préadolescence - e-Zabel, blog maman Paris

e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

pré-adolescence

Quand le 11 ans fait du shopping

On m’a demandé récemment quelques billets « mode » pour nos préados / ados, je profite donc de l’opportunité offerte récemment par Okaidi pour vous faire un petit zoom sur les goûts du P’tit définitivement Grand mais pas encore assez pour ne plus aller chez Okaidi ! Youpi.

Parce qu’ils taillent jusqu’au 14 ans. Et parce que les prix sont vraiment minis notamment grâce aux fréquentes périodes de promotion.

En ce moment et jusqu’au 16 avril, il y a donc jusqu’à 50% de remise sur BEAUCOUP de pièces bébé, fille, garçon, accessoires…

Ce sont les Happy Okaidi !

Et mon P’tit chanceux a pu choisir mercredi dernier ce qu’il voulait en magasin.

Vous allez voir à quel point c’est TRÈS coloré… AH AH AH  #preado, on avait déjà abordé ce point pour la puce, ça se confirme avec le P’tit. Le gris c’est la vie.

On a pris :

Un jean : ici il n’aime pas les coupes slim donc j’ai pris une coupe »normale », en 10 ans seulement (il mesure 1m38) et c’est parfait. Un peu large par contre, on a resserré au max la taille, mais il est encore très à l’aise.

Avec, il porte un sweat… ba gris ! Mais avec des inscriptions « en relief » trop stylé (qu’il dit)

On a également acheté aussi le sweat « avion » en sequin magique…un coup blanc, un coup noir, tout ça sur fond… gris pardi.

Et ce sweat avec un col super original je l’adore franchement et le P’tit l’a choisi parce que les poches devant se rejoignent et ça, c’est le truc le plus « ouf » du moment. Cherchez pas.

 

Enfin ce petit Tshirt manches courtes, car un jour le soleil viendra, col mao, gris oui… étonnant tiens. Mais canon.

Depuis des années je suis fidèle à la marque (non exclusivement évidemment, vous savez que j’aime aussi beaucoup piocher chez Monoprix également à chaque période de promo/solde et je prends régulièrement une malle Little Cigogne pour le P’tit aussi), je n’ai jamais rien eu à redire de la qualité Okaidi, j’ai même revendu d’occasion des t-shirts pourtant largement portés et lavés, mais qui n’avaient pas bougé. Enfin, j’ai un petit magasin Okaidi à côté de chez nous, je préfère désormais me déplacer maintenant qu’ils sont plus grands et qu’ils ont donc à mon sens, le droit de choisir, toucher (le coup des poches par exemple !).

Voilà pour la sélection de mon collégien de bientôt 11 ans.

Et aux pieds ? On porte quoi ?

Je vous montre vite, il a choisi cette paire chez FootWay de la marque Hummel. Je l’attends sous peu.

 

Billet en collaboration avec la marque (produits offerts)

2 commentaires

Sa main dans la mienne

Prendre conscience qu’ils grandissent, c’est se retrouver à poils – je mets un « s » c’est l’hiver – devant des dizaines de sentiments de tout ordre : encore un bon gros cocktail de culpabilité, regret, plaisir et bonheur, auquel on n’est pas préparé…

Et ILS avaient raison… ça me fait mal de le dire, mais il faut être honnête (votezpourmoi).

ILS avaient raison. CEUX qui nous rabâchaient les oreilles à base de « profite, ça passe si vite » et qu’on insultait copieusement en silence parce qu’on ne dormait pas, parce qu’on mettait 3h à les habiller / déhasbiller parce que pipi / rhabiller le matin, pour pour partir au bureau avec une trace de morve sur l’épaule.

Alors, tenaillée entre ma peur de ne pas avoir assez profité et ma soudaine conscience que tout ce petit bonheur (et ces galères hein) vont prendre fin (oui, je sais, pour laisser place à autre chose), j’ai désormais régulièrement des coups au (de ?) coeur.

Attention, mode cucul la praline activée. Les fidèles n’ont pas l’habitude, je préfère prévenir.

Ces mercredis matin avec lui, en tête à tête, que je ritualise de plus en plus, m’organisant autrement, car ils ne dureront plus que 4 mois.

Les câlins et petits massages du dimanche soir avant qu’ils s’endorment que je ne refuse plus jamais.

Sa petite main dans la mienne quand je l’emmène et le ramène de l’école primaire et qu’il me raconte tout ce qu’il a fait pendant les récrés – parce que le reste, bon, il ne se souvient plus trop.

Les moments où je les surprends à jouer ensemble « comme des bébés ».

Alors, je laisse monter mon plus beau sourire nias. Et j’inscris dans ma mémoire. Je fais plein de boules de souvenirs que j’envoie dans ma mémoire interne, section famille/bonheur. (Team Vice Versa for ever)

Je le savais, je les élève même totalement sous ce point de vue : ils ne m’appartiennent pas, je les emmène jusqu’à l’âge adulte, durant lequel ils pourront aussi venir puiser en moi ce qu’ils veulent, mais ils ne sont avec nous que pendant quelques années. Finalement très courtes. Alors, je remplis ma jauge de souvenirs de cette période où j’aurai été la maman nourricière et câline. Pour passer à la maman complice, mais stricte (toujours), confidente, qui leur propose d’analyser, de se forger une opinion, de découvrir encore et encore et s’enrichir pour VIVRE LEUR VIE.

Heureusement le P’tit Grand m’affirme qu’il viendra me voir tous les week-ends quand il sera grand et qu’il m’achètera une maison.

Et vu le bordel de sa chambre, je peux vous dire qu’il a bien intérêt !

AH AH AH AH

Réalisée sans trucage – et sans talent

20 commentaires

L'heure de la vengeance a sonné

Amis parents de jeunes enfants, ce billet va te donner espoir.

Non, on ne te ment pas. Un jour tes enfants dormiront. D’une traite. En tout cas, ils ne te réveilleront pas la nuit et gèreront seuls leurs besoins.

Non, on ne te ment pas. Un jour, tu devras réveiller tes enfants.

Et crois-moi, jeunes parents, tu y prendras un plaisir indécent.

Laisse-moi te conter une histoire.

C’était il y a quelques jours, d’ailleurs c’était un des tout premiers de janvier. C’était le 2. Le lundi 2.

