25 octobre 2019

La sexualité de nos adolescents : comment en parler ?

J’ai bien longtemps hésité à l’aborder ici déjà le sujet ! AH AH AH

Cependant, figurez-vous que je me pose les mêmes questions que tous parents normalement constitués depuis que je vois ma fille grandir (et mon fils, ça commence également). Si on parle de taille, je pense qu’elle n’en n’a plus pour beaucoup de centimètres d’ailleurs, sa taille adulte est quasiment là, elle sera donc plus petite que moi finalement ! M’enfin je mesure tout de même 172 cm, c’était pas gagné.

Pour ce qui concerne donc l’adolescence et toutes ses transformations physiques et psychologiques, je suis à fond dedans depuis son entrée en 6e. L Là où tout a clairement commencé à partir en vrille.

Depuis, je lis beaucoup, j’écoute énormément, d’autres parents, des psy, des coachs, des podcasts, je bois aussi. AH AH AH

Blague à part, je suis – comme très souvent dans ce merveilleux monde de la parentalité – tiraillée entre les crises, les peurs, les conflits, bref les trucs un tantinet relou et en même temps, ba… j’aime bien ! En fait, je dois l’avouer, je grandis, encore et toujours avec elle. D’autant plus que je n’ai personnellement jamais fait de crise d’adolescence. Je découvre, je morfle mais finalement, j’apprends.

Parmi mes outils préférés, je citerai les copines toujours là pour sécher mes larmes (et boire un coup), mes gants de boxe et mes baskets pour me défouler, le groupe totalement privé sur Facebook que j’ai créé pour échanger avec d’autres mamans (coucou) qui galèrent aussi et qui ont besoin de partager sans peur d’être jugée, en toute confidentialité (ouais je sais Facebook tout ça uh uh) (non mais vraiment).

Evidemment, j’ai lu plein d’ouvrages et je voulais surtout revenir sur celui-ci : Sexpérience : les réponses aux questions des ados (Chez Robert Laffont)

Isabelle Filliozat n’étant déjà clairement pas la nana qui débarque dans le domaine de l’éducation, l’a écrit avec sa fille, coach en relation intime et sexuelle ! Ensuite, vous me connaissez je pense, je n’aime pas qu’on toque chez moi – tel LE SAUVEUR de l’humanité – avec des YAKAFOKON et autres injonctions. Ici c’est plutôt « Z’êtes mignonnes mais je fais ce que je peux et chacun à son histoire, son contexte donc bouclez-là« . Et justement, ce bouquin-là, il est vraiment pour nos ados. A partir de 13 ans, honnêtement, ça me parait un tantinet trop juste (encore une fois, pour chez nous), je l’ai lu, ça aborde vraiment TOUT.

Je le trouve sincèrement hyper bien foutu. Chapitre après chapitre, les autrices parlent en même temps aux filles et aux garçons. (je déteste les bouquins « pour les filles » et « pour les garçons », il est tellement intéressant de savoir ce qu’il se passe chez l’autre sexe justement !) Les illustrations sont nombreuses et très claires. Il n’y a aucun tabou, justement, l’idée est de les faire tomber au maximum. Ces questions, même si vous avez la meilleure des relations avec vos ados, ils ne vous les poseront jamais. Et c’est normal ça aussi. Donc, vaut mieux leur mettre à disposition de bons outils. Facile à lire, ou simplement à feuilleter. Cela explique tout avec les bons mots. On y parle cycles, premières fois, consentement, viol et pornographie. A l’heure où l’on nous annonce que la plupart des collégiens ont déjà vu un film porno (en tapant 4 mots sur internet et en cliquant sur un pop up « oui oui j’ai 18 ans »), il est plus qu’indispensable de leur en expliquer les dessous. Dans le livre, on y retrouve les « astuces du montage », des interviews d’actrices. Bref, tout y passe et j’ai envie de dire MERCI. Parce qu’encore une fois, j’ai beau être hyper détendue je ne me vois pas expliquer tout ceci à mes enfants et surtout, même si j’y arrivais, venant de leur mère, ils n’écouteraient pas. Le livre va donc trouver sa place dans la bibliothèque familiale accessible mais pas hyper en vue non plus, je vais leur signaler sa présence pour quand ils en ont besoin, rappeler notre disponibilité « au cas où ». Loin de moi l’idée de me décharger totalement de mon rôle mais, honnêtement, on ne peut pas être le meilleur interlocuteur pour tous les sujets donc autant bien s’entourer, nous aussi.

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