Blog maman à Paris - Etre maman et femme à Paris avec deux enfants

le blog d'e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Le blog a 9 ans

Bon sang (pratique, ça rime pour chaque année)

9 ans que je viens ici tous les jours, ne serait-ce que pour lire vos commentaires, commencer un brouillon d’article, publier un bout de ma petite vie… sur ce qui devait être il y a 9 ans un punching-ball, une bulle d’air, un simple journal intime public (ouais cherchez pas) pour me permettre de remonter la pente après une petite dépression post-partum.

Partager. Rire. Pleurer aussi un peu. La vie quoi. La vraie vie d’une maman normale. Imparfaite (et tant mieux)

9 ans et toujours pas lassée. Oh que non !

J’aime tant cet espace. Il est un peu « vieux jeu » quand on regarde la nouvelle « génération » de mamans blogueuses, mais je m’en fiche. Peu de visuels, encore moins de belles photos. Promis, un jour, je prendrai des cours et je m’achèterai du matériel ! Pour le moment, il faudra encore vous contenter des clichés de mon iPhone, mais vous pouvez tout de même en retrouver sur instagram tous les jours. On rigole bien aussi là-bas. Par exemple, lundi, on m’a dit que je ressemblais à Jodie Foster. La magie des internet.

Comme je le dis souvent, oui, je continue à écrire, bien sûr, pas sur tout : je ne dévoile pas tant de choses de notre petite vie finalement, les plus anciennes ici le savent bien. Il y a des sujets que je m’interdis. Il y a des billets que le manque de temps m’empêche aussi d’écrire.

J’ai tout récemment (la semaine dernière) proposé sur Facebook aux mamans d’ados filles de me retrouver dans un groupe d’échange bienveillant et surtout privé. Car il y a vraiment des sujets qui sont à la fois incournables, mais que je me refuse à rendre publics ici. N’hésitez pas à me faire signe du coup, si vous n’avez pas vu ce statut. Nous y sommes un peu plus de 120 pour le moment et je peux vous dire que … ça fait du bien !!

Parce que c’est ça au fond non ? On a besoin de se faire du bien, de se réconforter, de rire bon sang ! De se rendre compte que c’est finalement partout pareil et que c’est merveilleux de le savoir !! Ne pas restez seule, ne pas se dire qu’on est définitivement naze comme mère parce qu’on rate ses crêpes (expérience personnelle de la semaine dernière, je vous laisse regarder mon instagram et la crise de rire qui a suivi)

Alors, on continue ? En tout cas, moi oui !! Merci d’être là à me lire, à m’aider, à partager, à échanger !!

Et je termine avec un message aux « timides » qui se cachent derrière l’écran. N’oubliez pas que si vous ne vous montrez jamais, je me sens seule moi… (hashtag calimero)

Joyeux anniversaire à toi mon petit blog.

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Un premier séjour linguistique avant le collège

Un premier séjour linguistique avant le collège. Bonne idée ? Je peux déjà vous répondre… oui. Mais lisez tout de même ce billet hein. AH AH AH

On s’en pose tellement de questions au sujet de leur apprentissage des langues étrangères et notamment de l’anglais. J’ai déjà largement abordé ce sujet sur le blog. Avec mes différentes tentatives pour leur faire aimer la belle langue de Shakespeare. Convaincu évidemment que la meilleure manière de progresser en anglais, enfants ou adultes d’ailleurs, c’est de PARTIR. Vivre quelques jours/semaines en immersion. Mais voilà c’est pas toujours si simple. Outre les moyens financiers, il y a aussi beaucoup d’interrogations que tout parent normalement constitué se pose généralement à la fin de l’hiver quand on commence à penser aux éventuelles colonies de vacances d’été !

N’est-ce pas ? En tout cas, nous c’était le cas l’an dernier.

À quel âge les faire partir en séjour linguistique ? Les envoyer « tôt » pratiquer l’anglais, en immersion, en Angleterre, alors qu’ils ont à peine quelques notions apprises tant bien que mal à l’école primaire, cela paraît un cap énorme à leur faire franchir.
Où les faire partir ? Angleterre, Malte, ou encore plus loin ? Dans quelles conditions : en groupe avec des Français, chez un particulier, avec des cours le matin, toute la journée ? Combien de temps ? Une semaine, deux semaines ?

Souvenez-vous (ou pas), l’été dernier fut synonyme ici de grande première : les enfants sont partis en séjour linguistique, en Angleterre, avec OISE. Je reviens aujourd’hui sur cette expérience tellement enrichissante. Pourquoi cette décision, comment avons-nous fait notre choix ? Comment lutter contre les freins et surtout quels sont vraiment les bénéfices tirés, plus de 6 mois après.

