7 janvier 2014

C’est la vie…

et elle se termine donc nécessairement par la mort.

Ma grand-mère, la dernière survivante de mon quarté, s’en est allée la semaine dernière. A 91 ans bien tassés, inutile presque de s’en attrister. C’est même, plutôt, un soulagement : un mois d’hospitalisation, elle ne parlait plus, ne bougeait presque plus suite à un AVC, sans oublier ces derniers mois où son docteur nous parlait de son coeur bien usé. Nous nous y attendions.

Je ne suis pas allée la voir depuis Noël 2012. Je crois pouvoir avouer que je n’avais pas de sentiment particulier pour elle. Je la respectais. C’est tout. C’était ma grand-mère mais je n’ai eu aucun moment de complicité avec elle. Ce n’est pas grave. J’en retiens tout de même une chose : avec mes enfants, je fais tout pour leur permettre de construire de merveilleux souvenirs avec leurs grands-parents. Ils les voient, passent des vacances ensemble. Ils les aiment. Terriblement. Comme j’aimais mes autres grands-parents, partis il y a déjà 15 ans.

Une histoire de famille… on a toute la nôtre et je n’ai pas l’intention de vous raconter la mienne. Ce billet n’est pas pour faire pleurer dans les chaumières mais il fallait que je le publie. C’est mon journal de bord ce blog et demain, je serai auprès de mes parents, de mon papa qui enterre sa maman. Et inévitablement, je repense à cette vie qui passe, se déroule. Cette maman qui nous a quittés, c’était une maman. Ma maman est toujours avec nous mais elle vieillit. Et je suis une maman. Qui vieillit.

Nostalgie quand tu me tiens.

 

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