Depuis plusieurs semaines, la nostalgie a fait son apparition dans mon coeur et mon esprit.
Plusieurs raisons à cet état :
– la vente de la maison de mes parents qui a eu pour conséquence tout d’abord de me faire replonger dans mes souvenirs laissés chez eux mais aussi de recevoir une fabuleuse surprise de mon père : les vidéos de ma petite enfance en DVD… Je ne les avais tout simplement jamais vu ces films ! Et découvrir mes parents, jeunes, beaux, portant ce bébé (moi hein) avec amour. Les voir rire, partager des moments tendres avec lui (moi donc). Je ne vous raconte pas l’effet de dingue que cela m’a fait. Comme si d’un coup, j’arrêtais de nier ce que je me refuse à voir depuis la naissance de mes enfants : l’Amour, le temps qui passe si vite, ces moments que l’on ne vit peut-être pas assez intensément. Un cocktail de malade. Une bouffée de nostalgie. Multipliée par…
– ce deuil du p’tit 3e, encore et toujours (j’en avais déjà parlé ici, en 2011, tiens « bizarrement » avant l’entrée en CP de la puce ! Il rentre en quelle classe le P’tit en septembre ?). Je n’arrive pas à m’y faire. En tout cas, pas tous les jours !!
Toujours cette même foutue ambiguïté. Quand ils sont bébés, on en bave tellement, qu’on a hâte qu’ils deviennent plus autonomes, plus « faciles ». Et quand ils le sont, d’autres problématiques surgissent (« Petit : petits soucis. Grand… ») et on les regarde en se demandant où sont passés nos « bébés ».
Depuis quelques semaines, je navigue entre deux eaux. Entre nostalgie du passé, doute – toujours – sur ma capacité à être une bonne maman et culpabilité – désolée – de n’avoir pas su en profiter plus. Enfin, impression de ne pas en avoir profité. La mémoire me fait sans doute défaut. À moins qu’elle ne joue justement son rôle qui nous permet de regarder plus sereinement vers le futur ?
Et puis à d’autres moments, je me sens sereine. Je me vois dormir en vacances jusqu’à presque 10h pendant que les enfants jouent tranquillement dans leurs chambres sans – trop (je vous rassure) nous déranger. Mais aussi prendre mon temps chez Monop’ pour regarder les nouveautés femmes et enfants, tout en les laissant quelques rayons plus loin, regarder les jouets. Sans risque de caprices et sans peur de ne pas les avoir « sous les yeux ». Et je me dis que c’est cool. De pouvoir partir immédiatement – ou presque – quand on lance le fameux « allez, on y va« . De pouvoir bouquiner le dimanche après-midi. De pouvoir veiller le samedi soir avec eux devant un bon film.
Je tourne, retourne, une page, mon esprit. Tout est confus. Entre nostalgie et plénitude (presque hein faut pas déconner, j’en bave encore). Comme si, à nouveau, je passais un nouveau cap. Suis-je désormais mûre ? En tout cas, je me vois de plus en plus vieillir, penser à demain d’une autre manière. C’est vraiment étrange. D’ailleurs, cela doit se ressentir ici dans ce billet. Je le sens confus, mais il vient ainsi, je le laisserai tel quel. Juste pour que vous sachiez dans quel état je suis, ces derniers temps.
*Dans ma boite à souvenirs il y a : deux doudous, mes coupes et médailles (compétitions de danse sportive et concours d’accordéon), mon gant de baseball et deux balles (une de soft et une de baseball), une porcelaine offerte par ma grand-mère disparue, le portrait de mariage de mes grands-parents, les vidéos de mes premières vacances en « solo », des cartes postales, des lettres, des tickets de concerts…



