annonce grossesse à sa meilleure amieou… comment j’ai terrorisé une future primi.
Oui, je sais, je suis affreuse. Je vous raconte.

Ma meilleure amie est une nulli. En plus d’avoir une écriture illisible : impossible de copier sur elle au lycée ! Cela fait donc 8 ans qu’elle ne peut que tenter de comprendre mes galères mon bonheur, même si elle joue le rôle, depuis peu, de belle-mère 4 jours par mois et la moitié des vacances scolaires.

Ma meilleure amie n’arrive quasiment jamais à me joindre du 1er coup par téléphone. Quand elle rentre du boulot, de mon côté c’est le marathon devoirs/bain/diner et espérance du dodo. Quand je suis disponible en journée, elle bosse.

J’vous jure.

Deux appels en absence en 2 jours, 1 message pourtant très classique « Coucou, ça va ? Ba écoute, j’essayais hein, au cas où, tant pis, on s’rappelle, bisous ». Je trouvais ça louche, alors quand vendredi soir mon portable a vibré avec son prénom dessus, j’ai senti qu’il fallait que je décroche. Oui, même là, au beau milieu d’un bus nous ramenant les enfants et moi de la pedopsy de Choupie. Oui, même là avec des enfants debout, ballotés par la conduite sportive du chauffeur.

« Allô »
« Ah chouette, j’ai réussi à te joindre, ça va je ne dérange pas ? »
« Nan nan c’est bon, on est dans le bus, ça va le faire – Choupie tiens-toi au barreau j’ai dit !!!!!!!!! »
« Bon, alors les vacances, le ski ça t’a fait du bien ? »
« Ouiiiiiii génial, tu penses hôtel – le p’tit bon sang, non tu ne tournes pas autour du poteau !!! – atta, j’te disais quoi »
« Que vous étiez à l’hôtel »
« ah oui, donc l’hôtel, super, j’ai rien eu à faire du coup : ni ménage, ni course, ni bouffe, t‘imagine mon bonheur – c’est marraine chérie – oui donc et accessoirement on a skié aussi – non je ne peux pas te la passer là c’est mon tour »
« C’est Choupie que j’entends, fais-lui un bisou »
« Oui mais non là je l’ai scotché au poteau du bus, ce chauffeur est… taré »
« Quoi ? »
« Le chauffeur conduit super mal quoi – non chut choupie mais purée arrête de répéter ce que je dis !! »
« Ah, ah ah »
« Marre-toi tiens, bon ça va ? – Les enfants on descend à la prochaine là »
« Ba oui, nous aussi on est parti à la montagne avec les filles, Choupie skie bien maintenant ? »
« Oui elle descend les bleus super bien – non chérie pas les rouges – et le p’tit commence à déraper… »
« Super ! »
« Ah bordel choupie tais-toi je parle à marraine là, non je te lui dirai pas pour les rouges »
« et sinon… »
« On descend allez grouillez vous !!!!!!!!! Le p’tit arrête d’appuyer sur le bouton de la porte, descend plutôt ! »
« Ça va ? »
« Oui super, on est descendu. Ah bordel je suis en nage là. Attendez-moi pour traverser !!! Donc tu m’as pas trop raconté ? ça va toi ? Faut qu’on se voit hein, sans les gamins cette fois. »
« Oui, très bien, en fait, je voulais te dire que… »
« … Le p’tit, Choupie ça suffit arrêtez de vous mettre l’un sur l’autre bon sang mais c’est pas possible !!!!!!!!!!!! Arf, ils sont infectes, je t’ai coupé ? »
« Oui je disais ba, je suis enceinte quoi »
« Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Choupie c’est la dernière fois que je te le répète si tu retapes ton frère, je lui dis de t’en refiler une !! Mais c’est génial ma poulette, je suis tellement euh… contente pour toi hein »
« Oui, ça va me changer hein ? »
« Oui, voilà, nan mais là c’est rien hein, tu sais ils sont fatigués, moi aussi toussa, et puis ils n’aiment pas que je sois au téléphone je pense. »
« Oui, oui je sais t’inquiète pas »
« Nan mais vraiment hein c’est que du bonheur »
« Ah ? C’est pas ce que tu racontes sur ton blog pourtant ! »
« Uh uh uh oui nan mais là faut pas non plus que je te flingue trop le moral, t’es à combien de mois ? »

Félicitations à ma plus merveilleuse et fidèle amie.

