4 décembre 2008

Parents / Prof : le duel

Jeudi dernier comme vous le savez choupie a radiné Noisette à la maison.
C’était la 1ere fois et à mon avis, ça sera la dernière puisque le jour même, son père et moi nous nous sommes grillés auprès de sa maitresse.
Certaines d’entre vous avaient réagi à mon billet concernant la remise « au mérite » de la mascotte : vous aviez pour la plupart trouvé ça un peu « limite » comme pédagogie pour des enfants en petite section de maternelle.
Et j’avoue que je suis plutôt de cet avis, même si comme je dis toujours, ce n’est pas mon boulot, je fais naturellement confiance aux professionnels ! Mais, il y a parfois des petits couacs.

La maitresse de choupie ne semble pas faire l’unanimité cette année, en même temps, est-ce parfois le cas ?
Toute jeunette, sans doute 2 ou 3 ans d’enseignement derrière elle, je l’ai d’abord trouvé très stressée, très timide mais très douce le jour de la rentrée. La directrice nous avait même dit qu’elle était nouvelle et morte de trouille. J’avais eu un petit mot gentil pour elle (oui je sais je suis trop bonne) le jour J en lui disant que tout irait bien…
Et puis, souvenez-vous, j’en avais parlé ici, il y avait eu quelques problèmes d’organisation le matin devant la classe qui nous avaient un tantinet ennervés.
Puis les vacances de la Toussaint sont arrivés, les gosses ont ramenés leurs cahiers à la maison et là avec quelques mamans on a trouvé qu’en gros, ils n’avaient pas fait « beaucoup » d’activités et qu’il y avait surtout beaucoup de polycopiés de la maitresse présentant la classe, son organisation, etc.
Etape suivante, la maman de S. me raconte qu’elle s’est faite avoiner dessus par la maitresse parce qu’elle avait osé mettre un mot sur un post-it dans le cahier de sa fille !
Donc c’est avec déjà une petite idée du personnage que papa et maman e-zabel avions pris rendez-vous jeudi dernier avec la madame maitresse, pardon professeur des écoles.

L’objectif pour nous c’était de savoir si tout allait bien pour la choupie, vu qu’elle ne raconte jamais rien, comme la plupart des enfants de son âge ce n’est pas un scoop.
Et puis, comme certains le savent déjà s’ils me lisent depuis longtemps, il se trouve que choupie a peut-être, je dis bien peut-être car non prouvée médicalement et statistiquement parlant, une légère précocité.
Son pédiatre dès ses 18 mois nous avaient annoncés, que non, ce n’était pas « normal » de faire quelques phrases et surtout de prononcer parfaitement et d’utiliser à bon escient plus de 80 mots.
A 2 ans et demi,  elles connaissaient toutes les lettres et depuis ses 3 ans et demi elle les écrit presque toutes.
Comme elle est née le 14 janvier, elle n’a donc que 15 jours de différence avec les plus petits de la classe de moyenne section et donc tout naturellement, on aimerait bien que choupie passe directement en grande section l’an prochain.
Tout ça tout ça, je me doutais bien que ça n’allait pas être simple et j’ai mis plusieurs couches de gants pour aborder le sujet avec la fameuse dame !

L’Homme à côté bouillonnait.

Arriva ce qui arriva, je vous résume, mais en gros, on est évidemment passé pour les parents persuadés d’avoir un petit génie, qui se croient tout permis et qui décident à la place de la maitresse, alors qu’en plus (!) leur fille est tout bonnement moyenne voir nullissime.
Morceaux choisis :
« Des enfants m’ont éblouis dans leur travail, ce n’est pas le cas de choupie ! ».
« Vous imaginez si tous les parents faisaient ça ? »
« Il y a des règles, des dates, c’est ainsi ! »

J’ai demandé à savoir en quoi elle était moins « bonne » que les autres (lui rappelant au passage que je n’avais pas dit qu’elle était un génie !)… Après 1 minute de « euh » et de blanc, elle me dit « les bonhommes ! ». Elle nous annonce ensuite que choupie ne participe pas et reste souvent dans son coin.

Bref, en gros : les « symptômes » d’une précocité (je sais que Sandralou les connait) ! Enfant nul en graphisme, souvent à part, ultra sensible, ne participant pas facilement aux activités de groupe, s’ennuyant facilement en classe.

J’ai tenté l’approche médical du « le pédiatre pense que » mais j’ai dépassé le bord des limites quand j’ai ajouté « la pedopsy qui la voit depuis quelques séances pensent que tout simplement elle s’ennuie en classe »
OUPS
En même temps quitte à passer pour des nazes, autant le faire à fonds !
« Oui mais moi je la vois toute la journée ! » qu’elle me répond… ah ouais et nous on la voit pas tous les jours depuis sa naissance peut-être ?

Butée, fermée, niveau zéro de souplesse. Le dialogue est impossible. Je veux bien que la maitresse ait un avis important (c’était d’ailleurs le but de la démarche hein, de connaitre son avis – en même temps on l’a !), mais refuser obstinément d’en parler, d’admettre que peut-être… je trouve ça honteux.
Sur ce, je rappelle qu’on l’avait mise l’an dernier dans cette école privée pour qu’elle puisse aller à l’école à 2 ans et demi en Toute Petite Section, ce que le public ne proposait pas.
Maintenant, il n’y a aucune raison que choupie reste au privé. Donc l’an prochain ça sera l’école publique du bout de la rue. Et toc !

Faut pas me chercher !

Qu’en pensez-vous ? On abuse ? On intervient trop dans la vie scolaire ? Ou bien on a raison de proposer, d’essayer d’ouvrir le dialogue ?

article précédent article suivant

vous pourriez aussi aimer