Je pensais galérer à devoir télétravailler de la maison avec les deux mouflets dans les jambes. Enfin dans les dessous de bras vu leur taille désormais.

Je me lève vers 9h, habituée veinarde que je suis (détestez moi) à ne pas être réveillée par les enfants, très autonomes depuis longtemps et ayant surtout PARFAITEMENT compris qu’il ne valait mieux pas me réveiller trop tôt le matin au risque de se farcir une mère désagréable toute la journée (et si c’était ça le secret ?)

Donc, je me lève (et je ne te bouscule pas), étonnée tout de même de ne vraiment rien entendre de leurs chambres. Je pense évidemment (réflexe parental) qu’ils sont en train de faire une bêtise (je reste polie). Je passe une tête : noir complet. Les mômes dorment.

Bon. Je décide de prendre un petit déjeuner peinarde et je commence à bosser.

10h

11h

toujours rien

11h30… je commence à m’inquiéter. Respirent-t-ils toujours ?? Ouais, ça, ça reste en fait par contre… désolée.

Je repasse une tête et deux oreilles, j’entends un ronflement et des petites respirations.

Midi.

L’heure de la vengeance a sonné. Je ris toute seule de mes pensées. Ce moment, j’en avais tellement entendu parler.

« Tu verras tu les réveilleras à coup d’aspirateur à midi quand ils seront ados ! »

EH BIEN OUI BON SANG

J’ai commencé à faire du bruit, ouvrir la porte de séparation entre les pièces à vivre et leurs chambres, j’ai rangé le contenu du lave-vaisselle, j’ai même sorti le Dyson à main pour 3 miettes et demie.

C’était magique.

12h30 j’ai vu apparaître deux têtes déphasées. Mes préados chéris.

Limite je me suis ennuyée d’eux toute cette matinée !

Il a raison papacube :

9 commentaires

Quand la RATP t'aide à devenir la meilleure mère du jour

Profitez c’est pas tous les jours que je m’en vais dire du bien de la RATP hein !

Cliché du parisien râleur bonjour. Non « Au revoir » en fait !

ratp

Hier matin, la RATP a fait de moi la meilleure maman du monde. Rien que ça.

Oui, je rentre encore dans mes bottines pourquoi ?

Je disais quoi… rha… merci de ne plus m’interrompre dans ce fabuleux récit hautement intéressant. Pour mon ego.

Hier matin, je m’apprêtais à accompagner gentiment ma jeune collégienne jusqu’à la station de métro afin qu’elle y rejoigne ses copines. Ces dernières font en effet le chemin en groupe de filles filiformes, propriétaires d’eastpack et de cheveux longs – et de Stan Smith pour les plus chanceuses. Le téléphone de ma préado sonne (encore)(tiens c’est rare… hum) : l’une des copines lui raconte alors un peu stressée que le métro est détraqué.

Restons calmes les filles. Le métro est détraqué régulièrement, il n’y a pas péril en la demeure, un simple ralentissement sans doute à prévoir. Cependant, j’opte pour accélérer le pas, rejoindre cette première amie et je prévois inconsciemment de faire un plus long trajet que prévu avec elles en prenant inconsciemment plus que mes clés et mon téléphone, à savoir mon portefeuille et donc mes tickets de métro.

De là, tout s’enchaine, la copine rappelle, elle est bloquée à la station précédant la nôtre, je lui souffle de lui faire faire le petit bout pour nous rejoindre à pied. Une copine, bientôt 2 autres arrivent, légèrement paniquées, mais ultra choupies. Normal à 11 ans, on maitrise encore pas ultra bien le réseau métropolitain.

Renseignements vite pris de mon côté, via mon appli, je comprends qu’en fait, certes, il peut y avoir des métros, mais qu’ils sont tout simplement saturés. Les gens sont invités à prendre un autre itinéraire.

Itinéraire bis que je devais JUSTEMENT montrer à ma 11,5 ans ce week-end. Et que l’on n’a finalement pas fait.

Eh ba voilà. Une bien bonne occasion tiens !

Voilà comment grâce à la panne RATP d’hier, je me suis retrouvée à chaperonner 4 préados paumés pour atteindre leur collège. Direction l’arrêt du bon bus qu’aucune n’avait encore eu l’opportunité de repérer.

Ensuite, je vous passe le bonheur de découvrir que ledit bus arrivera que dans 11 minutes. AH AH

Je vous passe le plaisir qui nous a parcouru quand il a fallu monter dedans. Bus totalement bondé. Mais mon message aux filles était clair : il faut monter. Coûte que coûte.

Vis ma vie de Parisienne.

J’ai donc fait tout le chemin avec elles puisqu’elles ne savaient pas où descendre ni par où marcher ensuite, j’ai réussi à joindre le collège entre temps pour prévenir du retard inévitable. Les embouteillages n’ayant pas simplifié la tâche du bus. C’est que ça ne rigole pas au collège, 3 mots c’est une heure de colle. La plupart des élèves en ont au moins déjà deux… ça m’ennuyait franchement qu’elles s’en prennent une à cause de soucis de transport, surtout qu’elles étaient toutes super en avance (une heure avant l’heure de cours pour l’une d’entre elles pour un trajet de 20 minutes, c’est tout de même un peu ballot)

Mes choupies préados m’ont remercié chaudement. Elles n’auraient clairement pas su quoi faire SANS MOI.

Notez-le : oui, à 11 ans et des brouettes de boutons, on a encore besoin de maman !!

Hiiiiii

C’était la page positive du jour dans la vie d’une maman de pré-ado.

12 commentaires

Routine hygiène et beauté pré-ado

Les articles alarmants sur les compositions des produits que nous utilisons au quotidien et notamment sur notre peau et la peau de nos enfants, fleurissent.

Et c’est tant mieux.

L’Association Que Choisir – dont je suis membre depuis plusieurs années – a publié il y a quelques semaines un numéro spécial avec un petit mémo bien pratique à découper, répertoriant les substances indésirables, donc, à éviter. Cela m’a redonné un coup de boost dans ma démarche.

Vous le savez si vous me suivez depuis quelques années, nous sommes plutôt « bio » ici et de plus en plus. J’ai amorcé un vrai virage ces deux dernières années, il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais petit à petit j’y arrive.

