Etre maman - 6/77 - e-Zabel, blog maman Paris

e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Etre maman

12 ans

Voilà 12 ans que tu m’as aidé à devenir mère

12 ans que tu as marqué mon corps pour toujours

en arrivant comme prévu, douloureusement je ne peux le nier, mais sereinement pour me libérer, pour la délivrer cette petite, mais costaude boule d’amour !

12 ans que j’apprends à te connaître, à vivre avec toi et à te laisser progressivement, doucement, te faire plus discrète

mais nous serons toujours intimement liées, tu es ma chaire.

Joyeux anniversaire à toi, ma si jolie cicatrice de césarienne.

Merci d’avoir permis la naissance de ma fille.

Joyeux anniversaire ma puce.

Je t’aime fort (beaucoup, beaucoup plus que la cicatrice, promis)

 

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Bonne année 2017

Salut les p’tits clous ! (j’ai rêvé de Marc Toesca)

En ce début d’année, propice aux voeux sincères/hypocrites/polis/d’usage (rayez la mention inutile), mais aussi aux résolutions motivées/intenables/obligatoires, je prends ma souris sans fil, mais parfaitement rechargée suite à une pause fructueuse pour vous souhaiter tout le bonheur du monde (de rien pour la musique, c’est mon petit cadeau à moi pour vous que j’adore)

J’ai 26 jours d’avance sur la date limite des voeux, je pense qu’on peut donc m’attribuer un premier bon point.

Plus sérieusement, si c’est possible avec moi, mes chères lectrices de toujours (ou d’aujourd’hui seulement), prenez soin de vous, de vos proches, laissez s’éloigner les débiles et les nuisibles, profitez de vos petits qui deviennent grands (trop vite en fait), partagez, filez la raclée de sa vie à la culpabilité et faites une large place à l’humour et aux câlins dans vos foyers. C’est ce que j’essaye de faire. Bien sûr, Blaise le bienveillant restera notre leitmotiv (j’ai fait 2 ans de russe, je vous avais dit ?), mais on sait très bien que Lulu n’est pas loin. (Pour celles qui n’ont rien compris à cette phrase, allez lire le billet)

banniere-isa

2e miracle du jour (et pourtant c’est mercredi, je le sais, car le P’tit Grand, toujours en pyjama, débarque à mon bureau pour me montrer ses nouvelles constructions en PlusPlus toutes les 5 minutes), j’ai démarré et bien avancé la mise à jour de ma blogroll (résolution de 2011). Vous pourrez aller découvrir les blogs que je lis vraiment régulièrement, sachant qu’évidemment, il ne s’agit qu’une représentation minime de ce que j’aime et que j’en oublie beaucoup (pardon d’ailleurs).

Alors, 2017…

Le blog aura 9 ans le mois prochain… suite à une publication d’Harmony sur instagram, je me suis amusée comme elle à regarder mes stats depuis l’ouverture du blog… on en est donc à près de 2,3 millions de visiteurs uniques. LE TRUC DE DINGUE.

Cette fois, je l’écris pour tenir parole, je prévois quelque chose pour les 10 ans l’an prochain. En fait, en 2018, en quelques semaines, l’Homme aura 40 ans (enfin), notre couple 20 ans (oula) et le blog 10 ans. C’est assez foufou. Certaines étaient là à la soirée des « 5 ans« . C’était génial et je vais tout faire pour organiser quelque chose de vraiment sympa pour l’année prochaine. Toutes les idées sont les bienvenues !!

2017 sonnera la fin de l’école primaire pour notre petite famille. Je me prépare déjà psychologiquement (je prépare quelques recettes de cocktail) aux 10 ans du P’tit Grand et à son entrée au collège – en avance…

Dans quelques jours, l’ado (je crois qu’on a dépassé le cycle préado…), aura 12 ans. Je suis encore droguée par les fêtes de fin d’année, je ne réalise pas encore trop. Cette année, elle voulait emmener 1 amie à Disneyland Paris. Sincèrement, pas jouable financièrement (surtout qu’il y a beaucoup d’attractions qu’elle aime bien qui sont en travaux). Elle a compris rapidement (maturité bonjour) et j’ai donc troqué l’escapade Disneyland contre la patinoire avec PLEIN d’amis. J’adore la patinoire. Ah oui pardon, c’est pour elle. BIEN ÉVIDEMMENT.

