Ouais ce week-end j’avais décidé de tenter le coup ! Pas de raison que « mère parfaite » soit toujours une autre, moi aussi je suis capable de me dévouer pour mes casses pieds petits anges. D’abord, c’est bientôt Noël, alors on fait un effort !
Et quel effort…
1h20 du fabuleux spectacle du fabuleux Noël d’Amélie (pas Poulain hein non une autre… je sais bonjour l’originalité dans le choix du titre, mais c’est pas ma faute cette fois)
1h20 assise sur un strapontin méga confortable, perchée en haut du théâtre des Folies Bergères, avec une choupie de 14 kg sur les genoux.
1h20 à entendre des « Ouiiiiiiiiiii » et des « Peter Pan, Peter Pan, Peter Pan » ou encore « fée lali fée lali »… car Amélie aime faire participer les spectateurs de moins de 10 ans. Les plus de 10 ans à mon avis étaient en train d’agoniser autant que les adultes accompagnateurs.
1h20 à se faire taper dessus par un espèce de bâton lumineux hors de prix que choupie a agité consciencieusement comme tous ses petits camarades aux alentours.
1h20 à se regarder avec le père d’à côté à se demander ce qu’on fout là. Je remercie d’ailleurs officiellement ici Benoit, le papa de l’amoureux de choupie, qui s’est lui aussi dévoué pour ne pas me laisser seule avec les deux excités !
1h20 à regarder son téléphone pour voir si on peut envoyer des textos, vérifier que l’heure tourne… ah oui elle tourne…
1h20 à crier à choupie d’arrêter de tourner comme ça sur elle-même comme les danseuses (fabuleuses), sinon, son repas de midi allait faire tache sur la moquette déjà limite du théâtre…
1h20 à me demander pourquoi les gens derrière étaient venus avec leur petite puce d’à peine 8 mois alors qu’ils n’avaient pas d’ainés à balader !
Et puis il y a aussi le AVANT et le APRÈS, car non, on ne se télétransporte pas d’un endroit à un autre. Non, on prend le métro !
Et le métro, même pour 2 petits Parisiens de 4 et 5 ans, c’est encore l’évènement du siècle.
Le métro, ligne 12, un samedi c’est … blindé ! Et avec ses Parisiens bien élevés qui ne laissent bien sûr par leurs places assises (à croire qu’ils sont aveugles, sourds ET assis sur un magot !), le métro avec deux petits accrochés désespérément à la barre centrale… ça devient vite le zoo : genre on est deux singes et on tourne autour du poteau et on essaie de grimper, et on marche sur des pieds et on manque de se ramasser la tronche à chaque arrêt.
Le métro c’est aussi plein de questions.
La classique, l’incontournable : « c’est quand qu’on arrive ? », avec ses dérivatifs : « on est arrivé ? dis ? », « c’est quand qu’on descend ? »… j’en passe la liste est longue.
Les « qu’on aimerait bien éviter » : « pourquoi ils gardent leurs manteaux les gens ? » (oui deux gnomes dans un métro, ça fait comme chez soi, ça se dessape fissa, limite, on vire ses chaussures), « il dort maman le monsieur »…
Au bout de 5 stations, vous n’en pouvez plus, ils ont marché sur les pieds de tout le wagon, vous vous êtes tapé la honte pour le mois qui vient… vous n’avez plus de force, ni d’espoir : l’après-midi va être longue et pénible !
Tout à coup, le sauveur inattendu entre dans la rame ! L’accordéoniste roumain. Deux populations sont fans : les touristes et les gosses. D’habitude vous le détestez de jouer si fort et si faux. Aujourd’hui, il vous offre 5 bonnes minutes de tranquillité : vous les auriez vu bouches ouvertes à écouter le mec… que du bonheur !
Ça, c’était samedi.
Dimanche, choupie était invitée à l’anniversaire d’une copine d’école. Mère presque parfaite avait pensé à acheter un cadeau à temps, tellement à temps que choupie l’a vu avant que je l’emballe. Résultat : colère et crise de nerfs. Choupie a hurlé qu’elle voulait ouvrir la boîte… « je veux le cadeau, c’est mon cadeau, c’est pour moi, je ne le donnerai pas »… Bien élevée hein n’est-ce pas ?… Zen
J’aime les anniversaires, quels pieds ! S’il y a bien un truc où choupie n’est JAMAIS en retard, c’est pour les invitations de ce type ! C’est marqué 15h30, crois-moi qu’à 15h31 la gamine, je l’avais largué, vite fait bien fait et qu’à 15h40 j’étais de retour chez moi pour faire ma sieste !
Oups, j’avais dit « mère parfaite » ? Ah non, QUASI ! Désolée, c’est plus fort que moi…

