Blog maman à Paris - Etre maman et femme à Paris avec deux enfants

le blog d'e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Ce « cher » pouce

dents pouceCher pouce,

je t’ai aimé

si vraiment

beaucoup plein même

Elle avait quelques semaines, tu t’es mis dans sa petite bouche qui avait tant besoin de téter.

Depuis, tu ne l’avais plus quitté. Toujours prêt, disponible. Pas nécessairement propre mais… il fallait bien qu’elle se fasse son immunité (hashtag bonne excuse)

Elle ne pleurait pas pour te trouver, nous dormions sur nos deux oreilles.

Tout ça, c’est grâce à toi.

De même pour la note que m’a présenté avant hier la secrétaire médicale aux ongles parfaitement manucurés du cabinet d’orthodontie du Docteur « je passe sans aucun doute mes vacances aux Bahamas ».

Pardon : « le devis ».

Tu choisirais quoi toi, monsieur Pouce ? La version esthétique des bagues ou les classiques moches ?

On hésite. La différence de prix est modeste proportionnellement au montant total. C’est quoi… allez… l’équivalent du coût annuel des activités extrascolaires ? Pour deux enfants hein.

Cher pouce, je t’ai aimé.

Elle t’a adoré. Souviens toi à quel point il a été difficile pour elle de te dire adieu ?

Bon sang.

Tout ça pour ça.

Deux extractions afin de récupérer de la place : pour ses 10 ans en janvier (joyeux anniversaire Grande Chérie) et des bagues durant 22 mois !

La bonne nouvelle, c’est qu’elle a 2,5 ans d’avance en terme de dentition (comprendre qu’elle a déjà perdu toutes ses dents de lait) ET qu’elle n’aura donc plus de bagues quand il sera venu le temps…

des rires et des chants des garçons

C’est le papa qui va être content.

 

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A la recherche d'une nounou anglophone

nounou anglophone

© Coloures-pic – Fotolia.com

Chercher une nounou/babysitter/sortie d’école, appelez ça comme vous voulez, est un challenge, digne de la quête du Graal.

Chercher une nounou/babysitter… (vous avez compris) anglophone, c’est le nouveau défi que je me suis fixée en ce début d’année scolaire. Ouais, j’avais peur de m’ennuyer.

Qu’est-ce que c’est encore que cette idée bizarre ?

Disons que cela ne date pas d’hier. Ce doux rêve de voir nos enfants se débrouiller en anglais plus rapidement que nous – avant l’âge de 25 ans donc – je pense que nous sommes nombreux (hein ?) à le caresser.

Je sais, j’aurai dû mettre leurs DVDs en anglais, mais j’ai toujours eu pitié d’eux (ok, je ne voulais pas de conflit). Nos petites tentatives n’ont clairement pas connu un succès fulgurant. Tu m’étonnes Aston.

Nous avions tenté également les Petits Bilingues auprès d’une Choupie alors encore haute comme 3 pommes. Ainsi que des « cours ludiques particuliers » à domicile, mais nous avons vite abandonné.

Cet été, durant cette magnifique période où l’Homme et moi avons eu plus de 5 minutes pour parler au lieu de courir après le court terme et être interrompus par nos enfants chéris, nous avons fait deux constats :

– une nouvelle année scolaire sans Super Nounou comme je venais d’en passer : c’était hors de question. Surtout que les enfants allaient à nouveau être libres le mercredi toute la journée avec leur passage en école privée ;

– il était vraiment nécessaire de faire prendre conscience aux enfants, désormais « grands » que l’anglais est utile, sympa et que c’est une langue VIVANTE.

On s’est donc mis en tête de trouver, comme ça, à l’aise Blaise, une jeune femme, anglophone d’origine. Oui parce qu’on ne fait pas les choses à moitié ici – en tout cas pas dans un premier temps – il nous fallait une étudiante anglophone parlant à peine français, voir pas du tout. Histoire de bien compliquer la chose.

Alors, pour la 1ere fois de ma vie de mère (roulement de tambours), j’ai décidé d’utiliser ce que je me suis toujours refusée concernant la garde des enfants : l’aide d’une AGENCE.

AH AH AH

ça, c’est le rire de ma copine Célia – habituée de ce type de recherche puisqu’utilisatrice de jeune fille au pair  – quand je lui ai annoncé la nouvelle.

Non pas celle de chercher une anglophone pour garder mes enfants hein. Non, la nouvelle concernant la partie « agence » de ma quête.

Je m’en doutais. Des années que je le dis sans, hélas, avoir le temps de récupérer les preuves concrètes… les agences ça ne sert à rien. À moins d’être atteints d’un syndrome d’allergies administratives (parait que ça existe en plus haut lieu), faire sa recherche soit même : il n’y a rien de mieux.

LA PREUVE.