Je dois aussi vous montrer l’aménagement qu’on a fait dans sa chambre, sous son lit mezzanine. C’est tout joli. Je vous prépare ça pour très vite.

Merci encore à toutes (et à tous) d’être si nombreux présents, ici, sur facebook, twitter et instagram.

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Prendre l'air

Étant donné que les vacances scolaires cette année ont un tantinet tendance à mal tomber, la solution la plus simple pour cette semaine fut vite trouver : direction le Sud. Chez papy et mamie.

Comme à chaque fois me direz-vous ! Certes. Pour les enfants. Sauf que j’ai décidé de les accompagner pour passer aussi un peu de temps avec mes parents. Nous voilà donc, dans le Sud, à prendre l’air, mon ordinateur, mes cahiers, mes enfants et moi. L’Homme lui, n’a pas la chance d’être à son compte et de choisir d’où bosser.

Du coup, je travaille, car non définitivement l’activité ne peut pas s’arrêter un 16 décembre, mais plutôt un 23. Mais je prends l’air également. Bien sûr, il suffit que je débarque pour que le Var se retrouve en alerte orange (tempête)… les mauvaises langues diront que je porte la poisse.

NIA NIA NIA

EN ATTENDANT AUJOURD’HUI, il faisait 17 degrés et j’ai senti la chaleur du soleil sur mon visage. ET TOC.

 

plage-lalonde

plage-lalonde-var

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Et vu le contexte, je peux vous dire que voir les enfants courir, contre le vent en hurlant de rire… les regarder sauter, grimper, se laisser tomber dans les dunes de sable… et bien, ça fait un bien fou.

Bon et puis… on s’est fait des potes

 

anes

 

jeu-sable-dune

BISOUS et passez de belles fêtes de fin d’année

 

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Un peu d'extra-ordinaire

À la question : « comment tu fais pour tenir ce rythme ? » généralement je réponds toujours : « il faut bien »

En vrai, je crois que je sais.

Je tiens ce rythme quotidien jonglant entre mon job (à mon compte chez Com&Kids), ma présence auprès de mes deux enfants le matin et le soir dès 18h maximum et le mercredi, la gestion de la « maison », des courses, de l’administratif, des projets sorties/vacances, sans oublier mes petits blogs (celui-ci, mais aussi Paris des Parents)… grâce à quelques moments extraordinaires qui viennent ponctuellement mettre du piment dans la routine.

Parce qu’il en est ainsi : oui j’ai choisi cette vie, oui je suis plutôt organisée (#findumythe) et du coup, ça roule plutôt pas mal. Oui, surtout : je suis heureuse, vraiment, MAIS je fatigue et il m’est interdit d’avoir un coup de mou au risque de voir non pas un grain, mais une tempête de sable bousculer totalement cet équilibre.

Alors, dès que je sens poindre un chouilla de déprime. Ce qui est très courant chez moi, voir cyclique ET NOTAMMENT à l’automne : je mets en place ces petits moments.

Et j’ai la chance que mon statut de blogueuse me le permette beaucoup plus facilement.

J’avoue.

Tout.

Merci à vous.

Voilà pourquoi il y a 15 jours, j’ai accepté de tester ce massage d’une heure : le Gua Sha Massage chez Lanqi (dans le 7e à Paris). Sachant que le Gua Sha est l’art de chasser la mauvaise humeur… imaginez un peu mon état en sortant. Massage incroyablement surprenant, voir douloureux, mais terriblement agréable au final. Vous avez dit bizarre ?