Notre objectif : limiter la casse et notamment pour l’avenir de nos enfants. Comme tout parent, nous voulons le meilleur pour eux, mais surtout nous souhaitons les livrer au monde adulte en bon état ! Ensuite, ils feront ce qu’ils veulent de leur corps et de leurs neurones, mais j’aurai fait mon job ! AH AH AH

Je ne suis ni parano ni bio à tout prix. Cependant, je ne suis pas non plus un mouton, ni un lapin de deux semaines et les sirènes du marketing, croyez-moi, elles peuvent sonner, je m’en tamponne. On le sait, on est entouré de polluants et de produits toxiques. PARTOUT. Mon but : limiter les expositions. Je ne crois pas au miracle : nous ne les ferons pas tous disparaître et je n’ai pas non plus envie de me gâcher la vie à les pister.

Juste milieu. Encore et toujours.

Et pour y arriver, sans tomber dans un fanatisme farfelu, il faut prendre le temps de lire, comprendre et bien s’entourer.

J’ai mis du temps à rédiger ce billet, tout étant un peu confus dans ma tête ; je cherche, comme toujours, à ce que mon article soit utile, clair et qu’il reflète bien mon quotidien et mes valeurs.

Je ne souhaitais pas redire ce qu’on trouve déjà facilement sur le net, je vais donc faire des liens vers mes sources préférées. Pour les partager avec vous. Et rendre à César… etc etc

Ensuite, je ne voulais pas tout mélanger : produits d’hygiène, alimentation, etc.

J’ai donc décidé de démarrer avec ce qui m’occupe finalement le plus actuellement : les produits pour ma fille de 11 ans (bientôt et demi)

Parce qu’elle grandit, que sa peau change et que je souhaite profiter du fait qu’elle m’écoute encore un peu pour lui expliquer ce que je pense être les bons gestes et lui donner accès à de bons produits.

Certes, les gels douche Sephora sont colorés et sentent bon (et encore, moi ça me file mal au crâne), mais non, ça va juste pas être possible…

Pour être comprise par ma pré-ado certes plutôt « confiantes, mais tout de même », pour la convaincre que ces sticks à lèvres parfumés dont elle mange des morceaux en l’appliquant 24 fois par jour sur une partie de son corps extrêmement sensible sont bourrés d’ingrédients toxiques, j’ai mis en place un discours très franc, factuel, tout juste alarmant : juste ce qu’il faut.

Non tu ne seras pas malade demain, non on ne peut pas « voir » les effets indésirables immédiatement, ni même dans les prochaines années (quoi que, les statistiques de cancer chez les enfants/ados sont juste terrifiants)(mais je n’ai rien dit), mais plus tard, ton corps garde des traces de tout et s’il y en a beaucoup, cela peut un jour, te rendre malade. Tu peux aussi avoir des difficultés pour avoir des bébés par exemple. On ne peut pas savoir, mais cela ne coûte rien de se protéger simplement.

Parce qu’il y a des solutions, des produits plus sains, tout aussi facilement accessibles, surtout aujourd’hui avec les e-boutiques spécialisés.

Doux Good est mon préféré – avec sa rubrique spéciale teenargers -, mais vous avez aussi évidemment Mademoiselle Bio, Greenweez, Elo is Bio

Alors ? concrètement me direz-vous ?! Eza t’es bien mignonne, mais on jette quoi, on achète quoi du coup ?

Mes outils sont :

  • la carte Que Choisirsubstance toxique que choisir carte que choisir

 

  • le site La Vérité sur les cosmétiques et plus précisément son outil de recherche par ingrédient 
  • Le blog 40 ans 4 enfants qui passe un temps dingue à tout tester et décortiquer notamment depuis que son ainée a déclenché un cancer juste avant ses 14 ans.
  • le blog Peau Neuve, une mine d’infos, je zappe ,pour le moment encore en tout cas, l’aspect préparation Home Made, je ne me sens pas encore prête, mais je suis persuadée que je vais finir par m’y mettre (je suis déjà allée chez Aroma Zone à Paris : c’est juste la caverne d’Ali Baba)

Produits pour enfants, ce que j’ai mis à la poubelle récemment : 

  •  le shampoing Klorane Petit Junior… à cause du Phenoxyethanol (Je cite 40ans4enfants « perturbateur endocrinien. Un rapport recommandait de supprimer tous les produits bébé avec, jamais appliqué »…)(Que Choisir indique « Toxique pour le foie. Cette substance ne semble pas présenter de danger pour les adultes)
  • La Cold Cream Avene… je continue à l’utiliser pour moi, mais il y a aussi du Phenoxyethanol, donc je ne tartine plus les enfants depuis que je m’en suis aperçue.
  • Le soin démêlant Klorane « Petit Junior »
  • Les bulles de bain et autres gels douche et sticks à lèvres « fantaisies » Sephora

Rien d’autre, parce que nous étions déjà passés au BIO pour le gel douche et le dentifrice, ainsi que pour l’eau micellaire avec laquelle ils se débarbouillent le matin.

La ROUTINE de ma pré-ado :

Je lui ai acheté une éponge Konjac spéciale peau à imperfections, au Charbon de Bambou (une autre ici par exemple). Elle est noire, celle de ma puce est en forme de coeur (mode cute), c’est pas bête, ça améliore la relation avec sa routine devenue obligatoire et que je ne veux pas contraignante.

eponge-konjac-au-charbon-de-bambou-lady-green

 

(je note ici le hors-sujet, mais pour info : je suis ultra satisfaite de la mienne – d’éponge – je suis bluffée par le changement sur ma peau : plus clair, grain de peau affiné)

Sous la douche, c’est actuellement la nouvelle gamme de produits d’hygiène pour enfants TOOFRUIT, on a donc opté pour le Sensibulle pêche-abricot.

sensibulle-abricot-peche

J’aime aussi beaucoup la marque Fleurance Nature, je crois vous en avoir déjà parlé, je vous mets le lien vers le site, rubrique gel douche.

