Vers le zéro déchet (ou presque): ce que l'on n'achète plus - e-Zabel, blog maman Paris

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Vers le zéro déchet (ou presque): ce que l'on n'achète plus

Vous le savez si vous me suivez depuis longtemps (et ça, c’est drôlement gentil par ailleurs), nous tentons à la maison depuis de nombreuses années de devenir des citoyens du monde, des consommateurs « raisonnés » et bien conscients de l’état de notre planète.

Cependant, je mange toujours de la viande, je n’achète pas encore en vrac, je prends l’avion, je commande toujours chez Amazon (oui, je t’entends hurler là-bas au fond) ! Parce que ces petits gestes que nous décidons d’adopter au fur et à mesure pour que cela s’intègre facilement et durablement dans notre quotidien, eh bien, nous les faisons dans un contexte de vie qui est le nôtre et qui ne nous permet pas de totalement chambouler toutes nos habitudes en un claquement de doigts. Parce que mon objectif est de me faciliter la vie. Parce que si je me la complique, j’implose vu dans l’état où je suis déjà actuellement.

Petit rappel historique. 29 avril 1945 les femmes votent pour la 1ere fois en France.

Ah on me fait signe qu’on n’a pas 3 heures sur le sujet. Grosso Merdouillo, mes parents, déjà, achetaient pas mal de choses au magasin bio, mais pas tout (j’imagine en raison du coût financier et du fait qu’on ne trouvait à l’époque – non pas des dinosaures tout de même – tout en bio facilement en région parisienne). Je me souviens de ce magasin d’ailleurs, tout petit, assez sombre et très chargé, je n’aimais pas y aller : ma mère bavardait avec la propriétaire pendant des plombes… hum

Idem, ma mère cuisinait. Elle n’achetait rien de transformé. Gâteaux, plats, sauces, elle passait des heures en cuisine… donc naturellement, j’ai fait pareil (sauf les heures en cuisine qui se tranforment en repas simples et rapides mais en effet je n’achète jamais de plat tout fait, au pire, je fais livrer une pizza ou des sushis)

Ensuite, je ne suis pas fondamentalement une grosse acheteuse : Marie Kondo n’a pas besoin de passer chez moi (tant mieux). Je trie facilement, je donne, je mets au recyclage, ces gestes là sont dans ma nature on va dire.

Ce que je n’achète plus aujourd’hui en avril 2019 :

  • des bouteilles d’eau : je vous en avais parlé, c’est confirmé, nous avons opté pour 2 carafes en verre. Pour filtrer l’eau, j’ai abandonné la version « bâton de charbon », que je trouve bien plus contraignante que les perles en céramique pour un résultat identique. L’ado est ravie, elle n’a plus à expliquer pouquoi il y a un énorme caca noir au fond de l’eau à ses amis qui viennent manger à la maison. Uh uh
  • des cotons : bon, ça, ça fait un bail, mais je le redis. Je crois qu’on a vraiment démarré l’axe « moins de déchet » avec ça. Je me démaquille soit avec une éponge konjac (adaptable à notre type de peau, l’ado en a une à base de charbon de bambou), soit avec des carrés lavables (Tendances d’Emma toujours)
  • de l’essuie-tout : il y a 1 exception qui confirme la règle encore, mais je pense qu’on va pouvoir passer outre rapidement : j’éponge encore les frittes avec (3 feuilles au fond du saladier), mais je pense que je pourrai utiliser un linge propre absorbant ça passerait. Sinon, j’utilise uniquement les débarbouillettes (Tendance d’Emma encore), pour absorber tout débordement, fuite ou autre renversage de liquide mais aussi pour laver le plan de travail (comme une éponge bis), essuyer une bouche cracra, essuyer un pif ou même comme mini serviette d’appoint.
  • du gommage et plus généralement des produits de soins inutiles : finito les machins qui coûtent un rein, je n’utilise plus que des huiles végétales (Amande douce pour des bains (ah oui je prends encore des bains par contre) et me démaquiller le visage, argan (comme crème de nuit pour ma peau mature, rapport aux dinosaures), coco (pour les poux des enfants – oups – et plus généralement pour mes cheveux). Pour les gommages, je prends du bicarbonate très fin auquel j’ajoute quelques goutes d’huile d’amande douce, je mélange dans ma main et hop, je gomme. Pour le corps, c’est beurre de karité (mon chouchou chez Pranarom, la texture est hyper agréable) et j’ai toujours de l’Aloé Vera pour les bobos, coups de soleil, piqure d’insecte, hydratation et même gel pour les cheveux). Adieu les sérums, les soins pour les lèvres, les poches, etc, ça va bien le marketing merci.
  • du diesel : on roule à l’essence depuis des années maintenant
  • de la lessive : et là bon sang ce que c’est économique. J’ai testé plusieurs recettes, je ne suis pas encore totalement arrêtée sur une précise, mais de toutes mes recherches je peux vous dire qu’il ne faut juste pas mélanger bicarbonate de soude et vinaigre blanc. Les deux s’annulent. j’ai lu plein de trucs à ce sujet. La réaction chimique de ces deux-là est intéressante uniquement si vous voulez décaper quelque chose immédiatement : par exemple, vos WC ! Sinon, on met dans la lessive du bicarbonate, des cristaux de soude (et on ajoute éventuellement du percarbonate de soude pour blanchir/détacher un peu plus si besoin). Idem, les huiles essentielles sont à ajouter à froid et je me suis rendue compte que c’était un peu comme mettre du Chanel numéro 5 précieux dans une poubelle… Les huiles essentielles ont des vertus bien autres que d’embaumer facticement nos lessives. Mais bon, j’en mets encore pour le moment. Ma dernière recette c’est celle de MamanWhatElse et je la trouve assez liquide (car vous verrez, le nerf de la guerre c’est surtout ça, le dosage des éléments pour ne pas se retrouver avec une lessive dure comme du béton)(même si ça fait les biscoteaux des bras en la secouant avant usage). Pour l’adoucissant, je mets tout simplement une grosse dose de vinaigre blanc. ET VOILÀ..
  • des produits d’entretien : c’est juste savon noir, bicarbonate de soude et vinaigre blanc ! Pour les vitres : de l’eau et mon indispensable Brill’tout (ce truc miraculeux)
  • les jus de fruits : j’en prenais tous les matins un verre. En fait, même en 100% pur jus, c’est une tonne de sucre que l’on avale. Il faut manger un fruit ou le presser en gardant bien la pulpe (pour les fibres), sinon gare à la glycémie. Du coup, on a arrêté et cela ne manque à personne. Le week-end on prend le temps de manger des kiwis au jus de citron/gingembre frais. En semaine parfois je presse des oranges avec un presse agrume suffisament « large » pour laisser passer la pulpe. Sinon, c’est banane à manger.

