
Crédit Photo Clair Azur
Mon amie collègue m’annonce l’autre jour qu’elle annule notre déjeuner hebdomadaire parce qu’elle va, avec des copines, tester un cours d’aquabiking.
Évidemment, je lui réponds assez sèchement un truc du genre « tu te fous de moi là ? »
Et je ponctue par un « et moi alors ? »
Je ne me suis pas arrêtée au vexant (?) « nan mais toi… » qui veut tout et rien dire à la fois et j’ai insisté pour taper l’incruste.
Après mon expérience douloureuse de l’aquagym… (j’ai tenu 2 cours), on m’apportait là, enfin, sur un plateau ce que je n’ai pas le temps de chercher moi-même et qui pourtant est nécessaire à ma survie : du sport, sur la pause déjeuner, avec des copines.
Que je ne connaissais pas toutes mais ce n’est pas grave.
Deux échanges de mail plus tard, j’ai compris que j’avais à faire à des rigolotes. PARFAIT.
Rendez-vous pris.
Alors, c’était comment l’aquabiking ?
Pas ultra sexy à la base l’idée de l’aquabiking, surtout quand on le résume au fait de pédaler dans une piscine.
Avec des copines, voilà ce que cela donne.
Phase 1 : la découverte du lieu par le groupe de copines délurées (et bruyantes)
« oh il fait chaud dites donc » AH AH AH qu’on est drôles. Peut-être un peu (trop) surexcitées par notre idée de génie, à savoir, je le rappelle : faire du sport le midi.
Phase 2 : tout le monde en maillot et à la douche
« oh il fait froid dites donc » UH UH UH ce qu’on rigole. On va mettre une ambiance, j’vous dis pas.
Phase 3 : on monte sur les vélos et on découvre le coach (le pauvre)
« pfffffff trop facile regarde comme les pédales tournent facilement »
Phase 4 : le cours a commencé
Ça pouffe encore un peu, mais bizarrement beaucoup moins… l’une tente encore d’amadouer le coach. Raté.
Phase 5 : le cours continue et… le silence règne
C’est-à-dire qu’on a déjà plus de mal à sortir une vanne en étant proche de l‘arrêt cardiaque.
Phase 6 : les insultes
En train d’agoniser, l’une lâche un « mais #&ù%£$ qui a eu cette idée débile de nous faire faire de l’aquabiking ? »
Une autre s’en prend au coach « vous savez que vous faites un sale métier monsieur »
Phase 7 : le retour de la vengeance du coach
Il répond « allez mesdames, c’est bientôt l’été, on pense à ses fessiers »
(mais ta gueule toi)
Oui, ça rigole moins après 30 minutes.
Telles de vieilles loques, nous nous sommes donc extirpées du bassin. Chaussées de nos maaaaaaaaaaaaaaginifiques chaussons qui font splash splash, nous avons repris une douche, puis c’était au tour du rhabillage où tu te remémores qu’il ne faut définitivement PAS porter de slim le jour de la piscine.
À moins d’aimer ses moments de solitude comme celui, où, chez l’esthéticienne, tu regardes ton slip jetable en te demandant dans quel sens il s’enfile.
Sinon, ba j’ai pris un abonnement. Je suis donc fauchée. Mais je vais avoir les cuissots des coureurs cyclistes ! Ah, on me dit qu’ils se dopent. Possible.

