5 novembre 2019

Retour sur cette rentrée 2019/2020

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux (où je donne plus souvent qu’ici je l’avoue, des news, des infos, je dénonce des trucs « d’influenceurs » qui m’agacent aussi), donc : ceux qui suivent mes coups de coeur et de gueule quotidien sur instagram ont, je pense, compris qu’il y avait eu un peu de changement chez nous concernant la scolarité des enfants. Plus précisément de notre P’tit Grand qui a eu 12 ans cet été.

J’ai laissé des indices (mais ce n’était pas dans le but de faire du teasing), en demandant notamment de l’aide pour trouver des idées de lunch box… Il est temps, je pense, que j’en prenne du temps pour vous exposer un peu ce bouleversement. Pas simple car j’appréhende – même après 12 ans de blogging – toujours un peu les réactions. Comme à chaque sujet « important » que j’aborde sur mon blog, je précise à nouveau qu’il s’agit de notre contexte personnel et qu’il n’est pas obligatoirement adaptable, voir même pas du tout, à l’ensemble de mon lectorat : je vous en parle aujourd’hui, car j’aime partager avec vous depuis tant d’années des sujets sur la famille, ses joies et ses galères. D’autre part je pense que beaucoup ici nous suivent depuis longtemps, s’intéressent sincèrement et en toute bienveillance à notre « vie » (enfin ce que j’en laisse entrevoir), enfin j’ai aussi des demandes régulièrement par email ou par « MP » sur nos avancées avec l’ado, nos tests, réussites et échec dans l’éducation de nos deux enfants.

Ainsi, j’avais pris des gants pour expliquer à l’époque que nous avions fait le choix du privé. Aujourd’hui, je renfile mes gants pour vous raconter que nous avons fait cet été le choix du hors-contrat pour le P’tit Grand.

Pour rappel, le p’tit bonhomme nous a fait un glissement CP/CE1. Depuis, après son année en école publique, il est passé, avec sa soeur, en primaire privé où tout se passait sincèrement bien. Son entrée en 6e dans le très côté collège de sa grande soeur s’est fait naturellement. On ne s’est pas posé un milliard de questions, il était pris quasiment d’office, on n’allait pas se prendre la tête. 6e, 5e… notre P’tit… c’est un gentil. Il faut aller en cours, alors, il y va. Surtout qu’en parallèle sa frangine nous posait pas mal de souci (toujours d’ailleurs) et occupait bien son père et moi nos soirées, nos week-ends et notre esprit (Amen). Il passait donc un peu « après » et comme il allait « bien », nous n’avons pas trop fait attention à ces petits signes… en tout cas pas jusqu’il y a environ 6 mois où j’ai pris plus de temps pour l’observer. J’ai fini par relever beaucoup de « je ne veux pas aller en cours, c’est nul, je m’ennuie, on n’apprend rien, les profs crient« , il y avait ces soirs (fin de week-end/vacances surtout) où il était même vraiment pas bien. Le p’tit clairement, il allait en cours pour les copains et jouer au ping-pong à la récré. Vous allez me dire « ouais eza comme tous les préados« . Certes. Mais je n’irai pas dans les détails, je pense que vous comprendrez si je vous dis que je le sentais moyen. Disons que « pour le moment », il était gentil, sérieux mais je me suis dit qu’avec l’arrivée de l’adolescence, la vraie, ça risquait de prendre une autre tournure… J’ai donc commencé à chercher tranquillement un plan B. Au cas où. Une autre école, peut-être moins grosse, moins « élitiste », plus adaptée à son mode de fonctionnement… et je suis tombée entre autres sur cette école (primaire, collège, lycée), près de chez nous en plus. Hors contrat. Elle accueille des enfants zèbres, précoces, surdoués, appelons-les comme vous voulez. Elle accueille surtout des enfants qui ont besoin d’humain et de sens pour apprendre. Encore plus que la moyenne.