Pour l’hydratation de ses lèvres : le stick Toofruit me sauve. Sinon, c’est le weleda mais je peux comprendre qu’il ne soit pas super « girly » comme il faut. C’est le cas du Toofruit. Fruité et coloré comme elle aime et bio comme j’exige ! AH AH AH

bisou-doux

Pour les shampoings : j’ai fait un gros loupé avec celui de Douce Angevine… (bio), il sent sincèrement super mauvais, je me dévoue pour le terminer pour « pas gâcher » hein mais en effet, ma 11 ans n’abuse pas (cette fois), le parfum est… eurk !!
J’hésite à proposer aux enfants du shampoing solide, je vais peut-être tester d’abord de mon côté. Je vous tiens au courant. En attendant, pas de shampoing « spécial enfant », ils utilisent les nôtres. Et notamment celui de Fleurance Nature (utilisable dès 3 ans) sans tensio-actifs agressifs (SLS et SLES) ni silicone (good point) mais avec deux allergènes « linalool » et « limonene » (bad point).

Côté dessous-de-bras :) Je lui ai acheté une pierre d’Alun. Je cherche encore à me faire un vrai avis sur la question… Sinon je valide le déo stick TOOFRUIT niveau composition.

Pour les petits boutons… pour le moment, on s’en sort bien… elle les tapote avec un soupçon d’huile essentielle de TeaTree, le soir uniquement car l’odeur est très forte. Et le matin si nécessaire, elle a le stylo Cleanance Spot d’Avene (malgré la présence de Cetrimonium Bromide… conservateur chimique noté 2 smileys noirs qui font la tronche sur La vérité sur les Cosmétiques…)

composition cleanance

En gros, on n’est pas sorti des ronces les gars.

Je termine le billet avec espoir, j’ai en effet envie de tester plus en détail la marque Lady Green, dédiée aux adolescentes (j’ai uniquement pris pour le moment l’éponge Konjac). Si quelqu’un connaît, je suis preneuse de retour.

EDIT : je rajoute la référence de l’huile de massage bio skinhaptics, qui est vraiment parfaite : elle sent bon, permet un long massage sans rendre la peau huileuse beurk.

56 commentaires

Petit guide des réseaux sociaux de nos ados

reseaux sociaux adolescentsParce qu’on n’est pas tous du métier – et même. Les réseaux sociaux de nos ados restent pour beaucoup un mystère.

Parce que depuis quelques semaines, je me vois expliquer régulièrement à ma 11 ans le fonctionnement de tel et tel réseau social afin de répondre à ses demandes.

Parce que je me suis aperçue que certaines de ses copines s’étaient lancées sans réfléchir et a priori sans être encadrées sur des réseaux sociaux, notamment instagram.

Parce que je suis très curieuse, que j’aime comprendre ce qui captive(ra) mes enfants (bon, je n’ai pas réussi avec les pokemons de P’tit)

Parce qu’autour de moi, je me rends compte que mes copines « mamans » sont rarement suffisamment connectées pour appréhender les tenants et les aboutissants des différents réseaux sociaux (à part Facebook, délaissé de toute manière par les ados)

Profitons que je ne sois pas encore dépassée. Petit billet destiné donc à vous mes lectrices mamans (et lecteurs papas cachés au fond) pour parler des réseaux sociaux de nos (pré)ados.

Rappel : ici pour notre Choupie de 11 ans (en CM2) pas encore de téléphone portable, accès contrôlé à l’iPad, elle possède une adresse mail que nous « vérifions » si besoin (jamais fait encore), elle ne doit pas donner son email à quelqu’un d’inconnu. Elle sait qu’il ne faut pas donner ses coordonnées, ni même son prénom et nom de famille sur internet, notamment sur les « chats » de ses jeux en réseaux (clash royal actuellement). J’ai commencé à lui parler de son « image », du fait qu’elle lui appartenait et que si, un jour, je trouvais une photo d’elle « indécente » postée par un tiers, j’irais porter plainte au commissariat !

Enfin, elle sait que nous lui donnerons un téléphone – mais pas un smartphone – à sa rentrée en 6e, juste pour téléphoner, envoyer des SMS. À la maison, elle pourra utiliser tablettes et ordis sans problème, car nous voulons évidemment qu’elle soit « connectée » et qu’elle utilise parfaitement les outils informatiques. Mais sous surveillance. Elle a fait la tête, mais je peux vous dire que ça fait son chemin, elle avoue parfois, en voyant des copines avoir des soucis, trouver bien qu’on soit si « strict » à ce sujet. Je la rassure en lui expliquant que petit à petit, en nous montrant sa maturité notamment, nous lui donnerons accès aux outils et réseaux sociaux de SON AGE.

Je suis sincèrement très ouverte, je ne veux pas juger trop facilement, mais laissez son enfant ouvrir un compte Facebook et/ou instagram à 10 ans… sérieusement ? Pour y faire quoi ? Il demande ? Et alors ? Vraiment, on en a déjà parlé, je veux bien entendre le « il veut être comme ses copains« … certes… mais ce n’est pas encore une histoire de poule et d’oeuf ça ?? Si des parents osent dire non, peut-être que d’autres feront de même ? Et puis, l’excuse est pourtant toute trouvée : PAS AVANT 13 ANS. C’est Mark qui le dit.

BREF

Démarrons.

Facebook. Le plus simple à appréhender, car je pense que nous y sommes quasiment toutes et tous, à quelques exceptions près (j’en connais). Pas de compte avant 13 ans sans mentir sur sa date de naissance. Vous pouvez être amis avec l’ado et du coup, jeter un oeil à ce qu’il dit/commente/like and co. Mais bon, évidemment, ils ne font rien de bien particulier sur leurs murs.

Les dérives possibles :

* les groupes privés : en n’étant qu’ami, vous ne pourrez pas voir ce qu’il se raconte dans les groupes où votre ado peut avoir été ajouté comme membre ou s’être inscrit de lui même. Généralement c’est là qu’ont lieu les insultes/harcèlement.

* l’ouverture d’un autre compte : ba oui. Un dont vous ne connaitriez pas l’existence.

Mais encore une fois, Facebook ne me stresse désormais pas plus que ça. Mis à part au niveau de l’empreinte numérique… Cela reste le 1er réseau vérifié par les Ressources humaines quand on postule à un job. Je vous encourage à ne jamais poster de photo personnelle sur ce réseau et à l’expliquer à vos enfants. Toutes les photos postées sont propriétés de Facebook. Même si vous supprimez ensuite une photo, elle « reste », elle a pu être partagée, enregistrée-sous, sans oublier les « copies-écran », vieux comme l’internet, mais toujours aussi efficace.