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Le retour des 9  + 1, cette fois notre invitée est la grande illustratrice Mademoiselle Caroline 

Découvrez vite ce nouvel opus consacré à l’attente de son accouchement… ça parle ménage, shopping, boucherie et techniques italiennes…

Oui je sais, lu comme ça, ça ne ressemble à rien, mais je vous laisse lire et regarder nos « oeuvres », mon texte est là

 

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On est de retour ! Tous ou presque (certains sont excusés pour cause de travail ou d’accouchement récent…)

Pour ce nouvel Opus, nous avons décidé de parler du suivi médical de la grossesse.

De mon côté, j’ai choisi de raconter ma propre expérience sous la forme d’un match.

Je vous laisse découvrir tout ça sur le blog directement.

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Je réfléchis (si si, ça m’arrive), le blog va avoir 4 ans… pourquoi pas en profiter pour se rencontrer ?
Si vous pouvez remplir ce petit sondage, cela m’aidera beaucoup !
Merci,

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Après Till The Cat et Pacco, cette année, en cette fête des Pères, j’accueille, avec un grand plaisir, un collègue de l’aventure « 9 blogueurs » : Papa Cube !!!!!!!!!
Merci de décliner tout d’abord votre identité, pseudo, âge, nombres de gnomes à charge, localisation géographique (ici e-Zabel, police nationale, vos papiers s’il vous plait)

Alors… En ce qui concerne l’identité, je m’appelle Michaël. Mon pseudo est « Papa Cube » car j’ai 3 filles (une grande de 3 ans et des jumelles de 1an) : Je suis donc un papa « au cube », papa³… Marrant non ? La famille Cube est localisée en Ile de France et j’ai bientôt 35 ans.

Working papa ou Home papa ou en gros, à part glander à la maison, tu fais quoi comme activités reconnues par la société ? (genre pour les paumées qui ne te connaissent pas encore… si si il y en a encore – les pauvres chut…)

Je suis un working papa, donc je ne suis que très peu à la maison… Et quand j’y suis, crois moi, je ne glande pas ! :D En dehors de ça mon loisir favori quand mes filles dorment est de m’occuper de mon blog Papacube. Cela me permet de partager des anecdotes sur mes trois filles avec d’autres parents (ou tout autre personne qui se sent concernée par le sujet !)

Une maman qui aide un peu, beaucoup, passionnément ou… ?

Maman Cube a arrêté de travailler à la naissance des jumelles pour s’occuper de nos 3 filles. Elle gère tout en semaine, je dirais donc plutôt que c’est moi qui ai le rôle d’aide les soirs, weekend et jours fériés.

Ton plus beau souvenir de papa (je sais c’est cucul, mais c’est un blog de fille ici tout de même, il faut respecter quelques règles de base)

Quand j’ai réussi à faire rentrer les 3 sièges bébé dans la voiture ! Plus sérieusement, il y en a plein, mais aucun n’est vraiment original (naissance des filles, annonce de la grossesse, premiers pas, premier « papa »…)

Ton blog : pourquoi, depuis quand, ce qu’on y trouve, tes ambitions, ce qui te plait dans l’illustration… (bref, maintenant que tu es milliardaire et célébrissime, peux tu nous en parler un peu plus ?) …

Le blog existe depuis Novembre 2010. J’ai commencé à raconter notre vie de parents en BDs à la naissance de notre grande (il y a un peu plus de 3 ans maintenant), mais je ne partageais ça qu’avec la famille et les amis, par mails. Je trouvais ça super que ma fille puisse un jour lire tout ça. Après la naissance des jumelles, en suivant les conseils de mon entourage et surtout grâce à l’initiative des « 9 blogueurs », j’ai créé mon blog. Quand je me suis rendu compte que j’avais des lecteurs, je n’ai plus pu m’arrêter. Parfois j’imagine mes 3 filles, plus grandes, découvrir ces morceaux de vie et je trouve ça vraiment chouette.