Soin Gua Sha Massage traditionnel chin

 

Voilà comment je me suis retrouvée – à nouveau – dans le petit écran de la télé, sur TEVA cette fois, en plateau, interviewée par Marielle Fournier à propos de mon blog (tiens, justement)

isabelle-duvert-teva

Voilà la semaine dernière, vous pouviez voir une e-zabel en tenue de parachutiste en train de tester en avant-première la chute libre indoor d’iFly (je vous donne tous les détails sur ParisdesParents.fr) au sein du nouveau centre commercial Vill’Up de la Cité des Sciences et de l’Industrie.

I believe I can fly…

ifly

ilfly-eza

 

Voilà, hop j’ai pris ma dose d’adrénaline, d’égo et de bien-être, je suis repartie pour un p’tit moment.

Surtout que j’ai pris un an de plus aussi accessoirement.

Glups

En attendant, cheres collègues mamans surbookée, sursolicitée, je vous encourage encore et toujours à poser des limites, à prendre REGULIEREMENT rendez-vous avec vous-mêmes, pour faire un petit quelque chose pour vous. C’est la base. C’est indispensable. Pour nous, et donc pour eux. Nos petits.

Prenez-soin de vous.

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Tu es adepte de la pédagogie positive ? Oui, oui, bien sûr.

« Bienveillance » « Pédagogie positive ».bienveillance

Qu’ils sont beaux ces mots. Qu’elles sont belles ces valeurs éducatives, non ?

Bah si.

ça sonne doux, ça sonne vilains petits nuages chassés par le beau et chaleureux soleil

ça sent bon les fleurs de champs et le sable tiède

ça chante juste

Non mais, vraiment.

J’essaye.

Par exemple, l’autre soir, la préado me demande gentiment (puisqu’elle voulait obtenir quelque chose hein) l’autorisation pour utiliser la tablette.

Mon bienveillant moi, à l’aise (nommons-le Blaise) lui répond : « bien sûr ma chérie ! »

Mon bienveillant moi mais bon faudrait pas non plus voir à me prendre pour un lapin de 3 semaines poursuit : « 30 minutes »

30 minutes plus tard, Blaise passe une tête bienveillante, puisqu’il n’est que bienveillance, dans l’entreporte de la préado.

« on dirait bien que les 30 minutes sont passées là non ? »

Innocent ce Blaise.

Sur ce, la 11,5 ans lui lance « ouiiiiiiii je finis juste un truc maman »

Blaise décide donc de rester bienveillant et d’aller chercher dans le dictionnaire de la bienveillance ce que peut bien être ce « truc ».

(Blaise le bienveillant est un peu nian nian, j’ai oublié de vous le préciser)

(Mais il est gentil. Et bienveillant)

17 minutes plus tard (Blaise a une montre suisse)

Mon bienveillant et moi un tantinet moins à l’aise que Blaise repassons une tête. C’est qu’on a comme un doute avec Blaise.

Je pense qu’il l’a dans le Q (appelons-le Lulu) et lui est persuadé qu’en ouvrant cette porte, on trouvera la préado obéissante, LOIN de la tablette.

On dira alors qu’elle a juste oublié de la ramener dans le salon. Ce qui n’est pas grave du tout, nous sommes d’accord. Blaise ou non.

On n’est pas des goujats.

Sauf que.

C’est Lulu qui a gagné.

Je décide de rester zen et BIENVEILLANTE (mais avec des majuscules).

« Ma chérieeeeeeeee il semblerait, sauf erreur de ma part, que ton truc à finir soit un truc vraiment très très très long à … finir donc c’est ça ? Je peux comprendre, d’ailleurs, Blaise et moi, comprenons tout à fait, ton besoin d’achever un truc démarré, c’est important, cela montre ta grande capacité à aller au bout des choses, ton sérieux ET ton souci de bien faire. »

Bon, en vrai je lui ai demandé si elle se foutait pas un peu de ma poire.