Twitter. Au secours. Les comptes des ados sont flippants. Vides. Tous champions du monde de l’orthographe. C’est magique à quel point ça pique. Par pitié, insistez pour qu’ils n’utilisent pas leur vraie identité (empreinte numérique bonjour). Exemple « marrant », ces stagiaires qui tweete un dimanche soir « que ça les gonfle grave d’aller au taf le lendemain matin » et qui… se font remercier par le compte de la marque/du magasin/du boss, bref, du job en question. BIEN JOUé MON GARS.

Instagram. Ahhhhhhhh LE réseau social qu’ils adorent. Mon avis a bien changé depuis mon article datant de février 2012 (ça me donne idée de mise à jour tiens d’ailleurs) !! J’y suis désormais quasi quotidiennement et j’aime bien. Je ne publie par contre toujours pas de photo des enfants « reconnaissables ». À voir comme ça, on se dit que ce n’est pas bien méchant Instagram. C’est un réseau social facile, tout doux, avec de jolies choupies photos.

Oui Oui. C’est d’ailleurs à mon avis le premier auquel  je donnerai accès à ma 11 ans (quand elle n’aura plus 11 ans). Les adolescents instagrameurs ont leurs codes pour faire leur petite bio et à ce sujet je vous envoie chez Violette qui en parle parfaitement !

Les dérives possibles :

* insultes en commentaire (il est tout à fait possible de les supprimer et de signaler le compte responsable. Généralement, la personne ouvre immédiatement un autre compte pour recommencer…)

* ouverture de compte reprenant des photos/noms de l’adolescent, mais en le discréditant…

* vol « simple » d’identité, très courant, les photos volées, mais c’est le cas sur l’ensemble des réseaux sociaux.

Évidemment, je ne peux que préconiser de les encourager à laisser leur compte Instagram en privé et de bien contrôler les demandes d’accès. Hélas, l’objectif des ados aujourd’hui est d’avoir un nombre de suiveurs importants et croissants… le compte privé ne le permet donc pas ou en tout cas arrive vite à ses limites… Encore une fois, gare aux photos « volées », même par les copains/copines qui ne pensent même peut-être pas à mal et qui postent des photos représentants notre ado sans son consentement.

Expliquer, expliquer, encore et encore. Montrer ce qui peut arriver, juste pour le savoir et être un peu plus vigilant. Mais cela vaut pour tous les réseaux sociaux. Encore.

Snapchat. Bon, bon, bon, j’ai mis un temps dingue à aller voir ce qu’il en était, mais je me suis sacrifiée. J’ai pris 50 ans en 2 heures tellement je n’y comprenais rien. L’ergonomie de cette application n’a juste rien à voir avec ce que l’on a l’habitude d’utiliser nous les digital mums. Finalement, j’ai à peu près compris le fonctionnement, mais – pour le moment (eau fontaine toussa) – je n’accroche absolument pas. Certes, je me suis abonnée à des comptes de blogueuses qui l’utilisent, je trouve, parfaitement, comme Margot : elle raconte sa journée, montre son quotidien, échange avec sa communauté, je suis bluffée. À mon avis c’est extrêmement chronophage, surtout que cela s’ajoute à tous les autres réseaux sociaux.

Mais revenons à nos ados. Eux, ce qu’ils aiment c’est l’instantanéité et l’aspect éphémère des publications (et le fait que les parents n’y sont pas). Ils se prennent en photos, avec des filtres rigolos ou se filment en mini vidéo de 10 secondes et les mettent à disposition de leurs suiveurs/amis, qui pourront voir et revoir éventuellement les posts, mais seulement pendant quelques heures. Ensuite, hop, c’est disparu.

Magique. Non pas vraiment. Entre temps, je ne préfère pas vous expliquer ce qu’un ado peut prendre en photo sachant qu’elle sera éphémère…

Les dérives possibles :

* le contenu des photos/vidéos (oh secours)

* les échanges écrits que vous ne pouvez pas voir (car l’ado peut choisir à qui il envoie son snap, donc même si vous le suivez, il peut sans souci vous zapper)

* les copies écran des photos… eh ouais les gars… c’est pas si compliqué de conserver une photo qui était censée disparaitre des internet…

Periscope. Le petit nouveau si je puis dire. Vous en avez peut-être jamais entendu parler, ou tout juste par l’épisode malheureux de ce footballeur fort aimable qui y a insulté – bêtement -son entraineur (bravo le veau).

Ce réseau social est basé sur la vidéo EN DIRECT. Vous êtes quelque part, vous trouvz ça beau ou il se passe un « fait divers » incroyable devant vous, vous vous connectez et vous filmez. Automatiquement, votre vidéo est « géolocalisée » (donc vous aussi)(c’est important pour la suite), vous pouvez lier votre compte periscope à votre compte twitter d’ailleurs, ce qui permet de prévenir, via twitter, vos follower que vous êtes « en direct ». C’est très sympa pour faire visiter la capitale par exemple, décrire une visite, un lieu. Pour l’avoir testé à deux reprises c’est assez troublant/excitant, car vous voyez instantanément des « gens » se connecter à votre vidéo, ils vous envoient des messages écrits qui s’affichent sur votre écran tandis que vous filmez toujours, vous pouvez donc converser avec eux en parlant. Ou pas d’ailleurs. Mais c’est toujours mieux de le faire, c’est un peu l’idée: l’échange. Ces personnes peuvent vous regarder / ou visionner votre vidéo de n’importe où dans le monde. Inversement, en vous mettant sur l’application, vous pouvez aller voir des vidéos en direct ou en léger différéees (elles restent en ligne quelques heures en effet) tournées au bout du monde ou au coin de votre rue ! J’ai ainsi assisté à une sortie en surf sur une plage à Sydney !!