Papa sévère, papa poule ou un mélange des deux ? (Tu les fais marcher à la carotte, au fouet ou aux « oui oui ma petite chérie »)

Je me fais régulièrement arnaquer par ma grande. Les jumelles sont encore trop petites pour ça, mais je pense qu’elles vont bientôt s’y mettre. Heureusement que maman cube est là pour remettre de l’ordre !

Pour toi, c’est quoi le plus difficile dans la vie de papa ?

Sans hésitation, dans mon cas, c’est de devoir donner le repas à 3 enfants en bas âge en même temps !

Champs libre : (vas y exprimes toi, lâches toi, c’est le moment !)

Merci e-Zabel pour l’interview, c’est très gentil à toi de m’accueillir ici. Et si des futurs papas de jumeaux lisent ceci, ne paniquez pas : c’est vrai que c’est flippant au début, mais on s’y fait très vite et l’expérience est vraiment unique !

Son blog !

hiiiiiiiiiiiiiiiii trop fière, Papa Cube il a dessiné pour moi ! Papa Cube, il a dessiné pour moi !

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C’est à dire qu’on se marre bien tous les 9, faut dire.

Donc on a encore remis ça, juste pour rigoler (mais certains diront qu’on bosse dur en plus…)

Certes

Mais j’adore !

Ce mois-ci, le choix du sujet s’est porté sur … (roulements de tambours) :

l’annonce de la grossesse » !

Au début, j’avoue, j’étais peu inspirée… je ne voulais pas trop reprendre, les pourtant hilarantes, idées des annonces cucul la praline à « chouchou ». Alors, j’ai réfléchi (si si une blonde réfléchit – parfois) et d’un coup en marchant dans la rue, j’ai trouvé ! (dingue hein)

Moi, j’allais traiter l’annonce … à l’ainé(e) ! Poussin, mon chéri, tu vas être grand frère !

Je vous laisse tout de suite découvrir nos textes et illustrations sur le sujet sur le blog 9 blogueurs racontent 9 mois !

Pour un accès direct à mon billet, c’est ici.

Et voici comment il commence :

On oublie. Si, on oublie. On a du mal à le croire quand on a le nez dedans (dans la merde, pardon dans les couches, enfin c’est pareil) Mais tout arrive. Même ça. On réussit donc vraiment à oublier et on se remet même à penser en souriant béatement (et niaisement) :

-          Aux petites (oui pour le coup, il n’y en a pas tant que ça hein) joies de la grossesse ;

A SUIVRE

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Eh oui, souvenez-vous il y a quelques semaines, je vous présentais une expérience groupée d’écriture sur un même thème, alors, la GROSSESSE !

9 blogueurs racontent 9 mois revient aujourd’hui, sur le thème, cher à mon cœur, de la culpabilité.

Ce matin, je suis donc là-bas, avec ma vision personnelle du comment se débarrasser de la vermine de culpabilité pendant sa grossesse et après !

Retrouvez aussi mes copains de jeu :  Astrid M, Marlène, Marie, Valérie, Till The Cat, Lise, et Michaël .

Et revenez vers 14h, il y aura un avis de recherche à découvrir sur e-zabel !

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Aujourd’hui, ce n’est pas 1 article que je souhaite vous faire lire, mais 9 !

9 comme 9 blogs.

9 comme 9 mois (de grossesse)

9 blogueurs avec qui ces derniers jours on s’est franchement bien marré. Juste pour le plaisir !

9 mais à l’origine UN, celui-ci « Je Veux Un Bébé« , avec à sa tête Julie et une super idée : réunir comme ça, 9 blogueurs, avec un mélange d’illustrateurs et de « plumes », pour écrire chacun un article sur « notre meilleur ou pire souvenir de grossesse ».