Mes échecs – pour le moment –

  • les bouteilles d’eau gazeuse. Je n’aime pas les machines type sodastream…. Je continue à acheter mes eaux gazeuses, mais je milite pour les bouteilles en verre.
  • les yaourts : mais c’est en cours !! Gros teasing mais on a trouvé une yaourtière « à l’ancienne » non électrique sur le bon coin !
  • le vrac, même facile : je pourrais, mais je ne trouve pas encore mes marques et produits préférés facilement… notamment les céréales du matin par exemple, j’ai pas assez de choix, je prends donc la facilité d’acheter avec emballage… idem pour le riz, lentilles, etc

Voilà on l’on en est chez nous. Je suis en train de regarder pour un composteur pour le balcon : prochaine étape ? A suivre !!!

7 commentaires

  1. Top ! Tu vas devenir mon mentor !
    Et je suis d accord avec l idée de la transition progressive et adaptée à nos rythmes de vie (bien/trop ?) chargés

  2. L’eau du robinet n’a pas de goût du coup avec les billes en céramique ?
    J’essaie de faire arrêter les serviettes en papier à mon mari mais il a du mal. Les cotons, maintenant que Tiny est 100 % propre et vu qu’on a des lingettes lavables à recycler en débarbouillettes ou lingettes démaquillantes (enfin c’est pas pour ce que je me maquille…), ça va le faire. Par contre le sopalin c’est mal barré avec le chat souvent malade (bon appétit bien sûr !). 
    Pour les produits de beauté, il faut que j’achète des huiles alors 🙂 Il paraît que l’amande est canon pour réparer les cheveux abîmés. 
    Enfin bon on a encore du boulot quoi…

  3. Je ne connaissais pas les perles en céramique, je vais regarder ça. Chez nous aussi, on tend à réduire nos déchets, mais une chose après l’autre. C’est bien plus efficace que tout faire en même temps ! 
    J’adore les lingettes / cotons les tendances d’Emma, on les utilise principalement pour le lange de notre 2e puce 😉

  4. On en est plus ou moins au même point à part que j’achète en vrac depuis que j’ai un magasin vraiment chouette qui a ouvert à dix minutes à pied de la maison

  5. Hello, pour ma part je n’en peux plus des emballages. On fait nos courses au marché mais chaque primeur emballe les légumes dans un sac, le boucher file un nouveau tupperware à chaque fois pour le steak haché et ainsi de suite. Du coup, on débarque avec nos propres contenants à la place. Sinon, chez moi c’est lingettes lavables, serviettes de table et eau du robinet pour reprendre tes propositions. Au niveau des yaourts, je réfléchis depuis un moment à les faire moi-même tout comme mes pâtes. Je n’achète quasi jamais rien d’industriel ou le moins possible. Les fringues, sinon, j’en reçois assez pour habiller la famille, autrement c’est d’occaz automatiquement. Et chez nous, plus de bains, que des douches. Voilà 🙂 On essaie tous de faire ce qu’on peut et à notre niveau, c’est toujours ça de pris j’avoue !

  6. On peur dire que c’est déjà une très belle transition 🙂 Ici, tout dépend du temps que j’ai à y consacrer. Effectivement quand j’ai du temps, j’aime faire mes produits ménager et la lessive. J’ai encore du mal avec le liquide vaisselle car je trouve que ça ne dégraisse pas assez bien.
    Pour les cotons, j’y tends doucement….
    Par contre, l’eau pour le moment je n’y arrive pas.. cette mauvaise habitude que de boire de l’eau en bouteille.

  7. On a réduit pas mal aussi et puis parfois, on retombe dans les travers pour une bétise .. Mais ce n’est pas évident ici pour le vrac, il faut prendre trop la voiture qui nest pas top non plus

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