Ce sur quoi, elle a rétorqué que « c’est bon hein, je t’ai dit que je finissais un truc »

J’ai éclaté ma bienveillance contre un mur – parce qu’on n’a pas le droit de mettre de fessée hein – et je lui ai arraché la tablette des mains.

NON MAIS OH

Promis, je retente une prochaine fois.

Et allez (re)lire ce billet génial de Sabine sur la parentalité biencrevante :)

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Quand la RATP t'aide à devenir la meilleure mère du jour

Profitez c’est pas tous les jours que je m’en vais dire du bien de la RATP hein !

Cliché du parisien râleur bonjour. Non « Au revoir » en fait !

ratp

Hier matin, la RATP a fait de moi la meilleure maman du monde. Rien que ça.

Oui, je rentre encore dans mes bottines pourquoi ?

Je disais quoi… rha… merci de ne plus m’interrompre dans ce fabuleux récit hautement intéressant. Pour mon ego.

Hier matin, je m’apprêtais à accompagner gentiment ma jeune collégienne jusqu’à la station de métro afin qu’elle y rejoigne ses copines. Ces dernières font en effet le chemin en groupe de filles filiformes, propriétaires d’eastpack et de cheveux longs – et de Stan Smith pour les plus chanceuses. Le téléphone de ma préado sonne (encore)(tiens c’est rare… hum) : l’une des copines lui raconte alors un peu stressée que le métro est détraqué.

Restons calmes les filles. Le métro est détraqué régulièrement, il n’y a pas péril en la demeure, un simple ralentissement sans doute à prévoir. Cependant, j’opte pour accélérer le pas, rejoindre cette première amie et je prévois inconsciemment de faire un plus long trajet que prévu avec elles en prenant inconsciemment plus que mes clés et mon téléphone, à savoir mon portefeuille et donc mes tickets de métro.

De là, tout s’enchaine, la copine rappelle, elle est bloquée à la station précédant la nôtre, je lui souffle de lui faire faire le petit bout pour nous rejoindre à pied. Une copine, bientôt 2 autres arrivent, légèrement paniquées, mais ultra choupies. Normal à 11 ans, on maitrise encore pas ultra bien le réseau métropolitain.

Renseignements vite pris de mon côté, via mon appli, je comprends qu’en fait, certes, il peut y avoir des métros, mais qu’ils sont tout simplement saturés. Les gens sont invités à prendre un autre itinéraire.

Itinéraire bis que je devais JUSTEMENT montrer à ma 11,5 ans ce week-end. Et que l’on n’a finalement pas fait.

Eh ba voilà. Une bien bonne occasion tiens !

Voilà comment grâce à la panne RATP d’hier, je me suis retrouvée à chaperonner 4 préados paumés pour atteindre leur collège. Direction l’arrêt du bon bus qu’aucune n’avait encore eu l’opportunité de repérer.

Ensuite, je vous passe le bonheur de découvrir que ledit bus arrivera que dans 11 minutes. AH AH

Je vous passe le plaisir qui nous a parcouru quand il a fallu monter dedans. Bus totalement bondé. Mais mon message aux filles était clair : il faut monter. Coûte que coûte.

Vis ma vie de Parisienne.

J’ai donc fait tout le chemin avec elles puisqu’elles ne savaient pas où descendre ni par où marcher ensuite, j’ai réussi à joindre le collège entre temps pour prévenir du retard inévitable. Les embouteillages n’ayant pas simplifié la tâche du bus. C’est que ça ne rigole pas au collège, 3 mots c’est une heure de colle. La plupart des élèves en ont au moins déjà deux… ça m’ennuyait franchement qu’elles s’en prennent une à cause de soucis de transport, surtout qu’elles étaient toutes super en avance (une heure avant l’heure de cours pour l’une d’entre elles pour un trajet de 20 minutes, c’est tout de même un peu ballot)

Mes choupies préados m’ont remercié chaudement. Elles n’auraient clairement pas su quoi faire SANS MOI.

Notez-le : oui, à 11 ans et des brouettes de boutons, on a encore besoin de maman !!