9 blogueurs racontent 9 mois

Je vous laisse aller nous lire !

Avec du Astrid M, de la Marlène, de la Marie, de la Valérie, du Till The Cat, du Lise, et du Michaël dedans.

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Je suis aujourd’hui ravie d’accueillir, une des blogueuses que je suis depuis quelques semaines avec beaucoup d’intérêt et qui me fait tant rire : Mère Bordel !

Elle a accepté d’écrire un « petit » article pour mon blog, et je lui dis un grand merci, car je sais qu’elle était en vacances et qu’elle a dû speeder un peu pour le faire !

Place :

Dans la vie, il y a des moments si surréalistes qu’on tourne la tête à la recherche désespérée d’une caméra qui justifierait l’absurdité d’un instant T…
Mais, on ne le dira jamais assez : La réalité dépasse la fiction.
Le lundi 12 juillet, dans des circonstances déjà un peu hallucinantes, je me rendais avec ma mère à l’écho du 5ème mois.
En effet, Homme, pour des raisons professionnelles, avait décidé de ne pas venir, pour ne pas « abuser » auprès de son employeur…
Mouais…
En prime, nous étions fâchés depuis quelques jours et j’avais pris la poudre d’escampette, pour aller trouver refuge auprès de mes sœurs de cœur, avec lesquelles j’avais passé des moments géniaux, comme seules les filles peuvent en vivre entre elles, avec blagues salasses autour du périnée inside.
Le matin de ce lundi, donc, rendez-vous à 10h dans un hôpital que je ne connais pas, avec l’espoir qu’Homme a tout lâché pour me retrouver là-bas avec un bouquet géant, non, un bouquet je m’en fous, une énorme boîte de chocolat ou un bon pour un dîner gastronomique le soir même.
Néanmoins, j’ai peu d’espoir, sachant l’Homme peu dégourdi et n’ayant pas eu le moindre texto depuis mon réveil.
Heureusement ma mère est à l’heure, détendue et soutenante.
Quant à moi, je suis à fleur de peau à l’idée de vivre ce moment si important sans le futur papa, un peu furax contre lui aussi, mais pas une seconde inquiète quant à ma fille, je suis persuadée qu’elle va très bien.
J’arrive à l’accueil.
« Bonjour, j’ai RDV avec le Docteur Ross (bon, je change le nom, vous l’aurez compris hein…) à 10h pour une écho ».
« Le Docteur qui ?! (A elle je lui ai dit le VRAI nom hein, j’suis pas débile…) »
Je marque une seconde d’hésitation, lève un sourcil, cherche une caméra.
Je regarde ma mère pour être sûre que j’ai bien articulé, enfin que je parlé quoi…
« Le Docteur Juliette Ross, j’ai rendez-vous pour l’écho du 5ème mois ».
La secrétaire me regarde comme si je lui avais annoncé que Georges Clooney allait me faire un frottis, elle ricane.
« Ah mais je ne connais pas le Docteur Ross, moi… »
Je reste incrédule, elle me dit ça si naturellement que je n’ai même pas (encore) envie de lui en coller une. J’attends quelques secondes qu’elle me propose une autre solution pour qu’on arrive à s’entendre, ça ne vient pas, elle attend visiblement que le salut vienne de moi.
Je tente :
« Euh sinon vous ne pouvez pas me retrouver avec mon nom ? Parce que mon nom, ça je m’en souviens et j’en suis sûre… »
Elle glousse.
« Ah mais nan parce que moi j’ai la liste par médecin, et je connais pas le Docteur Ross alors… »
Elle me regarde à nouveau, attendant que je trouve la solution.
Cette fois, la paume de ma main me démange franchement.
Il est 9h55. Mon mec n’est pas là. Et j’ai RDV avec la femme invisible.
Le sol s’ouvre sous mes pieds, je me dis que je ne vais pas avoir d’écho, mais comment je vais trouver un autre RDV en urgence en plein été, j’ai dû me tromper d’hôpital.
Je respire un grand coup, je dis à ma mère « Je te laisse gérer ça je vais craquer », je m’éloigne de quelques pas.
Les larmes me montent aux yeux, en sortent un peu.
Un couple arrive.
J’entends « Bonjour, nous avons RDV avec le Docteur Ross ».
Je me ressaisis : je ne suis donc pas COMPLETEMENT barge, c’est le bon endroit, et le bon nom ! Ca ressemble de plus en plus à une caméra cachée…