Les dérives possibles :

* tout ça c’est bien beau, mais si vous prenez le temps, et je vous y encourage, d’aller jeter un oeil aux types de vidéos lancées, notamment en France (mais c’est idem partout), vous verrez que 80% des vidéos proposés se sont des ados qui s’ennuient et qui veulent « chater« … génial… On se retrouve donc face à des ados dans leurs chambres, j’ai même suivi  une « vidéo » d’ados en classe… oui oui… au collège, en train de se filmer « en douce », l’un demandant à son pote de lui dire si la prof le serrait… Youhou que c’est passionnant tout ça. Donc, là encore, gare au contenu diffusé qu’il est impossible de maitriser !!! L’ado filme ce qu’il veut.

* la geolocalisation… voilà ce qui me dérange particulièrement, si je devais mettre un ordre à ces soucis collatéraux. L’enfant, pardon, l’ado est totalement reconnaissable s’il se filme. Il ne sait absolument pas qui le regarde (enfin, il a les pseudos, génial, ça nous avance vachement). Mais surtout, en se connectant et en démarrant une vidéo, l’utilisateur se géolocalise. On sait donc EXACTEMENT où il se situe. Je ne parle pas non plus du fait qu’il peut ainsi montrer à de potentiels cambrioleurs à quel point votre appartement regorge de trucs de valeurs.

Exemple, au moment où j’écris voici la carte proposé par Periscope :

IMG_3799

Je clique sur la terre pour visualiser la carte et je cherche la France

IMG_3800

Je zoome sur Paris (en rouge les vidéos en direct, en bleu les replays de vidéos disponibles)

IMG_3801

 

Je zoome au hasard dans le 17e, rue Boulay

IMG_3802

IMG_3803

J’ai cliqué, la vidéo montrait une jeune demoiselle « Noor » faisant des « duck face » à la caméra et disant « salut » et « bonjour » à ces suiveurs, elle reçoit des « coeurs » (équivalent des like Facebook et des coeurs rouge d’instagram) et une invitation à venir déjeuner dans une crêperie à côté de chez elle ! Hop au bout de 30 secondes un joli « t’es une p…. » , la jeune fille décide de « bloquer » la personne. Ensuite, on lui demande son âge… J’ai arrêté le visionnage rapidement. On a compris l’idée. Au moins, elle était habillée.

Mon conseil : ouvrez un compte avec un pseudo et allez voir. Surtout si votre ado a téléchargé l’appli et l’utilise… il faut savoir.

Je vous conseille aussi la lecture de ce billet du babyblog sur l’application Periscope.

***** MISE A JOUR AOUT 2017 ******

J’ajoute aujourd’hui le petit dernier né des réseaux sociaux pour ados : YELLOW

Alertée par une maman lectrice, voici donc le petit dernier qui « inquiète ». Le Tinder des ados, rien que ça.

Bien que les équipes de Yellow affirment être extrêmement vigilants quant aux faux profils (adultes cachés derrière des ados) qu’ils disent détecter très rapidement et supprimer dans la foulée, je vous encourage encore une fois à PARLER à vos ados de cette appli. A la base, elle sert à rencontrer de nouveaux amis par affinité. La vieille que je suis se demande ENCORE comment ce type de réseaux peut exister, en attendant, faisons avec.

 

Évidemment, ce billet n’est pas pour dramatiser, je suis la première à utiliser quotidiennement les réseaux sociaux, à aimer les réseaux sociaux pour ce qu’ils ont, à mon sens, de positif : la connexion au monde, l’échange, les rencontres virtuelles sincères et pouvant clairement donner suite à de belles histoires d’amitié. Tout est encore et toujours une histoire de « juste milieu », utiliser, mais ne pas abuser. Je pense que nous avons, adultes, parents, un rôle extrêmement important pour « éduquer » nos enfants à ces outils alors, autant les connaitre à minima, c’est le but de ce billet. Le mieux est de tester vous même et d’en parler avec vos ados ensuite.

Le droit à l’image, la gestion de leur empreinte numérique. S’ils vous prennent déjà pour des vieux imbéciles, montrer leur des récits de jeunes qui témoignent de leurs mauvaises expériences. Cette jeune femme par exemple.

Savoir c’est contrôler. On n’évitera pas des abus de tiers personnes mal intentionnés, mais je reste persuadée – comme je le disais dans mon article sur les addictions – que l’on peut largement limiter la casse ! Ma 11 ans apprécie nos échanges sur ces sujets, elle se rend compte que je connais, que j’utilise, je lui explique pourquoi j’aime tel ou tel réseau ou que je n’accroche pas particulièrement à d’autres. J’ai envie également que ses copines sachent que je suis là si elles ont besoin d’aide sur ces sujets. C’est important pour moi. Je ne suis pas folle, je sais qu’à un certain moment, on n’aime plus parler à sa « mère » et j’aime penser que ma fille et mon fils ensuite, iront voir des adultes amis en qui ils ont confiance pour parler de leurs problèmes. J’ai donc envie de pouvoir endosser ce rôle pour les gamins et gamines qui nous entourent aujourd’hui.

Je suis, comme toujours, preneuse de vos remarques, questions, avis. Nourrissez moi :)

32 commentaires

L'instant pré-ado #2 : l'abécédaire

alphabet adoAhhhhhh (j’avais pas entendu/compris…)

Bah non (à la question « t’as pas froid comme ça« )

C‘est bon… (lâche moi)

Désolée (1500 fois par jour, quand l’adulte lui fait remarquer son langage/attitude/bêtise/oubli)

Ecole (lieu où l’on retrouve les copines pour discuter plusieurs heures avant de lui envoyer 10 mails par soirée)

Frère (adorablement chiant)

Gloss (parfumé et bourré de produits toxiques pour bien énerver sa mère)

Hormones (elles débarquent et les sauts d’humeur avec)

I

Je (je je je je je, moi moi moi, moi je, moi je, moi je)

K

Liberté (à gagner petit à petit)

Mec : ne définit pas uniquement les garçons mais également un homme : « t’as vu le mec ? »

Noir : couleur préférée

O

Pfffffff (avec les yeux qui se lèvent au ciel)

Quoi ? Qu’est-ce qu’on mange ?