Nous avons assisté à la réunion de présentation. Pour voir. C’était en mai. En écoutant, on a réalisé à quel point ce type de structure devrait exister pour TOUS les élèves. Mais évidemment… on en est loin, très loin. Il n’y a qu’une classe par niveau (désormais 2 au lycée), 19 élèves par classe. La liste d’attente est donc impressionnante, malgré les frais de scolarité (impressionnants aussi). Nous avons décidé de déposer un dossier, il n’y avait pas d’urgence à changer, l’idée était d’avoir ce fameux plan B en cas de gros soucis. Sans nouvelle jusqu’à début juillet… et cet appel. Une place se libère pour la classe de 4e, il fallait venir le lendemain pour une rencontre. Le P’tit était tout chamboulé… et nous donc ! Et s’il est pris ? Que faire ? Nous l’avions déjà réinscrit dans son collège, on avait même la liste des fournitures et les bouquins à lire pendant l’été… j’avais demandé à ce qu’il soit avec son copain en classe… Mais de l’autre côté, un collège « de rêve » l’attendait… En 48h j’ai retourné tout le web, échangé avec des parents d’élèves trouvés sur des groupes facebook, le P’tit avait – quel hasard – un nouveau copain au centre sportif où il allait le matin qui était justement dans CE collège ! Il a pu lui en parler… et confirmer son propre ressenti : c’était vraiment là qu’il devait aller, malgré la peur du changement.

Et nous donc… je me suis retournée le cerveau pendant des semaines, même après avoir dit oui… et puis fin août, j’ai pu échanger avec une copine lectrice blogueuse (le monde est petit) dont le fils est là-bas depuis 3 ans. Quel soulagement cela a été pour moi ! Le P’tit a fait sa rentrée, j’ai passé la journée à stresser. Je l’ai récupéré heureux !! En quelques jours on l’a vu changer. Il aime aller au collège (oh je vous rassure, il préfère encore rester à la maison hein !), il trouve les cours ludiques et intéressants. Il bosse un peu plus (YOUHOU), il a d’excellentes notes et d’autres moins bonnes, mais on s’en fout. Il est tiré vers le haut par des copains hyper chouettes, accueillants, bienveillants. Il n’y a plus de moqueries, plus de cris. Le plus frappant ? La veille des vacances de la Toussaint, il nous a dit être étonné que cela soit déjà les vacances (nous aussi tiens, cela revient si vite), il n’a pas vu le temps passer. Il ne s’ennuie plus. Il fait de l’astronomie et de l’anglais renforcé. Il fera philo au second semestre ! Ses profs ne sont pas profs, ils viennent de partout avec cette même envie d’aider, de transmettre, de s’adapter, mais aussi d’expliquer à leurs élèves qu’il y a des contraintes dans la vie et qu’il faut aussi faire avec. Il n’a pas de cahiers de format, de couleur obligatoire, il a un trieur et un agenda.

Comme j’aime le dire autour de nous : je sais qu’il y aura des trucs qui n’iront pas. C’est évident. L’école parfaite n’existe pas et surtout nos enfants évoluent et leurs besoins changent (et pas leurs établissements). Je ne dénigre absolument pas le système classique qui convient parfaitement à notre fille par exemple et à une très grande majorité d’enfants ! Mais en attendant, nous sommes sûrs que ce changement était une vraie bonne idée pour notre fils. Maintenant, nous assumons, financièrement, c’est plus compliqué, mais le bien-être de nos enfants n’a pas de prix et nous travaillons dur son père et moi, autant que ça serve ! AH AH AH. Je dois aussi lui faire son déjeuner 4 fois par semaine. Je me suis mise aux lunch box ! On en parlera dans un prochain billet de blog !

Je suis à votre disposition si vous avez des questions, je répondrai ici, ou en privé. Mais je répondrai. Merci de ne pas « juger » ce choix, encore une fois, c’est notre contexte, notre enfant, notre vie.

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29 commentaires

  • MissCoquelicot
    5 novembre 2019 at 18:22

    Tu as trouvé l’école qui lui va bien ? il est heureux ? heureux d’aller à l’école, de retrouver ses copains, d’apprendre, mais bravo !!!
    et j’aime bien suivre tes péripéties familiales moi aussi 🙂
    J’ai 2 filles parfaitement dans le moule scolaire, tant mieux pour elles aussi ! et pour mon fils, ce sera peut être différent, pour le moment, ca va, il a le même âge que le tien, on verra pour la suite 🙂

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    • Suzanne
      6 novembre 2019 at 07:11

      Ma foi s’il s’y sent bien c’est finalement le principal et que vous avez fait le bon choix ! Je suis devenue professeur des écoles et je ne peux que confirmer que le système public n’est pas du tout adapté à tous ces cas particuliers que sont nos enfants : aussi bien ceux qui galèrent que ceux qui sont au top niveau….En tant que parents on ne souhaite que le meilleur pour nos enfants et si ça doit passer par un collège hors contrat alors il ne faut pas hésiter surtout si on « peut » le faire.