Le couple est mieux renseigné que moi, et face à l’incrédulité de la grognasse secrétaire de l’accueil, ils lui disent avec douceur : « Mais oui, c’est la remplaçante du Docteur Carter ! (on aime Urgences ou on aime pas…) ».
Hop hop, en quelques secondes tout est rentré dans l’ordre, et nous voilà assises dans la salle d’attente.
Une discussion s’engage à bâtons rompus avec le couple, leur histoire est extraordinaire, ils ont une grande qui a 12 ans, et elle est enceinte du 2ème, qu’ils essayaient d’avoir depuis…9 ans !!! Elle, c’est une ancienne obèse, elle a subit une lourde opération pour maigrir, un by-pass je crois ou un truc comme ça, car on pensait que son infertilité était en rapport avec son poids, et bingo quelques mois après elle tombait enceinte.
Tous deux ont des histoires de vie incroyables, on n’a de cesse d’échanger, je ne vois pas le temps passer.
Toujours pas de news d’Homme, je lui envoie un texto assassin lui disant qu’à défaut d’être présent il aurait au moins pu m’envoyer un message, ça ne lui ressemble pas.
Il me répond illico, il a posé sa matinée pour me faire une surprise, mais il croit que l’écho a lieu à 12h à un autre endroit, la faute à un premier rendez-vous qui avait été annulé.
Les mecs, y a pas à dire, ils impriment rien dans leur tout petit cerveau de moineau.
Mais j’ai tellement envie qu’il soit là, même s’il est atrophié du bulbe…
Je lui envoie toutes les coordonnées par texto, lui dit de prendre un taxi, tant pis on s’en fout, de se speeder à mort.
Il en a au moins pour 45mn à venir jusqu’à nous, il est déjà 11h, mais on nous a dit qu’il y a avait du retard.
En même temps, on avait remarqué, vu l’heure, mais notre discussion nous passionne tous les 4 et le temps passe vite.
Le Docteur Ross m’appelle, Homme n’est pas là.
Je me lève et, au lieu de lui dire que je vis avec un brise-burnes débile qu’est même pas foutu de trouver un taxi et de percuter un lieu + une heure de RDV, je lui annonce que mon merveilleux compagnon a pu se libérer in extremis pour me faire la merveilleuse surprise d’arriver dans les minutes à venir, et que mes nouveaux amis seraient ravis de prendre ma place…
Gina et son homme passent donc devant nous, j’attends le mien en stress, il arrive enfin.
Mais qu’est-ce qu’il est beau, quand même…
Encore quelques minutes, Gina et son homme sortent, tout va bien pour eux, ils passent nous le dire et charrier un peu mon mec au passage.
Nous voilà tous 3 à l’écho, c’est très drôle, d’être là allongée et de voir la tronche d’Homme et de ma mère, tous deux les yeux rivés sur l’écran.
J’ai envie de leur dire « Ouh ouh j’suis là les boulets j’existe !!! », mais je sens la dame bien trop stressée par ses 2 heures de retard pour tenter l’humour.
Je me marre intérieurement parce que je sens ma fille bouger dans tous les sens, et l’échographe me dit « Ben dites-donc, faut être rapide avec votre bébé hein ! »
Ben ouais, c’est une flèche qu’est-ce que tu veux…
Fin de l’écho moins drôle avec l’annonce d’une malformation cardiaque, autant dire que j’ai été pseudo en état de choc et que je suis rentrée fissa dans mon sweet home pour faire corps avec mon homme (oui, bien sûr, et AUSSI me réconcilier sur l’oreiller…).
J’ai réussi dès le lendemain matin à obtenir une échographie cardiaque fœtale à l’Institut de Puériculture de Paris pour le mardi suivant, les meilleurs en la matière.
Et j’ai passé cette semaine à mentaliser que je réparais le cœur de mon babe, un peu comme avec les petits bonshommes de « Il était une fois la Vie » vous vous souvenez ?
Et ben, je ne sais pas si j’ai réussi, ou s’il ne faut juste pas faire confiance aux médecins blonds, mais la semaine suivante, c’est un cœur parfait qu’on a pu admirer à l’écho cardiaque, et nos deux cœurs de parents ont pu sortir du pressoir qui les maintenait depuis une semaine.
La vie a définitivement plus d’humour que nous…