Voici le programme du billet :)

Bien sûr, comme toujours ici, je vous parle de notre expérience personnelle, dans un contexte (matériel et psychologique) qui est le nôtre. Je sais que des lectrices vont se reconnaître, d’autres pas du tout. Je m’en excuse par avance. L’idée est de vous raconter – enfin (6 mois après, il était temps) – nos choix pour nos enfants. Qui, oui, sont favorisés. Mais je vous rassure, on fait aussi des sacrifices pour ça.

Notre contexte :

  • la future collégienne n’aimait soit disant pas l’anglais… la petite expérience de « nounou anglophone » le mercredi n’avait pas hélas suffit à lui faire changer son avis de bourrique.
  • on le savait, en 6e, les choses allaient commencer fort. D’un coup, en plus du changement de lieu d’apprentissage, de rythme, le programme d’anglais démarre vite et fort par rapport au primaire où clairement, ils apprennent à nommer les parties du corps, les couleurs et les pièces d’une maison.
  • l’Homme et moi sommes convaincus de la très haute importance de l’anglais (voire même d’une deuxième langue vivante) « de nos jours ». Pardon pour le cliché hein, mais voilà, si tu ne parles pas anglais correctement aujourd’hui ça bouche tout de même beaucoup d’issus.
  • nous envisageons très sérieusement d’envoyer très vite les enfants obtenir des diplômes à l’étranger. Pour nous l’avenir en France est… sombre. Nous voulons vraiment les encourager à partir. Aller prendre l’air. Et pour ça, l’anglais est indispensable. Bien sûr, ils apprendront très bien « sur place », mais pour y aller, il faut désormais déjà montrer de grandes aptitudes à…

Notre objectif pour l’été dernier :

  • envoyer la puce dans un environnement anglophone complet pour une vraie immersion afin de déclencher un coup de coeur pour l’anglais,
  • mais comme il s’agissait à la fois d’un premier départ « en colonie », mais « pire » à l ‘étranger, nous avons cherché un encadrement aux petits oignons. Comme un cocon.

OISE nous a alors contactés et proposé un voyage (offert) de deux semaines pour notre future collégienne en Angleterre. Immédiatement, en consultant le site, les brochures, nous sommes évidemment tombés sous le charme.

C’était exactement ce qui lui fallait : un centre consacré aux plus jeunes (7 à 13 ans), un petit nombre d’enfants (une vingtaine) de nationalités différentes, un encadrement anglophone, des chambres de 2 à 3 lits, une pension complète, un programme d’étude linguistique sous forme de cours de niveaux en petits groupes (8 élèves maximum), des activités culturelles et sportives…

On a présenté l’offre à la 11 ans, elle a hurlé de joie. Tout simplement. Tant est si bien qu’on s’est vite posé la question de son frère… Même si nous n’avions absolument pas prévu de l’envoyer en fin de CM1, à 9 ans à peine, en séjour linguistique, nous avons vite été tentés. Alors, on a fait les comptes (hum) et on s’est dit que c’était tout simplement immanquable.

On a fait le choix de les envoyer ensemble, contre la « recommandation officielle, mais bienveillante » de l’organisme. Pour un premier départ, nous avons préféré qu’ils restent « ensemble », même si évidemment, ils seraient vite séparés ne serait-ce que pour les chambres. Cela permettait à l’un et à l’autre de se « rassurer » tout de même. Pas de regret après coup sur ce choix. Ils ont fait leur vie chacun de leur côté, mais cela a aidé pour le voyage.

S’est ensuite posée la question de la durée. Une ou deux semaines. Là, nous avons suivi la reco de Oise. Deux semaines. En effet, et cela s’est LARGEMENT confirmé : la première semaine l’enfant découvre et la deuxième semaine, il progresse !

Et bon sang, oui quels progrès !! J’en viens déjà aux résultats ? Ba oui, car je pense que c’est ce qui vous intéresse. Les enfants sont rentrés avec un amour inconditionnel pour la langue anglaise. Ils se sont rendu compte à quel point l’anglais était « simple », « utile » que finalement, on arrive à se faire comprendre et à comprendre !! À leur retour, les « amazing » ou autres petites expressions/phrases en anglais fusaient. Ils avaient un adorable petit accent et surtout une aisance, une facilité, une envie… qui ont dégagé fissa la timidité à parler anglais !

Exactement ce qu’on souhaitait !!

