Ahhhhhhhhhhhh ça faisait longtemps hein, qu’on ne s’était pas fait un petit coup de « profiling pédiatrique »
Souvenez-vous… l’équipe scientifique parentale que l’Homme et moi constituons depuis 6 ans et demi, tire le portrait de certains caractères assez courants semble-t’il chez nos chers enfants. Nous avons déjà étudié le « boudeur », ainsi que la « chouineuse ».
Je ne sais pas pourquoi, tiens donc, mais je me sens en ce moment particulièrement inspirée par un nouveau profil, celui de la « râleuse ».
Vraiment, une fois encore, c’est un hasard, pas du tout comme si j’avais découvert ce type d’individu chez moi ces derniers jours mois. Étudions donc ce cas de près, afin de bien le reconnaître (au cas où) et essayer de l’appréhender, tel un chef sioux malin.
La râleuse
Sexe : féminin (définitivement)
Âge : 6 ans (plus ou moins)
Signe distinctif visuel : le nez retroussé, donnant un aspect grimaçant au visage déjà légèrement rougi.
Signe distinctif sonore : « oh non » (sur un ton laissant imaginer qu’on vient de lui proposer de manger des salsifis au petit déjeuner)
Contexte le plus courant : euh… tout le temps en fait… du matin, avec la réponse à la quotidienne demande parentale « va faire pipi, lave toi les mains et viens déjeuner (bordel) », au soir, avec l’incontournable : « au lit ». En journée, aussi bien sûr. « Range un peu ta chambre là, on ne peut plus rentrer dedans », « coiffe-toi », « enlève tes chaussures », j’en passe. Oh ne pensez pas qu’avec un « s’il te plaît » ça y change quelque chose.
Contexte plus troublant : on pourrait croire que la râleuse aime tout de même faire 2 ou 3 trucs que ses parents lui proposent, par exemple, sortir. Mais non. Elle ne veut surtout pas aller faire les courses. Encore plus étrange : manger une glace ! Ba non. La râleuse trouvera à râler, car, par exemple, son parfum préféré n’est plus disponible OU PIRE : il n’y a que des glaces en bâtonnet et elle veut une glace en cornet. La vie est si dure pour une râleuse (ou pas)(elle est simple pour râler en tout état de cause…)
Réactions : prenons directement un exemple précis, le précédent (celui de la glace), la réaction la plus radicale : la priver de la fameuse glace puisque cela ne lui convient pas hein ! (bien fait). J’ai dit radicale, hein, la solution, pas idéale, et encore moins efficace…
Autre réaction préconisée par les parents expérimentés (et qui ne se sont pas encore suicidés) : ignorer. Un peu comme pour le boudeur. Sauf que là, la râleuse est plus bruyante, et donc, il est plus difficile, mais pas impossible, de faire « comme si »…
À éviter absolument : râler vous aussi en disant qu’elle râle sans cesse et que vous ne supportez plus ça ! … Elle râlera que vous la disputer sans arrêt. (et ajoutera sans aucun doute qu’elle n’a jamais le droit à rien, elle, alors que vous oui !???)
Miss jamais contente est ainsi.
Et j’ai hâte que cela se termine, car c’est absolument démoralisant. Trop gâtée finalement peut-être ? Je n’ai pas envie de tomber dans le « tu sais il y a des enfants qui n’ont rien eux, tu devrais être heureuse »… je détestais qu’on me dise de ne pas gâcher mon repas à la cantine, car des enfants en Afrique mourraient de faim… cela n’a pas de sens à cet âge là. Qu’ils aient conscience des réalités c’est important, mais qu’ils se culpabilisent, non.
Alors chères détectives ? Des profils de râleuses détectés par chez vous ?