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    • Claire
      6 novembre 2019 at 07:31

      J’admire…nous qui sommes passes au privé pour le grand contraints et forcés…je ne sais pas si on aurait franchi ce pas là. En attendant si ton schroumpf se sent bien c’est l’essentiel. Biz

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    • Natacha sans gluten
      6 novembre 2019 at 22:05

      C’est chouette que tu continues de partager avec nous tes tranches de vie, tes choix.
      Bravo pour ce cheminement et heureuse que tout aille bien pour ton grand!

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  • Ariane
    5 novembre 2019 at 19:46

    Je trouve perso que tu racontes très bien votre cheminement. Du coup je ne vois même pas comment quiconque pourrait faire une remarque négative. Vous faites vos choix de parents et vous êtes les mieux placés pour faire les bons. Merci pour le partage d’expérience. (Pour info j’ai deux grandes filles sorties du système classique mais pour autant je conçois qu’on puisse penser autrement selon ses enfants.)

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  • Sandrine
    5 novembre 2019 at 20:02

    Oh je suis contente de lire ça, que ça va bien, qu’il est heureux d’aller à l’école. Jaimerais tant ça pour le mien, mais si peu de possibilités par chez moi. Je crois les doigts pour que ça dure le olus longtemps possible.
    (Ca m’a toujours bluffé ces gamins « aimants », où on apprends, ensuite, par hasard, que, c’est drôle, lui aussi, son copain est concerné)

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  • Anais
    5 novembre 2019 at 20:10

    Super si ça lui convient c’est bien ça le plus important !!! Les autres comment dire ça… bah on s’en moque

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  • Christelle
    5 novembre 2019 at 23:26

    Comme je vous comprends! Notre fils (juste 7ans) était au bord de la phobie scolaire à la fin de la grande section (maux de ventre, pleurs, refus d’aller à l’école tous les jours, harcèlement dans la cours de récré) c’était tellement douloureux pour tout le monde. Nous avons fait le choix de le mettre en école internationale (nous vivons à l’étranger et nous avions cette option). Mais on a hésité car du coup, il n’y a plus d’enseignement du français. Son père et moi sommes les seuls à l’aider à développer cette langue et puis, les écoles internationales, ça coûte le double des écoles françaises à l’étranger. Mais au final, tous les jours (et encore plus quand j’entends ce qui se passe dans l’ecole française) on ne regrette pas ce changement et cet investissement. On a retrouvé un enfant joyeux, curieux et qui courre presque pour aller en classe !

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  • Ginie
    5 novembre 2019 at 23:48

    Je commente rarement mais pour le coup je vais le faire…Pourquoi devrais tu te justifier d un choix qui semble si bien convenir à ton fils? C est ce qui m affole en ce moment…Je suis quelques blogs et les réactions des lecteurs inquiètent…. Je trouve formidable de tout faire pour le bien être de ses enfants…ce sont vos choix ils n ont pas à être discutés me semble-t-il…donc un seul mot : bravo.

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  • Audrey
    5 novembre 2019 at 23:52

    Pourquoi ferions-nous des commentaires négatifs? Vous partagez votre quotidien avec nous,n’êtes pas obligée de le faire!
    Tant mieux si vous avez trouvé la solution adaptée pour votre enfant ! Alors hélas Ce genre d’écoles est souvent très chère et peu accessible. C’est dommage, car selon les villes/quartiers, les enfants seraient bien mieux dans le privé, certains enfants dans une petite structure …
    Bon courage pour la lunch box 4 jours par semaine !

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  • Krys
    6 novembre 2019 at 06:53

    Je trouve cela super que cela lui donne l envie d apprendre.
    Je me pose juste une question ? Dans mon souvenir quand tu veux sortir du Hors Contrat pour revenir dans le circuit classique c etait complique ? Cela a un peu évolué ou pas du tout ?