Concrètement, l’encadrement OISE était impeccable. Nous avons laissé les enfants à Gare Du Nord. Ils ont voyagé avec un correspondant OISE francophone jusqu’à Londres. Ensuite, ils ont été pris en charge en anglais uniquement par l’équipe du centre où ils se rendaient. Un trajet en bus et à leur arrivée, on a reçu un SMS comme quoi tout allait bien. Le lendemain, la directrice du centre, sur place, appelle – en anglais (ah ah ah) – les parents. Nous avons donc appris que le P’tit Grand était très demandeur et que la Puce avait un peu plus de mal, mais que tout allait bien et qu’ils étaient « très mignons ».

Je ne vous cache pas que la première semaine a été très difficile pour la 11 ans. Je l’ai eu en ligne en milieu de semaine, elle m’a alors demandé – en pleurant (gloups) – à rentrer à la fin de la semaine… j’ai tenu bon évidemment. J’ai du coup appelé l’organisme qui a immédiatement tout fait pour elle : sur place, elle a été encore plus « surveillée », on lui a proposé de parler en français de ce qui n’allait pas. Elle a aussi reçu une visite d’une francophone qui m’a ensuite recontacté pour me rassurer. En fait, elle s’était liée d’amitié à une Française qui partait… à la fin de la semaine… elle appréhendait donc la deuxième sans elle. Ahhhh ma 11 ans… On ne la changera pas ! Quoi qu’il en soit, elle comprenait finalement plutôt bien et surtout participait très bien aux différentes activités, mais il a été décidé de former un autre groupe de niveau pour elle (et son frère d’ailleurs) de très très débutants !! Dès la fin de la première semaine, tout allait mieux. L’encadrement sur place a vraiment été extraordinaire.

Et puis quand la veille du départ est arrivée… j’ai reçu un appel en facetime de la tablette de la 11 ans … exigeant… de rester. TU TE FOUS DE MOI LA ? J’avais envie de lui dire. En vrai j’étais tellement heureuse pour elle.

Elle a changé énormément. Elle est devenue plus confiante, plus mature, elle s’est rendu compte qu’elle pouvait très bien y arriver.

Exactement ce qu’on souhaitait !!

oh wait je l’ai déjà dit ?

Le P’tit Grand lui, comme pour TOUT en fait, nous a encore étonné. Personnellement j’appréhendais surtout SON ressenti quant à la séparation et l’immersion TOTALE en anglais… Pensez-vous… je n’ai eu AUCUNE nouvelle de lui. Il avait bien d’autres choses à faire… notamment du badminton avec son copain russe (qui parlait aussi français un peu)… L’éclate absolue pour lui. Il a géré comme un chef deux semaines (et une lessive). Bien sûr, il est revenu avec des morceaux de…. j’sais pas quoi … dans les cheveux.

Exactement ce qu’on souhaitait !! AH AH AH AH

Amazing non ?

On leur a dit qu’ils ne pourraient pas repartir là-bas, que cela avait été à la fois une immense chance (merci OISE, merci ce blog) et un gros sacrifice financier, mais que nous ne le regrettions évidemment pas une seule seconde.

Au collège, la puce se débrouille très bien en anglais, c’est sa meilleure moyenne pour le moment. Elle étudie avec plaisir, participe en classe. Sa prof ne m’a fait que des éloges à son sujet mi-décembre au speed dating parents/profs.

Pour un premier départ en séjour linguistique on fera donc particulièrement attention :

  • au nombre d’enfants sur place et à leurs nationalités
  • au niveau d’immersion que je conseille la plus totale possible : on ne se doute pas à quel point elle est importante pour que les enfants – ces éponges – progressent et prennent confiance !!! J’ai du mal à imaginer l’utilité d’une colonie de vacances avec une thématique « anglais » annonçant quelques heures de cours, mais dont le contenu rappellera ce qui est fait en primaire en France… Le coût n’en vaut pas la chandelle à mon sens. Autant miser sur une colo normale pour les vacances et proposer aux enfants des outils en anglais (ateliers, livres, films en VO, etc) tout au long de l’année.
  • aux à-côtés des cours : les activités prévues (choix des sports, visites, les structures mises à disposition…). On apprend aussi beaucoup en jouant ensemble. Bon, le P’tit a du coup appris quelques gros mots aussi, en russe. AH AH AH.
  • à la durée : deux semaines me paraissent être un excellent compromis si on peut.

 

Et je terminerai en précisant que l’organisme OISE avec lequel sont partis les enfants l’été dernier soutient très largement l’association TOUTES A L’ECOLE fondée par Tina Kieffer : Cet été, 25 jeunes filles cambodgiennes sont venues vivre un séjour linguistique de deux semaines en Angleterre dans les centres de Newbury et Folkestone.

 

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