Rose = bébé

Stylé (c’est trop stylé) à associer avec le suivant :

T‘as vu (c’est trop stylé)

U

Vêtements : un jean slim bleu (ou éventuellement noir), un sweat ou éventuellement un pull (mais noir)

What ? (elle fait anglais)

X

YouTube : source de divertissement qu’on se partagerait bien à l’infini mais limitée par « maman relou » qui dit qu’il y a des choses mauvaises aussi dessus

Z

Retrouvez le premier instant pré-ado ici. N’hésitez pas à compléter l’abécédaire avec vos mots à vous. J’ai besoin de PARTAGER ma douleur mon bonheur !

30 commentaires

L'instant pré-ado #1

instant pré adoNe sachant pas trop si je dois plutôt rire ou pleurer, je préfère écrire. Ma 10 ans se rapprochant dangereusement de la zone de turbulences que nous apelorio Quézac pré-adolesence, je suis partagée, vous le savez, entre la nécessité de respecter son évolution, son intimité, son image et le sain besoin – il me semble – de me décharger de ces maux par des mots

Parce que tout de même, hein, on s’en souvient, c’est pas facile tous les jours d’être une jeune fille de 10 ans !!

Ba non. Ah voyez !

Surtout quand sa mère – la relou – lui a acheté un blouson « vraiment trop moche » qu’elle est obligée de porter, parce que non, vraiment, une simple petite veste en jean un 9 mars alors qu’on annonce de la pluie, ce n’est décidément pas suffisant.

Alors, bien sûr, le ton monte. Et c’est parti pour mes justifications tout autant débiles qu’inutiles : à base d’arrête de faire ta malheureuse… « il y a des enfants qui n’ont pas autant de chance que toi d’avoir un blouson » (oui je sais je suis allée jusqu’à là… pardon, je débute), ou d’autres certitudes comme « j’ai pas envie que tu chopes une pneumonie. »

Mademoiselle 10 ans répond.

(C’est son sport favori depuis toujours : on peut définitivement affirmer qu’elle excelle depuis quelques mois.)

Le 1er instant « pré-ado » d’une longue série sera donc :

C’est bon maman – je vous fais grâce du ton – Je n’attrape rien, je ne suis pas frileuse ! « 

Si toi aussi tu sens naître en toi des pulsions étranges lorsque tu t’adresses à ton enfant qui était tout mignon (jaune) AVANT et qui ressemble de plus en plus à ce minion violet… tu peux reprendre cette image, le #instantpreado, faire un petit billet sur ton blog ou un statut sur tes réseaux sociaux et me prévenir en faisant un lien vers ce 1er article. Je ferai une petite récap ici même. Et on partagera, on se soutiendra (et on rigolera bien, aussi)

Les autres instants pré-ados :

Bea « J’suis une peste et j’assume »

Crispolls « Et le petit toast qui va avec »

MissBrownie Contestation autour du menu

Julimelle Nan mais c’est bon quoi !

Vivement qu’ils aillent au lit

56 commentaires

Le harcèlement scolaire

harcelement scolaireEn devenant parents – et c’est d’ailleurs aussitôt l’embryon accroché dans le ventre de la maman, nous signons un contrat à durée indéterminée avec l’Entreprise de la Vie – celle qu’on a créée en l’occurrence, merci de suivre – et donc de la peur de la perdre. CQFD. On appellera ça les dommages collatéraux de la parentalité.

Si on pensait jusque là connaître le mot « peur », il prend là sa véritable signification. Il ne s’agit plus de cette sensation ressentie quand il fallait parler en public, passer un examen, ou même sauter en parachute! Nan, du pipi de chat ça. Nan désormais, on parle juste de la peur que la chose que l’on aime le plus au monde soit blessée, abîmée, malheureuse, ou pire.

À chaque étape de leur vie, nos peurs changent, c’est pour ne pas s’ennuyer en fait. Évidemment, la base reste identique. Cependant, d’abord, on a peur qu’il ne reste pas bien accroché, qu’il se passe quelque chose à l’accouchement, qu’il ne soit pas « normal »… puis  qu’il ne grossisse pas assez, qu’il ne marche pas avant ses 3 ans, qu’il ne dorme pas une nuit complète avant ses 18 ans. Cela peut paraître ridicule quand on regarde en arrière, évidemment. Mais pourtant. On est tous passés par là.

Notre petit grandit, il fait de plus en plus de pas… dans la société. Et là, ça se gâte. On a peur qu’il ne se fasse pas d’ami à la maternelle, que quelqu’un lui fasse du mal dans la cour, qu’on le kidnappe, qu’il échappe à notre vigilance et qu’il traverse seul la rue…

La liste est longue hein ?!

Et puis finalement, on arrive, j’arrive, bon an mal an à la perspective très proche de l’entrée au collège. Dans 18 mois ici, Choupie étant de janvier, j’ai l’impression d’avoir gagné 1 an dans l’affaire !

Je pense toujours avoir été une mère cool. Pas pot de colle. Je laisse mes petits aller depuis leurs plus jeunes âges chez leurs grands-parents par exemple, l’été plusieurs semaines de suite même. La séparation, je trouve ça positif, et je la positive face à eux en tout cas. Ensuite, derrière, JE gère MES sentiments parfois ambivalents.

Mais alors, l’entrée au collège me terrifie. Déjà parce qu' »ON » dit que c’est une étape particulièrement frappante. Et que moi, les « ON-DIT », j’ai tendance à les écouter, à les amplifier et là, pour le coup, à ne pas vraiment réussir à les positiver.

De quoi ai-je peur ?

De l’effet de groupe. Des clopes. De la drogue. De l’alcool. Du sexe. De cette envie de faire comme les autres, conneries incluses.

Et puis évidemment, du harcèlement, du racket, de la violence physique, mais, j’ai presque envie de dire « pire » : morale.

Les injures. 24/24, 7/7 (merci les réseaux sociaux)

Déjà aujourd’hui, les 2 ou 3 fois où les enfants ici se sont fait « embêter » en classe ou dans la cour de l’école primaire, il a fallu plusieurs jours et divers signes très difficiles à décrypter pour s’en apercevoir. Et pourtant, ils savent. Ils savent que si quelqu’un, un jour, leur dit « n’en parle pas à tes parents sinon… », ils doivent JUSTEMENT venir nous le dire.

Ils savent qu’en se laissant faire, le harceleur n’arrêtera pas, au contraire.

Mais pourtant, déjà, on a du mal à les faire parler.