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  • Delf&cam
    6 novembre 2019 at 07:07

    Coucou Eza, pareil je suis triste de voir que les blogueuses que j’aime tant se bride à cause de haters qui polluent la toile. Continue à être toi même, tes vraies lectrices ne te jugeront pas pour tes choix de vie
    Pour en revenir au sujet, c’est chouette que le petit grand ai trouvé sa place à l’école. Je suis enseignante depuis quelques semaines et ça m’effraie de voir le nombre d’enfant qui sont dans des classes « normales » mais n’y ont pas leur place. Il faudrait tellement plus de classe comme celle de ton fils pour ces petits zèbres.
    En tant que maman et si j’en avais la possibilité, je n’hésiterai pas une seule seconde à y mettre mon fils qui n’est pas non plus à l’aise à l’école. Il a besoin d’être rassuré +++ pour travailler. Pour le moment il est tombé sur des enseignantes géniales qui ont su le mettre en confiance, mais j’appréhende le jour ou ce sera un enseignant qui ne saura pas y faire avec lui. Et comment l’en blâmer dans des classes surchargées…
    Bref un vrai débat

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  • Julesetmoa
    6 novembre 2019 at 07:27

    Avoir des enfants n’est pas une chose simple, surtout s’ils sortent des normes de notre société (et je suis bien placée pour le savoir;)). Tu as du écouter les signes de ton fils et c’est là le plus important. On prend des décisions des fois sans savoir si c’est la bonne mais au moins on les prend, on se bouge et tout ça pour leur bien être. Heureuse de lire qu’il est épanoui même si c’est triste de devoir sortir du chemin conventionnel pour que nos enfants soient bien

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  • Cajulitoon
    6 novembre 2019 at 07:57

    Si c’est ce qui lui convient et lui permettra de s’épanouir, c’est le principal. Il n’y a pas de règle, chacun es différent.
    Nous avons testé le privé hors contrat l’année dernière pour notre grand, mais pour d’autres raisons, car pas du tout le même âge. Pas de place en crèche, juste 1 jour. Pas d’assistante maternelle avec de la place et de toute façon, un bonhomme qui a besoin de collectivité, donc ça aurait été compliqué une ass mat (pour le 2nd, cela n’aurait pas posé de souci). Nous avons trouvé l’école privée hors contrat avec garderie matin et soir et qui prenait un enfant pas encore propre en pré maternelle. Et ce fut un an de bonheur. Un n’a de bienveillance. Une année a grandir, bien, heureux, épanoui, sans jamais être jugé. Ce fut un déchirement de le remettre dans le public pour la petite section normale. Même si tout se passe très bien. Mais nous ne pouvions pas continuer, ni financièrement, ni logistiquement parlant (l’école étant à 10km de la maison, je devais gérer les trajets matin et soir avant et après boulot). Et 2018-2019 m’a juste laissée sur les rotules.
    Alors oui, je trouve ça super que vous ayez trouvé ce collège pour ton petit grand. Et cela certainement un plus pour son avenir si cela le rend épanoui et bien dans sa peau.
    Pour les lunchs box, tu en as parlé avec Bao ? Ils ont du en faire plusieurs années pour leurs filles.

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  • Céline
    6 novembre 2019 at 07:59

    je ne regrette pas notre choix de vivre en banlieue, jardin, maison, balançoire etc …… mais je vous envie d’avoir ce choix d’école, ici tout est tellement limité 🙁 avoir un enfant qui s’épanoui est tellement gratifiant dans une vie de parent, et mes enfants auraient tellement plus besoin de ce genre d’école que de leur mère qui leur explique comment « faire avec » le système classique. Merci de prendre le temps de nous raconter

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  • Egalimere
    6 novembre 2019 at 08:11

    Mais pourquoi venir te juger alors vous avez choisi ce qui semble leieux pour ton fils, le plus adapté, le collège qui lui redonne le goût d’apprendre et la curiosité intellectuelle ?
    J’ai juste envie de dire que c’est super pour lui, pour vous, même s’il y a des contraintes financières et organisationnelles.
    Mon fils de 10 ans ne rentre pas « dans le moule de l’éducation nationale » et tu vois, je me dis que c’est ce genre d’école qu’il lui faudrait. Alors merci d’en avoir parlé. Merci de nous dire que des solutions existent pour les enfants qui n’arrivent pas à se faire à une certaine forme de système éducatif.
    Je vais me renseigner sur ce type d’école du coup.