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Etape 3 : La plage, ah, la plage…

Je terminerai cet article par ce divin instant, ce mirifique moment, cette communion avec l’astre solaire.

Avant les nains : tu as préparé ton cabas avec soin. Tu opères une check list intérieure :

- serviette molletonnée de chez Jalla
- natte pour ne pas salir ta somptueuse serviette
- paréo sesky ramené d’un précédent voyage avec le mâle en Thaïlande
- de l’huile de monoï (indice 2, il faut bien revenir bronzée) qui permettra au mâle de t’oindre sensuellement.
- une petite bouteille de Contrex bien fraîche rangée dans ton petit étui isotherme offert par Monop’.
- un sachet de fruits secs, rien de tel pour couper une petite faim (et pour éviter de craquer sur une glace hypercalorique).

Ça y est, tu es parée, vêtue d’une robe légère sur ton nouveau bikini minimaliste. Il est framboise, hyper classy, échancré et dos nu, tout ce que tu aimes (et le mâle aussi). Ton épilation est nickel, tes cheveux sont protégés par un spray Clarins anti UV et anti sel. Tout ton corps réclame le soleil, tu es prête à aller parfaire ton bronzage (commencé  chez Point Soleil la semaine dernière).

La plage se déroule sous tes pieds, le sable est brûlant mais tes pieds manucurés sont protégés dans d’adorables petites tongs. Le mâle et toi, main dans la main, vous dirigez un peu à l’écart. La plage n’est pas bondée et l’heure est idéale pour éviter les familles et leurs braillards de nains.
Le lieu est choisi et vous déroulez votre natte. La serviette vient délicatement se poser dessus. Puis c’est votre tour. Vous  ôtez votre robe et vous vous allongez avec sensualité. Le mâle vous oint et vous profitez de cet instant idyllique en écoutant ensemble le ressac, uniquement le ressac.

Durant l’après midi, tu iras te baigner plusieurs fois histoire de te rafraîchir entre deux articles de fond sur Lilly Allen et le micro short. Le mâle nagera jusqu’à la bouée et te fera un signe de la main. Puis il jouera à te couvrir les pieds de sable chaud, et tu t’amuseras à entortiller ses poils de torse. Ensuite, tu grignoteras ton petit sachet de fruits secs pendant que le mâle déguste (avec la langue) une glace à la fraise. Vous marcherez ensuite au bord de l’eau, main dans la main, en parlant de l’avenir (mariage, voyage, bébé ?).

Après cette petite pause, vous vous ré allongerez tous les deux sur le sable, un écouteur d’Ipod chacun. Les yeux fermés, vous écouterez VOS chansons en boucle, en pensant à tous les excellents souvenirs (à deux) qu’elles font remonter à la surface. Enfin, sur les coups de 17h30, tu rentreras gorgée de soleil avec un mâle reposé. En chemin, tu croiseras une famille qui arrive seulement à la plage. La pauvre mère a l’air crevé, elle a des cernes jusqu’au chaussettes et porte dans ses bras une naine surexcitée. Le nain qui marche derrière elle te salue d’un « salut caca boudin ». Finalement, on va revoir ce projet bébé.

