Blog maman à Paris - Etre maman et femme à Paris avec deux enfants

e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Montagnes russes de l'adolescence

Finalement être parent d’une adolescente c’est comme monter dans OzIris, l’attraction phare du Parc Astérix.

© Parc Astérix

Je dis ça, car je l’ai enfin faite en décembre ! Deux fois même (ouais je sais, trop forte la vieille). La bonne nouvelle c’est que j’en suis sortie en vie.

Tout d’abord on fait la queue : on regarde les autres passer, on les entend hurler, rire, hurler surtout… on se demande bien un peu ce qu’il va se passer précisément quand ça sera notre tour. Vais-je tenir le coup ? Est-ce que cela secoue tant que ça… ça semble, mais pourtant j’en vois qui y retourne le sourire aux lèvres ?!

« enfin » on arrive : on a attendu ce moment et puis finalement, on resterait bien encore dans la queue quelques minutes pour profiter du calme, mais voilà c’est à notre tour. C’est ainsi que le coeur battant un tantinet plus fort qu’à la normale, on monte dans le « manège » et … on s’attache. Parce qu’on sait bien que ça va secouer ! Alors, on pose le harnais, on s’assure 8 fois qu’il est vraiment bien attaché (hein monsieur ? Non je ne suis pas stressée !! DU TOUT). On en a lu des livres sur l’adolescence, on en a pris des conseils de parents ! On les a vu tous ces gens sortir en vie du manège. Secoués, mais ils ont tout de même l’air plutôt heureux (ou soulagés ?)

L’ascension commence. Doucement. On se rassure. Oh ba ça va le faire finalement attendez c’est hyper tranquille en fait !! Et puis quelle vue, sublime ce nouvel angle, cette hauteur ! Génial ce truc en fait… À moins que … dites donc c’est quoi cette descente bien raide là ? Euh….

je veux descendre, passer directement à son âge adulte

trop taaaaaaaard

c’est parti

on ne contrôle plus rien

on est sur des rails

ça descend sec, et puis ça remonte, mais surtout ça tourne, une fois, deux fois, on est secoué dans tous les sens et tous les sens sont touchés

Plus de notion de hauteur, de poids, de taille, la vue s’efface, l’ouïe… je ne m’entends que crier… je n’aurai plus de voix c’est certain. Plus jamais.

Et puis tout à coup, on ouvre un oeil, car cela semble se calmer. OUF. Un court instant de répit et déjà la vrille suivante nous fait bien comprendre que non, non, ce n’est pas gagné, ce n’est pas fini. Il va encore falloir lutter contre les secousses….

Pourquoi est-ce si violent ?

Et si finalement le truc c’était de se laisser porter. Se faire confiance ? Allez, on tente ? Le tour s’achève…

Le harnais se relève. On met du temps à remarcher correctement. Les émotions vécues sortent d’un coup, en rire, en larmes, on se serre, on se congratule. On est en vie. Plus fort.

ça c’est la fin que j’espère plus que tout au monde pouvoir confirmer côté adolescence.

Car pour le moment, je ne suis qu’à la moitié de la montagne russe. OzIris on l’appellera. Parce que c’est la dernière attraction que j’ai faite avec elle justement.

Deux fois.

Parce qu’en fait… j’ai adoré ça !

 

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Faut-il les laisser jouer à Fortnite

Vous avez 2 heures, calculatrice interdite. Thèse, antithèse, synthèse. C’est parti.

Fortnite… qui ne connaît pas ce jeu phénomène du moment ? (petit lien magique pour les larguées)

« Mais maman TOUT LE MONDE Y JOUE »

Là, ils n’ont pas tout à fait tort sur ce coup : enfants, ados, adultes… c’est certain Fornite, c’est multigénérationnel et international.

On me pose souvent la question, j’ai vu aussi passer des statuts sur les réseaux sociaux à ce sujet : faut-il, faut-il pas, à quel âge, etc.

On en parle aussi beaucoup dans notre cercle de mamans… il me fallait donc me poser ici non pas pour vous dire quoi faire hein, vous le savez, ce n’est pas le genre de la maison, mais bien pour tenter de vous apporter une petite réflexion sur le sujet, partager avec vous notre méthode personnelle.

Rappel des faits.

Fille bientôt 14 ans, en 4e

Garçon bientôt 11 ans et demi, en 5e

Je crois que la 1ere demande du P’tit Grand remonte à un an ? L’ado elle, s’en tape. Elle est sur instagram, chacun son addiction.