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  • Clara
    6 novembre 2019 at 08:13

    Bonjour , mon commentaire sera négatif, mais pas sur vos choix familiaux qui sont courageux et plutôt logiques… mais quelle tristesse que faire le choix d’une école adaptée aux besoin de son enfant ne soit pas à la portée de tous, ni financièrement, ni géographiquement…

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  • Lucky Sophie
    6 novembre 2019 at 09:45

    Je trouve ça génial que vous ayez anticipé d’éventuels problèmes à venir et trouvé la solution adéquate, bravo !

    répondre
  • Delphine
    6 novembre 2019 at 10:48

    C’est une bonne nouvelle et comme tout le monde, je ne vois pas pourquoi tu aurais à te justifier. J’adorerais pouvoir inscrire Fiston ds ce genre de collège (pour l’instant, la 6e, ça va, mais comme disaient les instits, c’est un gamin « pas comme les autres »). Malheureusement, ce n’est pas possible, mais je suis ravie que ce le soit pour ton fils et l’ensemble de ta famille !!

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  • Maud
    6 novembre 2019 at 10:51

    Je pense que tu as bien fait tout simplement de le changer d’école. S’il est mieux plus épanoui c’est l’essentiel non? Belle journée à toi

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  • Marie
    6 novembre 2019 at 13:17

    Pourquoi te juger ?
    Tu es une MERE et tu veux ce qu’il y a de mieux pour tes enfants. Ce qui les rends heureux. Ton fils est heureux, il s’épanouit, il progresse, c’est ce qui compte. Je suis prof dans un collège public. Pendant longtemps mes collègues m’ont regardée de travers, en me demandant d’arrêter d’enseigner « différemment d’eux ». Mes élèves, eux, adoraient. Les plus en difficulté ne travaillaient pas plus chez eux mais venaient en cours avec plaisir et enthousiasme parce qu’ils ne se sentaient pas jugés ou stigmatisés, parce qu’au contraire leurs qualités étaient valorisées. Des années plus tard, on me demande des idées, des clés pour que les élèves s’impliquent et s’intéressent. Les mentalités changent et c’est tant mieux ! Ne te culpabilise pas, tu fais de ton mieux et c’est déjà énorme par rapport à certains parents. Bravo d’avoir eu le courage d’avoir fait le choix de ton enfant et non celui de la « normalité « . Bises

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  • MissBrownie
    6 novembre 2019 at 17:46

    C’est certainement ce style d’établissement qu’il aurait fallu pour T-Biscuit.
    Maintenant qu’il est au lycée, son envie d’apprendre alors que pour lui tout manque de sens, s’évapore lentement mais sûrement … déjà qu’elle s’était bien bien évaporer au collège… En attendant, il stresse déjà parce qu’il ne sait pas ce qu’il veut faire plus tard.
    Il a de la peine pour tous ses profs qui ne se font pas respecter et dont les cours ne ressemblent à rien … Il se demande comment il va pouvoir apprendre dans ces conditions, surtout qu’il ne veut pas essayer de faire seul.
    Chichi dit pour la première fois de sa scolarité qu’il n’aime pas l’école.
    Bref, supère nouvelle pour vous !

    répondre
  • katy
    6 novembre 2019 at 19:27

    c’est une reelle chance d’avoir ce genre de possibilités près de chez soi. En province, c’est plus compliqué souvent, et dès qu’on envisage un changement de collège ou d’école pour diverses raisons, il faut envisager aussi l’internat en même temps car c’est souvent géographiquement loin…et du coup on ne donne pas forcément suite.

    répondre
  • GASQUET
    6 novembre 2019 at 21:32

    Ahh Isa ! Quelle bonne nouvelle !!! Ne t’inquiète pas d’éventuels commentaires …. c’est votre choix, votre fils …. franchement depuis quand tu t’inquiètes du qu’en dira t’on ????
    Moi je te dis BRAVO ! Bravo d’être aussi à l’écoute des besoins de tes enfants !!!!! On veut connaître la suite et le menu des lunch box !!!