Tu fais fi de cet affront et tu regardes le mâle d’un air entendu. Cette chaleur langoureuse vous aura donné des idées que vous vous empresserez de mettre en pratique dans la douche à l’italienne de la maison de location, puis dans les draps de lin de la chambre.

Après nains : Ok, le sac est fait. Enfin, LES sacs sont faits. D’ailleurs tu songes à emmener un âne en vacances la prochaine fois histoire d’épargner ton dos.  Tu opères une check list intérieure.

- Maillots, ok, on les mettra avant pour ne pas se faire chier arriver à la plage. Le tien ? Heu, bin, depuis que tu as eu les nains, tu as eu pas mal de vergetures bonheur, et de bourrelets, et du coup, bon, tu as préféré opter pour un une pièce. Mais un glamour hein. Enfin bon, un que tu peux aussi mettre pour aller à la piscine (tu sais, cette activité qui consiste à surveiller le nain qui patauge en couche Némo dans 20 cm d’eau avant de devenir tout bleu).
- des serviettes, ça c’est bon. Une Cars avec Flash Mac Queen dessus pour le nain, une Hello Kitty pour la naine. Et pour le mâle et toi ? Une serviette chourée dans un Novotel, ça fera l’affaire.
- de la crème solaire. En pot de vingt litres. Bleu. Spray. Indice 50. Le bouchon est dans la baignoire, le nain a joué avec hier pour boire l’eau du bain (riche en urinium).
- des joujoux. Seaux, pelles, râteaux et petites voitures. Avec un peu de sable de l’an dernier. Et, aussi, tiens…un vieux Bernard l’Hermite. Feu Bernard.
- des magazines. Popi, Papoum et Picoti. Que du léger quoi. Avec le dernier Harlan Coben pour toi. Ça va maintenant faire trois mois que tu l’as acheté, il serait temps de passer les deux premiers chapitres.
-le goûter des nains. Barquettes 3 chatons à la framboise et vittel fraise. Le mâle tient absolument à ce qu’on emmène ses cookies pur sucre. Et toi ? Bah, tu finiras les barquettes tombées dans le sable.
- la panoplie bob-lunettes des nains. Avec l’espoir qu’ils les garderont plus de trois secondes sur le nez/tête.

- des lingettes et des couches, en même temps, ce genre de choses, limite tu en as dans les poches de ton jean alors…

Bon. Où sont les nains ?µ
L’un se bat contre les mauvaises herbes avec son épuisette et l’autre…tiens, où est l’autre ? Il est    avec le mâle qui bataille pour lui enfiler ses tongs Oui Oui. Ok, la famille est parée à envahir la plage.

Il est 17h, l’heure des nains.
En descendant sur la plage, tu croises un jeune couple doré à point. Ils se tiennent par la main et ont l’air très amoureux. Tu les salues, envieuse. Le nain les salue également, poli le nain, d’un « salut caca boudin ». Sioupère le nain.

Arrivés sur la plage, vous trouvez un coin non-squatté par des tentes pop-up anti UV. La vôtre n’est pas du voyage cette année rapport à la honte qu’a ressenti le mâle l’an dernier lors du repliage de la dite-tente.
Tu poses les sacs. Tu étends les serviettes. Les nains sont en maillots, leurs fringues éparpillées, les tongs oui-oui sont sous 30 cm de sable et ils commencent à courir en hurlant vers la mer. Ok, zen, tu envoies le mâle récupérer les deux mariolos pour les bomber de crème solaire.

« Bah, il est 17h, dit le mâle, ça ne risque plus rien »

« Oui, mais cette nuit, si ça braille, c’est toi qui es de Biafine ». (Sache, chère lectrice, qu’inclure la menace « nuit » et « toi » dans une phrase au mâle, c’est l’assurance qu’il va obéir à la lettre à l’ordre donné).