Hiiiiii

C’était la page positive du jour dans la vie d’une maman de pré-ado.

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Nos mercredis matin, en tête à tête

Collège oblige, la 11,5 ans a désormais l’obligation de se lever tôt le mercredi pour 4 heures de cours.

Le P’tit Grand a encore une année tranquille à pouvoir glander en pyjama. Et croyez-moi, il en profite.

Ok… On en profite.

Depuis septembre, chaque mercredi matin j’alterne entre doux moments, rire, complicité, mais aussi agacement et culpabilité.

Il y a des mercredis où je ne l’entends presque pas. Il joue seul, calmement, je le vois passer en pyjama à côté de mon coin bureau. On fait un gros câlin, on petit-déjeune ensemble et chacun vaque à ses activités.

Et il y a des mercredis matin où… à 9h je trouve le jeu d’échecs prêt sur la table basse et j’entends : « c’est à ton tour de jouer ! »

Euh.

Attends là … je reprends un café (et j’ouvre un oeil)

Je ne vous parle pas du matin où j’ai perdu à Labyrinthe. À 8h45. Non, il ne vaut mieux pas.

Et puis il y a tous les mercredis le moment où sonne à la porte cette petite chose pénible qu’on essaye tant bien que mal de refouler. Mais qui s’invite, s’impose. Régulièrement.

Madame Culpabilité.

Je suis là, mais je dois travailler.

Il est là j’aimerai en profiter.

Il le sait, mais ne peut évidemment s’empêcher de me « déranger ».

Alors, je zappe, je passe d’une activité à l’autre. Si je décide de prendre 30 minutes pour une partie d’échecs, je laisse mon téléphone de côté. Enfin j’essaye au début. Ensuite, je le fais parce que je me rends compte que je suis en train de me faire battre.

Et ça, ça ne va pas (encore) être envisageable hein. Oh !

Plus sérieusement, je m’organise. Le mercredi matin, même à mon compte, même débordée de boulot, je tente de profiter de lui, en tête à tête. Parce qu’il grandit tellement vite. J’ai l’exemple de sa grande soeur sous le nez, je SAIS. Ce n’est pas un mythe. Le collège, ça change beaucoup de chose. Je prévois bien en amont, je reste en alerte pour les urgences, je suis présente… mais pour les deux volets de ma vie en même temps. Et, je m’y remets quand il est au sport l’après-midi, puis le soir.

Et pour le moment, ça me va bien. Si je ne tiens pas ce rythme, je chercherai une baby-sitter, mais Madame Culpabilité pour le moment m’en empêche. La vilaine. Ou pas.

En fait, être maman c’est vraiment avoir tout le temps le postérieur entre deux chaises non ?

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C'est l'histoire d'une boule à neige

C’est l’histoire d’une boule à neige et d’une maman (un peu trop) sensible que je vais vous confier aujourd’hui.

Parce que cette histoire me touche. Parce que c’est moi. En intégralité.

Il était une fois une boule à neige. Rapportée d’Oxford par mon P’tit Grand. Payée avec son argent de poche durant son premier séjour linguistique en Angleterre.

Il y tenait terriblement.

Un jour, alors que sa soeur, lui et moi avions dans sa chambre, une discussion un peu animée sur un sujet que j’ai d’ailleurs totalement oublié, ma 11,5 ans fit tomber la boule à neige par terre sans faire exprès.

Un accident bête.

Mais terrible.

Aussitôt mon coeur se fendit en 1000 morceaux, comme la boule à neige.

En un quart de seconde, toutes les émotions ont traversé cette chambre. C’était horrible.

Ma fille pleurait de culpabilité. Elle répétait en boucle : « je suis qu’une imbécile ». Comme un robot.

Le p’tit pleurait de profonde tristesse. Il répétait : « ma boule à neige !! C’est ma préférée, tu le sais, pourquoi tu l’as touché ! ».