    répondre
  • Féelyli
    6 novembre 2019 at 21:57

    Je suis tellement contente que tout aille bien ! J’assume enfin ce même choix, après plus de 2 ans ! Je n’ai toujours pas réussi à écrire un billet sur le sujet, qui reste bien trop douloureux pour moi, j’en veux encore beaucoup à l’Education nationale de ne pas être capable de s’adapter à ces enfants-là. Aujourd’hui, c’est beaucoup de sacrifices et de trajets pour nous qui habitons en banlieue mais notre fils va tellement bien que ça nous importe peu…

    répondre
  • Sandra
    7 novembre 2019 at 05:09

    C’est top pour ton fils, ça va le réconcilier un peu avec l’école. Il faut juste bien le préparer à l’après, car les jeunes zèbres qui ont du mal avec le système ont du mal aussi souvent avec les règles du supérieur, or après le bac en France rien n’existe pour nos enfants malheureusement. Plus de bienveillance particulière, plus d’aménagements quasiment, et dans le monde du travail c’est encore pire.
    Bon courage, je souhaite de tout cœur à ton petit homme de prendre un maximum d’air tant qu’il est dans sa bulle d’oxygène, il en aura besoin plus tard.

    répondre
  • Rapin
    9 novembre 2019 at 20:15

    Bonjour,
    Je suis votre blog depuis presque un an et je n’ai jamais pris le temps de laisser de commentaires. En lisant votre dernier post je ne peux que m’y mettre.
    Tout d’abord bravo. Bravo d’avoir eu le courage de sortir votre fils du système classique.
    Enfin merci. Merci de partager votre expérience.
    Je suis maman de 3 garçons dont 2 zebres identifiés, le dernier est encore un peu petit. Mes deux aînés sont en primaire dans une école privée sous contrat et force est de constater qu’ils ne sont pas heureux et semblent commencer à s’éteindre. Nous nous posons très sérieusement la question de les changer d’école sans encore l’oser. Je serai très preneuse de votre experience si vous acceptez de la partager avec moi.
    Je vous remercie.
    Caroline

    répondre
  • Catherine
    15 novembre 2019 at 09:38

    Coucou! En te lisant j’ai eu envie de pousser un petit coup de gueule. Je te rassure: PAS contre votre choix (comment pourrais-je me permettre???), mais contre le système scolaire qui est tellement mal adapté aux besoins de nos enfants.
    J’ai la chance immense d’être prof dans une école « différente ». Une école publique. Une qui s’efforce d’amener chaque enfant vers SON meilleur à lui – pas pour en faire une bête de compèt, mais pour en faire un adulte bien dans sa peau et qui travaille à faire un monde meilleur (ça fait un peu secte quand je me lis… mais non, on voit les programmes imposés aussi! 😉 ). Une école qui a déjà permis à plein de gosses vivant dans des conditions personnelles et familiales parfois compliquées de terminer le lycée, et de faire des études. Grâce à un accompagnement le plus personnalisé possible, et grâce à de la bienveillance. Nous non plus, on ne convient pas à tout le monde. Ceux que le moule « marche ou crève » a déjà trop façonnés prenne notre principe de « on fait confiance aux enfants » pour de la bêtise. Non, c’est un choix. Mon école n’est pas parfaite. Mais en te lisant, je suis d’autant plus fière d’y travailler – encore une fois, n’y vois pas une critique envers toi. Je suis d’accord avec toi quand tu dis que ça devrait être accessible et abordable pour tous. On ne peut pas accepter que, pour un certain type d’école, il y a les enfants « dignes » d’être aidés, pis les autres. Ce qui ne veut pas dire que toi, qui es dans la « bonne » tranche, tu dois rester les bras croisés à regarder ton enfant être mal! Tu as raison de faire ce que tu fais – mais mon côté « John Lennon » regrette que ce soit le secteur privé qui prenne ça en charge. Je trouve ça un constat d’échec, en termes de choix de société. Mais super contente pour vous!!! Gros bisous!

    répondre
  • Catherine
    15 novembre 2019 at 09:42

    Et au fait, pour des idées « lunch box », tape « boîte à tartines » et tu auras les idées des Belges, pour qui c’est une normalité quotidienne, puisque les cantines ne sont pas systématiques chez nous. 🙂

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