Blog maman à Paris - Etre maman et femme à Paris avec deux enfants

le blog d'e-Zabel, une working maman parisienne, pas parfaite (et tant mieux) !

Quand la RATP t'aide à devenir la meilleure mère du jour

Profitez c’est pas tous les jours que je m’en vais dire du bien de la RATP hein !

Cliché du parisien râleur bonjour. Non « Au revoir » en fait !

ratp

Hier matin, la RATP a fait de moi la meilleure maman du monde. Rien que ça.

Oui, je rentre encore dans mes bottines pourquoi ?

Je disais quoi… rha… merci de ne plus m’interrompre dans ce fabuleux récit hautement intéressant. Pour mon ego.

Hier matin, je m’apprêtais à accompagner gentiment ma jeune collégienne jusqu’à la station de métro afin qu’elle y rejoigne ses copines. Ces dernières font en effet le chemin en groupe de filles filiformes, propriétaires d’eastpack et de cheveux longs – et de Stan Smith pour les plus chanceuses. Le téléphone de ma préado sonne (encore)(tiens c’est rare… hum) : l’une des copines lui raconte alors un peu stressée que le métro est détraqué.

Restons calmes les filles. Le métro est détraqué régulièrement, il n’y a pas péril en la demeure, un simple ralentissement sans doute à prévoir. Cependant, j’opte pour accélérer le pas, rejoindre cette première amie et je prévois inconsciemment de faire un plus long trajet que prévu avec elles en prenant inconsciemment plus que mes clés et mon téléphone, à savoir mon portefeuille et donc mes tickets de métro.

De là, tout s’enchaine, la copine rappelle, elle est bloquée à la station précédant la nôtre, je lui souffle de lui faire faire le petit bout pour nous rejoindre à pied. Une copine, bientôt 2 autres arrivent, légèrement paniquées, mais ultra choupies. Normal à 11 ans, on maitrise encore pas ultra bien le réseau métropolitain.

Renseignements vite pris de mon côté, via mon appli, je comprends qu’en fait, certes, il peut y avoir des métros, mais qu’ils sont tout simplement saturés. Les gens sont invités à prendre un autre itinéraire.

Itinéraire bis que je devais JUSTEMENT montrer à ma 11,5 ans ce week-end. Et que l’on n’a finalement pas fait.

Eh ba voilà. Une bien bonne occasion tiens !

Voilà comment grâce à la panne RATP d’hier, je me suis retrouvée à chaperonner 4 préados paumés pour atteindre leur collège. Direction l’arrêt du bon bus qu’aucune n’avait encore eu l’opportunité de repérer.

Ensuite, je vous passe le bonheur de découvrir que ledit bus arrivera que dans 11 minutes. AH AH

Je vous passe le plaisir qui nous a parcouru quand il a fallu monter dedans. Bus totalement bondé. Mais mon message aux filles était clair : il faut monter. Coûte que coûte.

Vis ma vie de Parisienne.

J’ai donc fait tout le chemin avec elles puisqu’elles ne savaient pas où descendre ni par où marcher ensuite, j’ai réussi à joindre le collège entre temps pour prévenir du retard inévitable. Les embouteillages n’ayant pas simplifié la tâche du bus. C’est que ça ne rigole pas au collège, 3 mots c’est une heure de colle. La plupart des élèves en ont au moins déjà deux… ça m’ennuyait franchement qu’elles s’en prennent une à cause de soucis de transport, surtout qu’elles étaient toutes super en avance (une heure avant l’heure de cours pour l’une d’entre elles pour un trajet de 20 minutes, c’est tout de même un peu ballot)

Mes choupies préados m’ont remercié chaudement. Elles n’auraient clairement pas su quoi faire SANS MOI.

Notez-le : oui, à 11 ans et des brouettes de boutons, on a encore besoin de maman !!

Hiiiiii

C’était la page positive du jour dans la vie d’une maman de pré-ado.

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Nos mercredis matin, en tête à tête

Collège oblige, la 11,5 ans a désormais l’obligation de se lever tôt le mercredi pour 4 heures de cours.

Le P’tit Grand a encore une année tranquille à pouvoir glander en pyjama. Et croyez-moi, il en profite.

Ok… On en profite.

Depuis septembre, chaque mercredi matin j’alterne entre doux moments, rire, complicité, mais aussi agacement et culpabilité.

Il y a des mercredis où je ne l’entends presque pas. Il joue seul, calmement, je le vois passer en pyjama à côté de mon coin bureau. On fait un gros câlin, on petit-déjeune ensemble et chacun vaque à ses activités.

Et il y a des mercredis matin où… à 9h je trouve le jeu d’échecs prêt sur la table basse et j’entends : « c’est à ton tour de jouer ! »

Euh.

Attends là … je reprends un café (et j’ouvre un oeil)

Je ne vous parle pas du matin où j’ai perdu à Labyrinthe. À 8h45. Non, il ne vaut mieux pas.

Et puis il y a tous les mercredis le moment où sonne à la porte cette petite chose pénible qu’on essaye tant bien que mal de refouler. Mais qui s’invite, s’impose. Régulièrement.

Madame Culpabilité.

Je suis là, mais je dois travailler.

Il est là j’aimerai en profiter.

Il le sait, mais ne peut évidemment s’empêcher de me « déranger ».

Alors, je zappe, je passe d’une activité à l’autre. Si je décide de prendre 30 minutes pour une partie d’échecs, je laisse mon téléphone de côté. Enfin j’essaye au début. Ensuite, je le fais parce que je me rends compte que je suis en train de me faire battre.

Et ça, ça ne va pas (encore) être envisageable hein. Oh !

Plus sérieusement, je m’organise. Le mercredi matin, même à mon compte, même débordée de boulot, je tente de profiter de lui, en tête à tête. Parce qu’il grandit tellement vite. J’ai l’exemple de sa grande soeur sous le nez, je SAIS. Ce n’est pas un mythe. Le collège, ça change beaucoup de chose. Je prévois bien en amont, je reste en alerte pour les urgences, je suis présente… mais pour les deux volets de ma vie en même temps. Et, je m’y remets quand il est au sport l’après-midi, puis le soir.

Et pour le moment, ça me va bien. Si je ne tiens pas ce rythme, je chercherai une baby-sitter, mais Madame Culpabilité pour le moment m’en empêche. La vilaine. Ou pas.

En fait, être maman c’est vraiment avoir tout le temps le postérieur entre deux chaises non ?

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