Les larmes me montent sincèrement encore aux yeux en écrivant ces lignes. Je sais, c’est totalement stupide, mais moi aussi j’ai pleuré. Pleuré de les voir autant bouleversés l’un et l’autre. Mon empathie pour les deux. Je savais que ma puce n’avait pas fait exprès et qu’elle avait brisé le coeur de son frère. Lui, il est tellement sensible. Tellement attaché à certaines petites « choses » qui ne paraissent rien. Dont cette boule à neige. Ah ça, pour faire le pitre, il est là, mais voilà, il est d’une hyper sensibilité… aussi.

J’ai pleuré, je ne savais pas quoi faire.

J’ai alors assisté à la plus belle scène de ma vie de maman de fratrie.

Ma fille s’est excusée, elle a pris son frère dans ses bras, toujours en pleurant. Lui a stoppé net sa colère, il a pris sur lui avec une force incroyable pour un petit bonhomme de 9 ans. Il a dit, « ce n’est pas grave. Je ne t’en veux pas, tu n’as pas fait exprès ». Toujours en pleurant, ma grande lui a dit qu’elle lui en repayerait une.

J’ai pris tout le monde dans mes bras. Câlin général obligatoire.

Et j’ai ramassé les morceaux de boule à neige et de coeur.

J’aurais pu m’arrêter là.

Mais voilà, j’étais tellement touchée. Par sa tristesse, par sa culpabilité, par leurs efforts surtout.

Les jours suivants, j’ai écumé tout le Net. Ciel et terre. Google. Rien. Impossible de mettre la main sur cette boule à neige.

Alors j’ai fait ce que font les parents à la recherche d’un doudou perdu. J’ai tout tenté. J’ai écrit à mon contact du séjour linguistique en Angleterre.

Elle devait aller à Oxford quelques jours plus tard. J’ai pris une photo. Je lui ai envoyé.

Magie du web, magie du coeur. Elle ne m’a pas trouvé folle. Enfin je pense.

Elle a trouvé la boule à neige.

Elle vient d’arriver.

Je suis la plus heureuse des mamans.

Et la plus pathétique aussi.

AH AH AH

(Merci infiniment Catherine)

boule-a-neige-oxford

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Et toi tu as quoi dans ton téléphone de maman ?

Rassurez-moi un peu aujourd’hui !

Au sujet de votre téléphone… vous aussi …

* dans vos contacts, vous avez 23 fiches « maman de », une dizaine de nom de jeunes babysitter, le numéro de téléphone du pédiatre. Son portable. Le numéro de chez lui ?

* dans l’album photos vous avez :

des grimaces de vos enfants en gros plan ?

des photos de cahiers ou livres oubliés à l’école, des photos de la page de devoirs à faire ?

des vêtements, des livres, des produits… bref, de ce qui vous a tapé dans l’oeil à un moment dans un magasin ou en marchant et que vous avez pris en photos pour « vous y faire penser » ?

des photos des constructions légo et Kapla de vos enfants, sans oublier leurs maaaaaagnifiques dessins qu’il fallait absolument prendre en photo, « hein maman » ?

des photos de vos enfants de dos (ne fonctionne que si vous avez un blog !)

* dans « Notes » : une tripoté de « to do list » jamais finie ?

* dans « Agenda » … (trop) de rendez-vous « médecin pour… », « psy pour… » ou « activités sportives de… » ? Qui vous font penser que vous êtes taxi, secrétaire particulière et accessoirement débordée ?

* dans le dossier « jeux » : minecraft, minion rush, clash of clan, l’appli pour piloter le drône, l’appli qui leur permet de faire des vidéos (skitbot)(je vous en reparle)  et accessoirement une ou deux applis plus ludo-educative ?

* votre profil Spotify est rempli des playlists de vos enfants (merci le contenu d’ailleurs) ?

Hein dites ? vous aussi ?

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Septembre, ce tunnel

« Ah attendez, je passe sous un tunnel, ça risque de couper« . C’est un peu ce que j’aurai pû/dû (cul) vous dire il y a 15 jours… Effectivement, ça a coupé. Incapable de trouver le temps de venir me poser sur mon blog quelques minutes.

