j’ai investi cet été dans une brassière North Face.
Voilà, j’avoue être très fière. J’ai reussi, 11 ans après être devenue maman. Vaut mieux tard toussa toussa.