Les nains sont bleus de crème. Ok. Le mâle a enlevé son tshirt et arbore fièrement son short de plage bleu. Il part avec les nains jouer au bord de l’eau. Tu profites de cet instant de calme pour ôter ton pantacourt et ton débardeur (et te maudis de ne pas avoir enfilé une robe à la place, mais en as-tu emmené, ah bin nan, yavait plus de place dans les valises ). A côté de toi, une jeune maman en bikini revient s’asseoir sur sa serviette et se frictionne vigoureusement : « elle est bonne !! ». Son mâle occupe ses deux adorabeuls nains et elle prend son pavé de 800 pages pour continuer de bouquiner. Tu ne peux pas t’empêcher de regarder sa silhouette de rêve et ses ongles de pieds rouge carmin. Salope. C’est wondermaman. Sache que tu en auras au moins un exemplaire sur ton lieu de vacances. Histoire de ne pas oublier que certaines savent gérer. Et oui. Pas toi.

Tu t’allonges et tu fermes les yeux et tu rentres le ventre espérant récupérer un peu de la nuit difficile et du réveil matinal.

Soudain un nain ruisselant et hurlant se penche sur toi : « Mamaaaaaaaaaaaaaan, j’ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaal ». Oui, le nain, quoi donc ?
Et là le nain entre dans une transe déraisonnable où il t’explique des choses incompréhensibles entre deux sanglots. Tu t’assois, tu le prends dans tes bras (putain, il est gelé), et tu le calmes. « Qu’est ce qui se passe mon chat ? »
« Mamaaaaaaaaaaaaaan, l’eau brûûûûle mes boboooos……….. ». Ok, le nain a les jambes toutes pourrites d’égratignures et le sel, bah, le sel, ça picote. Enfin, comme le nain tient du mâle, il hurle de souffrance, genre « achevez-moi toudessuite ». En bonne maman,tu verses de l’eau sur les bobos, ça va mieux. Mais le nain se met assis sur sa serviette et ne veut plus aller dans l’eau. Il préfère rester près de maman. Et merde.

Tu lui proposes des barquettes. Il en mange deux et demi. Tu manges le reste un peu humide. Mioume. Un régal.
Le mâle rappelle le nain. Le nain boude. Il veut maman. Tu te lèves. Tu t’accroupis pitoyablement au bord d’un trou. « On dirait qu’on fait de la pâte à crêpes maman ». Formidabeul.
Le nain est ravi et touille. La naine mange le sable et te regarde en ouvrant la bouche. Tu n’essaies même plus de lui enlever. Pitoyable.

Wondermaman, elle, est entrain de réaliser une sculpture en sable avec ses nains. Elle a réussi à faire la voiture de Cars. Salope. Le nain chouine. Il veut la même. Tu avises le marchand de glaces, voilà qui va faire diversion.
Le mâle prendra un magnum double choc. Le nain un truc à la fraise et la naine une glace Dora au yaourt insipide. Que tu finiras. Parce qu’elle sera tombée dans le sable. Mioume. Encore un régal.

Vers 18h30, tu songeras qu’il est bientôt l’heure de rentrer, que les nains vont bientôt avoir faim et qu’il ne faudra pas les coucher trop tard puisqu’ils n’ont pas beaucoup siesté. Evidemment, la naine vient de vomir sa glace au sable et le nain chouine parce qu’il a du sable collé au zizi.
Tu as des traces au niveau des seins sur ton débardeur parce que le mâle a décidé qu’on partait juste quand tu avais enfin réussi à aller dans l’eau (en même temps, tu crevais d’envie de faire pipi, il y a bien fallu y aller dans cette eau à 16°).

Les nains sont hagards et ne veulent pas remettre leurs tongs oui oui. Tu fourres tout dans les sacs et tu jettes un regard haineux à wondermaman qui a sorti de la glacière une petite bouteille de blanc bien frais et deux verres pour trinquer avec son mâle. Salope.

Voilà, voilà, alors maintenant on se dépêche d’avoir une pensée pour celle qui remonte péniblement de la plage, les nains dans les bras, de la glace Dora sur le débardeur.

Quant à moi, je te salue bien bas. Je me suis sentie en confiance avec toi, public, à très bientôt j’espère…je retourne à mes nains.

Marie

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