Justement. Parmi les aspects négatifs de Fortnite, ceux qui font peur aux parents que nous sommes (à savoir attentionnés, protecteurs, mais aussi totalement angoissés et paranos), nous trouvons :

  • la violence du jeu (guerre, tuerie, toussa…)
  • l’addiction aux écrans

Démarrons donc là-dessus si vous le voulez bien (sinon tant pis, c’est moi qui décide de toute façon)

LA VIOLENCE. Je lis, j’entends et clairement je partage : « jamais mon enfant ne fera des jeux de guerre, c’est trop violent ». Derrière cela, nous avons peur qu’ils deviennent violent aussi, qu’il ne fasse pas la différence entre le réel et le virtuel ? Qu’ils se mettent à tirer dans la vraie vie sur des gens ? Bon… raisonnons-nous 3 secondes et demi les gars. Nous ne sommes pas aux USA, les armes ne se trouvent pas sous les canapés. Nos enfants sont « bien élevés » (si, si, vraiment), si nous nous posons ces questions c’est que JUSTEMENT nous faisons attention à eux et nous avons donc déjà LAAAAARGEMENT eu l’occasion de leur expliquer le bien/le mal. Le vrai/le faux. Cela n’empêche pas d’avoir de fortes convictions pacifistes. Le P’tit Grand ici continu d’être extrêmement ému par le moindre fait divers, ne parlons pas des attentats… Il est la paix absolue, mais il adore jouer parfois à des jeux « de guerre ». Je suis donc revenue sur mon : « mes enfants n’auront jamais de pistolet jouet« . Le fameux, avant j’avais des principes, maintenant, j’ai des enfants.

Alors, bien sûr, on ne va pas non plus les laisser jouer à ces jeux trop tôt, faut pas déconner. Ici on a donc démarré doucement, mais sûrement ce type de jeux vidéos vers 9/10 ans je pense. En démarrant par Clash of Clan notamment. Après validation du joueur adulte de la maison : l’Homme. Parce que soyons honnête : je suis comme ma fille, je suis sur instagram !!

L’ADDICTION. Problème plus global que Fortnite. Cependant, j’ai pu me rendre compte très vite de petits signes faisant penser à de l’addiction sur le P’tit Grand. Et là, je crois que c’est à nous, adultes, d’être encore une fois vigilant et pédagogue. Rien ne sert de punir sans expliquer sur ce coup-là. Ici donc, j’ai eu du mal en début d’année scolaire, à faire sortir le P’tit Grand du jeu… vous savez le « tu arrêtes maintenant », « oui je finis la partie »… 30 minutes plus tard, vous le retrouvez encore dessus … HUM HUM J’ai donc convoqué le pré-ado pour lui parler de l’addiction. Ce que cela signifie. Qui cela concerne (tout le monde). Sur quel type de sujet : alcool, drogue, mais aussi jeux vidéos. On a parlé des signes et il a très vite reconnu qu’il était peut-être un peu dans cette situation. En effet, il était nerveux et de mauvaise humeur après avoir arrêté avec difficulté. Autant vous dire que ça n’a pas traîné. On a stoppé le jeu plusieurs jours pour reprendre ensuite avec des tranches horaires plus strictes.

On en vient tranquillement, mais sûrement à notre manière de fonctionner à la maison. Ici, il a le droit de jouer à Fortnite le week-end et le mercredi (une fois les devoirs finis et validés par votre dévouée rédactrice). Jamais plus d’1 heure de suite. Je vous rassure, il dépasse souvent, mais on le voit, ça reste raisonnable. Il joue essentiellement dans le salon/salle à manger/cuisine, bref, la pièce à vivre, où je me trouve donc toujours. Ainsi, je vérifie qu’il ne s’enerve pas en jouant, et je le fais revenir au réel régulièrement par des petits coucou. Il utilise des écouteurs pour parler avec ses amis. Il a l’interdiction de donner son adresse et son nom à des joueurs inconnus.

Belle transition pour vous parler du pourquoi on dit oui à Fortnite.

  • parce qu’il joue en réseau, avec des amis ou des inconnus en effet. Il élabore des stratégies. Il gagne, il perd. Il parle anglais aussi, souvent.
  • parce que je suis persuadée que l’interdire c’est ouvrir la porte à des sessions de jeux en cachette. Où l’on ne pourra rien cadrer : ni les relations avec les autres joueurs, ni la durée, ni les horaires (en pleine nuit pour les plus malins). Et ça, j’aime pas.
  • parce que dire non à Fortnite, à partir de 11 ans environ, je pense que c’est hélas le désocialiser auprès des copains du collège. Réellement tout le monde connaît. Il faut au moins qu’il puisse y jouer un peu de temps en temps pour pouvoir en parler avec ses copains et à l’âge où il est difficile d’avoir confiance en soi, devoir expliquer que non, lui, il n’a pas le droit, c’est chaud. Vraiment.

Encore une fois, je préfère bien cadrer, mais ne pas interdire.

Et puis bon, Fortnite, ça swing !

 

 

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CC CV ?

Ah ah ah je vous vois, ok, je vous devine, derrière l’écran : « mais qu’est-ce que c’est que ce titre ! » « Contrôle C  Contrôle V ? » « Copier coller quoi ? » Non, non. Seuls les parents d’ados savent. Eh oui, encore…

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