Septembre. Je le dis chaque année. Il y a 3 mois infernaux dans une année : décembre, juin et septembre.

Y a pas.

T’as beau être bien préparée, le rythme est intenable. Plutôt satisfaite, les cernes bien foncées ne sont réapparues que vers le 20 du mois. Je trouve que j’ai cartonné sur ce coup.

Tout va bien donc hein. J’ai juste enchaîné comme j’ai pu entre (beaucoup) de boulot, les enfants, les listes de courses un peu plus chargées à cette période, parce qu’il faut finalement un autre cahier puis une 2e paire de baskets, sans oublier ce carton à dessin et ce maillot de bain devenu étrangement trop petit la veille de la piscine. J’ai couru, comme vous toutes hein : pas besoin de m’envoyer des médailles. (Quoi qu’en chocolat je veux bien)

Dans le désordre de ma tête et de mes émotions.

Rentrée au collège J + presque 1 mois : tout va bien. Elle a enfin son pass Imagin’R, sa carte de cantine, son emploi du temps définitif, des amies du quartier pour partir (et revenir) ensemble. Elle va bien. Puis moins bien. Puis très bien. Puis fais la tronche. Puis ris, puis engueule son frère, puis joue avec lui. NORMAL DONC.
Elle a repris le Hip Hop : 1ere activité ever qu’elle continue une deuxième année. J’envisage de demander la requalification de cet événement en miracle. Elle fera aussi de la boxe le samedi matin, elle est ressortie du premier cours vidée. Autant vous dire que je suis ravie, ça va lui permettre de se défouler ! Demain, elle teste un cours d’anglais « ludique » qu’elle pourrait prendre après le déjeuner le mercredi. On reviendra sur tout ça quand je me serai un peu plus posée…

Rentrée au CM2 + presque 1 mois : tout va bien. On a repris la mode des Rubik’s Cube (et ma nullité intergalactique à ce sujet) là où on l’avait laissé en juin. Ce qui n’allège pas les cartables. Désormais boxeur deux fois par semaine, dessinateur débutant en atelier un soir à la place de l’étude, sans oublier joueur de piano – la veille du cours et pendant le cours – hum, il a repris son traintrain à base de « je m’ennuie à l’école » et « je veux jouer ». Je pourrai répondre « passe ton bac d’abord », mais non. Je lui planifie donc presque ces heures de jeux et je profite.

et ma rentrée à moi ?! ça a démarré avec un beau portrait dans Le Parisien, un passage en direct dans la Maison des Maternelles, une mention dans un article du Monde sur les « slashers », ces « gens » qui ont plusieurs activités (ce qui était mon cas il y a encore quelques mois), j’interviendrai bientôt également sur TEVA, ainsi que dans un colloque sur la sécurité routière et les trajets en famille. Chez Com&Kids nous avons aussi une belle actualité en cette rentrée : un grand lancement presse, de nouvelles marques qui nous ont choisis pour les accompagner dans leurs actions de communication. C’est génial, c’est magique, c’est exactement ce que j’aime faire.

Alors, je jongle, en vrai j’adore ça, mais je suis sincèrement crevée. Penser à tout, tout le temps, ma tête n’a pas intérêt à me lâcher, c’est mon GPS, mon agenda, mes post-it. Penser à faire un léger détour entre deux réunions pour passer chez Decathlon prendre les fameuses baskets. Ne pas oublier les chips sur le trajet de retour pour le pique-nique du P’tit le lendemain. Reprendre le boulot après le 1er service du dîner. Gérer les colères des enfants, les écouter, faire réciter une leçon, rappeler qu’il est l’heure de la douche. Que si, il faut ENCORE la prendre aujourd’hui. Confisquer un téléphone, remplir les formulaires, trouver des billets d’avion pour les envoyer chez mes parents aux prochaines vacances… OH SECOURS

Tout va bien.

et chez vous alors ??

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