Alors demain ? Quand ils seront adolescents et que nous serons donc nous, parents, mécaniquement des gros relous ?

On apprend chaque jour notre rôle de parents, en tout cas, nous, on n’a pas été livré du mode d’emploi. Mais sur ce coup-là, l’Homme et moi, on aimerait une formation accélérée (et une boule de cristal et un sérum de vérité aussi).

Comme on n’a pas trouvé. On se dit qu’on va devoir expliquer, encore et encore, ce qui existe, ce qui peut arriver, ce dont ils peuvent être témoins aussi, comme le dit si bien ce jeune homme très touchant à la fin de ce reportage terrifiant, poignant, très dur émotionnellement, mais tellement bien fait : SOUFFRE-DOULEURS, ILS SE MANIFESTENT.

Plusieurs passages m’ont marqué. Notamment le fait que les enfants harcelés ne savent pas qu’ils le sont. Ils ne savent pas que cela porte un nom.

Et puis cette peur de le dire, pour ne pas passer évidemment pour le pauvre petit à sa maman, mais aussi pour ne pas « décevoir », « blesser », « inquiéter » ses parents. Bon sang. Mais JUSTEMENT, INQUIÉTEZ-NOUS !! QUE J’AILLE RÉGLER MOI-MÊME SON COMPTE A CES PETITS C… Pardon je m’égare.

Enfin, l’impuissance, voir l’aveuglement des certains professionnels du corps enseignant… le « ça ne se passe pas dans mon lycée, mais sur facebook« , m’est resté en travers de la gorge. Je ne parle pas du Directeur qui a vu cette jeune fille au sol et qui… n’a rien fait. Ses agresseurs ont pu compléter le tableau en ajoutant « t’as vu, même le proviseur s’en fiche de toi ». BRAVO LE VEAU.

Ce documentaire m’a bouleversé, je savais qu’il me ferait pleurer. Voir ces parents dont les enfants se sont suicidés témoigner… Mais finalement ce documentaire m’a encore plus ouvert les yeux. Entendre ces jeunes parler de ce qui leur est arrivé, comprendre pourquoi ils ne se déconnectaient pas, pourquoi ils ne disaient rien, écouter leurs conseils… Cela m’a fait un bien fou et m’a motivé encore plus pour en parler à mes louloux.

Mais bon sang quelle horreur ! Quels gâchis ! Quelle tristesse.

26 commentaires

Points verts, points rouges

Le P’tit avait le sketch de Raymond Devos « Le visage en feu ♠ » à apprendre.
Ça parle de feu vert et de feu rouge : je me suis souvenue en l’écoutant le réciter que je vous devais un billet sur notre système de points verts et de points rouges.
À la demande générale de 3 personnes donc, je reviens sur ce que j’avais cité dans l’article consacré aux occupations de mon grippé.

Rien de révolutionnaire, rien de miraculeux non plus, hélas, je vous l’annonce de suite. En attendant, ce système fait son job, à savoir : encadrer un peu plus les activités des enfants, notamment en ce qui concerne l’usage de la tablette et de la télé (même si nous sommes encore des extraterrestres en cette matière, les loulous ici ne la réclament quasiment jamais) et surtout nous permettre de « punir » ou de « récompenser » leurs comportements.
Parce que depuis quelque temps, notamment chez Grande Chérie pré-adolechiante, ça laissait clairement à désirer (à nouveau)(puisque c’est cyclique chez elle).
Il traînait de plus un air de « nous sommes les rois ici, on glande rien et on exige tout » qui ne nous plaisait que moyennement, il faut avouer.

Du coup, on a repris et adapté un système que nous avez conseillé Sainte Pedopsy à l’époque où l’on avait fait suivre Miss Grande Chérie. On a oublié l’aspect trop pénible de point à compter et à valoriser en fonction du poids de l’effort vs la récompense visée (zZzZzZZzz)… pour revenir aux bons vieux points, type gommettes de l’école Maternelle.

Verts et Rouges.

À chaque mauvais comportement, comme PAR EXEMPLE : je réponds à ma mère (parce qu’elle est trop relou à me demander d’aller à la douche 50 fois tous les soirs), hop « point rouge ». Moi ça me permet de ne plus (trop) m’énerver/m’égosiller, je lui demande alors juste fermement, parce que ça va bien hein, d’aller mettre un point rouge.point verts rouges comportement tableaux

À chaque bon comportement ou effort que l’on remarque (et croyez-moi on est aux aguets), hop un point vert. Nous avons au hasard, un enfant qui dresse la table sans qu’on ne lui ait rien demandé, un autre qui partage le dernier super bon dessert du frigo, ou bien une réaction calme et posée qui « normalement » aurait clairement donné lieu à une colère (inutile, mais bien réelle) : effort, donc point vert.
On ajoute à ça, une récompense pour les bonnes notes (effort à l’école) : 18/20 donne 1 point ; un 19/20 rapportent 2 points et le 20/20 : 3 points (bravo).
Ainsi, on sait à l’avance, les connaissant que les excellentes notes de Choupie vont venir contre-balancer ses points rouges de comportements, histoire de l’aider un peu tout de même. Et pour l’ p’tit grand, cela a pour effet de le booster encore plus pour atteindre le 18, 19, voire même 20. Car il n’en était pas loin généralement.

Avec ses points, notés par eux-mêmes (pour la confiance toussa) sur leurs tableaux dans leurs chambres, ils nous « achètent » des droits à : utiliser la tablette et regarder un DVD.

tableaux comportement points

Concernant les points noirs, on en reparle dans un autre billet « beauté des préados ? »

♠ J’arrive à un carrefour, le feu était au rouge. Il n’y avait pas de voitures, je passe ! Seulement, il y avait un agent qui faisait le guet…
Il me siffle. Il me dit : – « Vous êtes passé au rouge ! »
– « Oui ! Il n’y avait pas de voitures ! »
– « Ce n’est pas une raison ! »
Je dis : – « Ah si ! Quelquefois, le feu est au vert… Il y a des voitures et… je ne peux pas passer ! »
Stupeur de l’agent ! Il est devenu tout rouge.
Je lui dis : – « Vous avez le visage en feu ! »
Il est devenu tout vert ! Alors, je suis passé !

Raymond Devos.

20 commentaires

 
Top