Acte 1 : avant l’été, je contacte Nanny Agency (oui je balance les noms hein), nouveau service proposé par les Petits Bilingues. Cela part plutôt bien. Bon contact, il semble que ma demande soit commune, même si le côté « natif » soit plus compliqué, on me répond que c’est jouable. Je n’ai plus qu’à donner les jours et heures exactes pour que la recherche démarre. Je promets de le faire à la rentrée (j’attendais de savoir quel jour les enfants auraient activité théâtre à 17h à leur école). Septembre arrive, j’ai enfin les infos. Je recontacte par mail Nanny Agency, pas de réponse, je relance, on me demande d’appeler un numéro, j’y laisse un message, on ne me rappelle pas. Bref, j’abandonne. Déçue, mais je ne vais pas non plus leur courir après 107 ans.

Acte 2 : voyant que ça sentait le roussi chez Nanny Agency, je contacte Simply Nanny (n°1 de la garde d’enfants à Paris et en Région Parisienne)(remarquez comme tout le monde s’autoproclame n°1, c’est adorable) A nouveau : excellent contact d’accueil. C’est sûr, on sera en mesure, dès que j’aurai validé le devis, de me présenter quelqu’un en début de semaine suivante. Merveilleux. J’y crois à fond. J’arrête les recherches que j’avais démarrées de mon côté en parallèle (en postant notamment une annonce dans une grande école parisienne où des étudiants anglophones pouvaient trainer et en rameutant mon réseau de copines). Lundi, mardi, disons que j’ai considéré que « mercredi » signifiait que l’on basculait dans l’autre moitié de semaine : j’ai donc appelé, n’ayant aucune nouvelle. EVIDEMMENT. Je laisse un message à un monsieur, gentil mais doté d’un tic de langage tellement énorme que j’ai immédiatement pensé à un gag téléphonique. On me promet de me rappeler. Ouf, c’est vraiment le cas.

Sauf que…

Acte 3 : évidemment (bis), ils n’ont personne à me proposer. Pas de bol Simone. Hier encore, ils ont vu quelqu’un pour moi mais… non en fait non, ça ne collera pas.

Alors, bien sûr (c’est pour changer du « évidemment », sinon vous allez me coller un tic de langage aussi), je comprends bien qu’on ne puisse pas trouver. Je ne vis pas chez les bisounours. Cependant, je pense qu’il serait plus humble de ne pas crier victoire trop tôt. J’ai encore perdu près d’une semaine avec leur « promesse »…

C’est peu de temps après que j’ai rencontré Alexis. Lui, c’est le créateur de nounou-top,un site de petites annonces. Pas une agence hein, juste un site (plutôt bien fichu d’ailleurs) qui propose aux parents et aux nounous de passer des annonces et de se … trouver ! Classique. On discute garde d’enfants, on se trouve des remarques communes, notamment vis-à-vis des agences, on sympathise et il me demande si j’ai déjà utilisé son site. Ba non en fait. Là j’ai bien un besoin lui dis-je mais il est « particulier » puisque je cherche une babysitter anglophone. Il insiste en me disant qu’il a clairement ce type de profil dans sa base.

Ah

Bon, mais sur le coup, je ne prends pas le temps d’aller voir.

Acte 4 : bien décidée à trouver, je contacte une 3e agence : Speaking Agency. Là encore, accueil nickel, on commence à chercher pour moi. Toussa toussa.

Et puis Alexis revient à la charge, gentiment hein mais avec une liste de profils qu’il avait cherché pour moi sur son site. En effet dites donc !

Je vous le donne en mille ?

1h plus tard on appelait une jeune fille, originaire de Mongolie, elle fait des études pour entrer aux Beaux Arts depuis 1 an à Paris. Elle parle à peine français, comprend tout juste. Un anglais courant, avec un accent plutôt américain, qu’elle pratique depuis ses 7 ans dans ses études et ses voyages. Le lendemain on la rencontrait. Le mercredi suivant au matin, elle démarrait chez nous.

La veille, Speaking Agency m’a tout de même proposé un profil : un jeune homme anglophone. Je n’ai pas donné suite puisqu’il est arrivé « trop tard » mais bravo à cette agence qui n’a pas lancé de promesse en l’air.

EDIT (suite aux commentaires ) : je ferai un autre billet pour le côté administratif de la déclaration de ce type de baby-sitter étrangère, je suis en train de m’en occuper justement, afin de la payer en CESU.

Pour le coût. Les agences que j’ai cité demande 27 euros de l’heure (sachant que vous n’avez pas ensuite d’URSAFF à payer et que vous pouvez déduire 50% de ce montant de vos impôts sur le revenu), en passant en direct, on évite clairement les « frais d’agence » mais ensuite tout dépend de ce que « demande » la jeune fille trouvée. Mais cela peut revenir au mieux un tout petit peu moins cher : disons 10/12 euros de l’heure + les charges sociales – les 50 % de déduction d’impôts.

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